faillite Grèce 958 milliards d'euros pour l'Europe, la faillite pour la Grèce ? 958 milliards d euros pour l europe la faillite pour la grece les doigts dans la crise 6420

L'Europe des 27 a déboursé 958 milliards d'euros d'aides publiques en 2008 pour maintenir son économie à flots. Soit 7,7% du PIB global ! Résultat : certains Etats sont en difficultés. La Grèce, par exemple, contrainte de se tourner vers la Chine pour renégocier sa dette. Aîe...

Crise faillite Grèce

Selon un rapport de la Commission Européenne publié hier, les 27 Etats européens ont dû débourser 958 milliards d'euros en 2008 pour sauver leurs économies. Soit 7,7% du PIB global ! Ce montant stratosphérique prend uniquement en compte les aides liées à la crise. Record absolu pour l'Irlande, avec 356 milliards d'euros d'aides de crise (190% du PIB), suivi par le Royaume-Uni à 201 milliards (11%) et l'Allemagne à 181 milliards (7%). La France plafonne à 42,9 milliards (2,2%) en milieu de tableau.

Partant du principe que les montants engagés par un Etat lors d'un plan de sauvetage (par exemple) auraient pu être levés sur les marchés, la Commission a aussi calculé l'avantage entre la rémunération demandée par l'Etat et celle qu'aurait demandé le marché. Le résultat est moins impressionnant : "seulement" 212 milliards d'euros, soit 1,7% du PIB européen. 69 milliards d'euros pour le Royaume-Uni (3,8% du PIB), 51 milliards pour l'Allemagne (2%), 36 pour l'Irlande (19,2% !). Et 20 milliards pour la France (0,85%). La Commission aurait pu préciser que les marchés du crédit sont plutôt froids en ce moment, et que les prêteurs sont frileux (peu d'entreprises auraient pu emprunter sur les marchés). Elle ne l'a pas fait... De quoi relativiser la portée du second calcul.

Les doigts dans la crise : ça coince...

Premier hic. L'Europe a financé son économie à hauteur de 1,7 à 7,7% de son PIB, en 2008, tandis que ce même PIB a baissé de 4,3% entre septembre 2008 et septembre 2009 ! Certes, l'effet des aides n'est pas immédiat, mais cela reste inquiétant, sachant que la moitié des pertes bancaires n'auraient pas encore dévoilées, selon le FMI, et qu'aucune amélioration du marché de l'emploi n'est prévue avant fin 2010, même chez les plus optimistes. Second hic. Cet argent de poche, il va bien falloir finir par le rembourser. Si le déficit du budget de l'Etat français a atteint 135 milliards d'euros au 31 octobre (contre 60,7 milliards à la même date en 2008), les yeux des financiers avisés se tournent aujourd'hui vers le Portugal, l'Irlande et, surtout, la Grèce.

La note de la Grèce dégradée

L'agence Standard & Poor's vient de mettre les notations du Portugal et de la Grèce sous surveillance négative. Un abaissement de leur note est donc attendu d'ici deux mois. La Grèce, dont la dette atteindra 125% du PIB fin 2010, perdrait sa note "A-" pour passer en catégorie "BBB+", à deux doigts seulement de la catégorie dite "spéculative", réservée aux "junk bonds" (obligations pourries). Réaction de solidarité immédiate des marchés : le rendement de l'emprunt d'État à 10 ans de la Grèce s'est envolé de 12 points de base, à 5,10%.

La Chine au secours des pays européens en difficultés ?

En Europe, tout le monde s'inquiète, mais rien n'étant prévu dans pareil cas, tout le monde détourne finalement le regard. Chacun sa dette. "Si les révisions à la baisse des notations se poursuivent, nous nous retrouverons dans la situation terrifiante de ne plus pouvoir accéder aux liquidités de la Banque centrale européenne" a récemment déclaré le gouverneur de la Banque centrale grecque George Provopoulos. Une faillite s'en suivrait inexorablement. Le Wall Street Journal a d'ailleurs dévoilé le 29 novembre quelques indiscrétions pour le moins embarrassantes : la Grèce serait en train de négocier avec la Chine le rachat d'une partie de sa dette.

Un pays de la zone euro obligé d'agiter la sébile en direction de la Chine... pour éviter d'avoir à se frotter au FMI ? Pas vraiment rassurant !

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Rappelez moi le nom de ce

Rappelez moi le nom de ce grans Européen accessoirement patron du FMI ?
Ah un indice supplémentaire : cet homme de gauche (si, de gauche, il y tient) a aussi de grandes visées sur la France. Nous voilà rassurés !

FMI

Le FMI n'a pas non plus vocation à rendre solidaires tous les pays membres inconditionnellement pour toujours sauver ceux qui déconnent. Y'a un moment ou la tutelle devient inévitable... sauf à vendre son âme à la Chine semble-t'il?

Mais bon, la Chine fait déjà vivre les USA à crédits depuis de longues années... La Grèce, c'est en comparaison pas grand chose! Ceci pour relativiser un peu et voir le "bon côté" des choses...

Sur un plan plus inquiétant leur action, forçément intéressée, illustre juste à mon sens une chose: Après les secousses d'un de leurs 2 gros marchés export, les USA... ils ne semblent pas pouvoir se permettre de voir chuter le 2ème (zone Euro), entrainé par la Grèce ce qui provoquerait potentiellement un joli domino du Portugal et d'ex pays de l'Est intégrés à marche forçée par l'Europe et sa démentielle gloutonnerie de délocalisations intra-communautaires: La monnaie n'y resisterait probablement pas.

