Affaire Treiber journaliste garde à vue révéler protection sources Un journaliste en garde à vue (malgré la loi)... Zut alors ! affaire treiber journaliste garde a vue malgre loi protection sources 6692

Certains y ont cru, dur comme fer. La nouvelle loi sur la protection des sources des journalistes devait tout changer. Boum, badaboum, boum-boum... L'encre du Journal Officiel est à peine sèche qu'un journaliste se retrouve en garde à vue. La police cherche à savoir qui lui a fourni les lettres de Jean-Pierre Treiber en cavale.

Liberté dfe la presse - secret des sources

L'évasion et la cavale de Jean-Pierre Treiber ont fait couler beaucoup d'encre. Pendant deux mois et demi, le fugitif a joué à cache-cache avec le Raid, qui avait pourtant déployé un impressionnant dispositif. Le bougre s'est même permis, du fond de sa pampa, d'envoyer quelques missives à des journalistes. Il y contait ses exploits et - surtout - moquait les déboires de nos (pas franchement héroïques) élites policières... Le parquet avait alors dénoncé des "écrits volontairement provocateurs", ajoutant que le bonhomme "savait pertinemment que ses lettres allaient être publiées". Bigre !

Un journaliste en garde à vue

Après l'arrestation du fauteur de troubles, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a laissé éclater sa colère : "La presse nous a gênés dans cette enquête [...] Je vous le dis : celui qui a donné ou vendu les photos au journaliste et a donc mis en danger l'ensemble de votre travail sera identifié et sanctionné. Je m'y engage devant vous" a-t-il déclaré devant ses troupes.

Chose promise, chose due. Ce matin, Le Point révèle que Stéphane Munka, le journaliste de Paris-Match à l'origine de la publication des lettres de Treiber, est en garde à vue dans les locaux de la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF) à Nanterre. Une perquisition a eu lieu dans la matinée à son domicile. Christophe Gautier, co-auteur des articles, est pour sa part convoqué à 14 heures à la BNRF, pressé d'y présenter certains documents.

22, v'là les journalistes !

Protection des sources - Affaire Treiber

La police cherche donc indéniablement à identifier les sources des journalistes. Ironie du sort, cette affaire intervient seulement deux jours après la promulgation de la nouvelle loi, que d'aucuns (y compris des journalistes) s'étaient empressés de présenter comme une avancée sans précédent. Que dit cette loi ? Qu' "il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d'intérêt public le justifie et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi. Cette atteinte ne peut en aucun cas consister en une obligation pour le journaliste de révéler ses sources". C'est propre, c'est net.

"Impératif prépondérant d'intérêt public"

La publication des lettres d'un fugitif représente donc un "impératif prépondérant d'intérêt public", selon le ministère de l'Intérieur. Et tant pis s'il n'y a pas eu de violence. Aucune menace envers quiconque. Dans cette affaire, seule l'image du ministère de l'Intérieur a été écornée. Une question : dans ces conditions, qu'est-ce qui pourrait ne pas représenter un "impératif prépondérant d'intérêt public" ? La publication d'une recette de cuisine, peut-être...

Autant dire que cette loi ne sert à rien et la France se trouve toujours en infraction avec les jurisprudences de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, qui rappelle aussi souvent qu'elle le peut que "la protection des sources est la pierre angulaire de la liberté de la presse". Mais c'est un détail... Ça coule de sources !

[Quelqu'un pourrait-il faire passer au gouvernement que le classement RSF de la liberté de la presse n'est pas calculé sur le nombre de gardes à vue de journalistes ?]

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Cour europeene des Droits de l'Homme

Article tres pertinent mais il y a une erreur. Ce ne n'est pas la "Cour Europeene de Justice" mais la Cour europeene des Droits de l'Homme (http://www.echr.coe.int/echr/Homepage_FR).

La "liberte de la presse" est la liberte d'expression qui est definie par l'article 10 de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertes Fondamentales.

La jurisprudence recente de la CEDH est l'affaire Financial Times et autres c. Royaume Uni (http://cmiskp.echr.coe.int/tkp197/view.asp?action=html&documentId=859918&portal=hbkm&source=externalbydocnumber&table=F69A27FD