Il ne faut pas oublier que ces masses de chomeurs extraits de leurs campagnes chinoises pour travailler à l'usine cette dernière decennie font chez eux un terreau de révolte que le PC Chinois ne peut se permettre de négliger malgré sa toute puissance.

Etat Verreux

La grece est un etat verole par la corruption a tous les etages, inspecteurs du permis de conduire, fonctionnaire de bas et hauts etages et evidemment politiciens. Donner de l'argent a la Grece c'est comme remplir les poches de ces pourritures. Ca c'est vu pour les JO 2004 avec quelques scandales ayant eclates au grand jour, ceux-ci en camouflant une grosse partie.
La Grece devrait aussi reviser son budget alloue a l'armee ca ferait de substancielles economies.

Ta leme paidia

La zone euro pour les nuls

Juste une question d'un nul en économie monétaire : quelle est la conséquence sur l'Euro de la faillite d'un des états de la zone ?
- les euros grecs ne valent plus rien ?
- l'euro est dévalué automatiquement ?
- l'état en faillite sort de la zone ?
- c'est le seul marché monétaire (taux d'interêt, cours des monnaies,...) entre banques centrales qui décide des conséquences en fonction de la "confiance" des acteurs...?

petite reponse

alors l'État en faillite s'il n'a plus accès aux liquidité de la BCE...est de fait sortit de la zone euro, il ne peut payer à l'international que s'il est adossé à un état riche et puissant(le chine ?)...c'est la bérésina en gros :D

apres oui l'euro se dévalue automatiquement(son cours en bourse) mais il est aussi régis par l'offre et la demande des autres pays( marché des devises très en forme en ce moment)et l'on a un euro fort donc l'impact devrait être faible. si la demande en Euro se rétracte très fortement , JC Trichet peut décider de dévaluer sa monnaie ( franc Poincaré en 1926, est un bon exemple)à un taux réel inférieur à celui du marché pour relancer la demande en euro

pour la question de "confiance"...il y aussi les agences de notations qui sont comme une conséquence et une cause du serpent qui se mort la queue... la "confiance" "réele" reviendra quand la situation budgétaire sera meilleur ( en gros quand les grecs auront fait racheter leur dette par les chinois... ils payeront plus d'intérêt mais sur une durée plus longue ce qui va réduire la part des déficits et du remboursement de cette dette dans les budgets et peu etre les ramener à un niveau positif)

pour résumer, la perte régalienne du droit de battre la monnaie par les états crée une sorte de sécurité collective quand la situation n'est pas trop grave ... ( genre 10% de dette sur le PIB) mais si la situation se dégrade, les état perdent le moyen de controler la demande, le marché intérieur et son attractivité ...vive l'UE !

censured man, corrigez moi si ya des imprécisions

à droite, toute !

"Deux notes, du ministère des Finances et de la Commission européenne, confirment ce que le rapport du sénateur Jean Bizet soulignait : la directive services-Bolkestein, actuellement en cours de transposition, n’exclut rien… pas même les services sociaux d’intérêt général (SSIG). ..."

http://www.politis.fr/Les-premieres-surprises-recentes,8714.html

" ...Plus inattendu, la transposition de la «directive services» est aussi allée se nicher dans la loi de réforme de l’hôpital. Pour alléger les modalités d’autorisation et de contrôle des établissements et services médico-sociaux, là encore jugées attentatoires à la libre concurrence … Avec le risque de dérapage que l’on peut facilement imaginer au détriment d’un public souvent démuni. Dans de nombreux secteurs cette déréglementation crée aussi un risque de discrimination à l’envers : certaines exigences continueraient à s’appliquer aux professionnels français alors que leurs concurrents communautaires exerçant en France en seraient dispensés au nom de la libre concurrence. Par exemple, la directive n’a pas prévu de garanties pour que les règles nationales de responsabilité et d’assurance sur les constructions soient systématiquement imposées à un prestataire étranger." ...

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2009/11/entre-deux-cauchemars/

Vade retro Hellènes

L'agence Fitch Ratings (concurrente à Standard & Poor's) vient de rétrograder la Grèce en BBB+.
http://www.info-grece.com/modules.php?name=News&file=article&sid=5027

Mais selon le meilleur ministre des Finances d'Europe (1), aucune inquiétude à avoir : il suffit juste de ne pas baisser Lagarde, de faire fondre la mauvaise Grèce (celle qui se gave d'argent public) et d'écouter Emile Coué : en 2010, je vais bien, tout va bien (2)

(1) http://www.slate.fr/story/13153/christine-lagarde-meilleure-ministre-des-finances-deurope
(2) http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRGEE5B80DZ20091209

se pose la question de

se pose la question de savoir si les 45 milliards d'euros versés sur douze mois vont suffire. Dans un pays qui doit emprunter 53 milliards d'euros cette année, cela peut permettre de tenir quelque temps. Mais, à moyen et long terme, l'hypothèse du défaut de paiement est désormais évoquée. Alors que le déficit s'est avéré plus élevé que prévu en 2009 (à 13,6 % du PIB) et tandis que les analystes s'inquiètent de l'ampleur de la récession dans le pays, on ne peut plus exclure aujourd'hui le scénario d'un emballement incontrôlable de la dette grecque.
http://www.fep.com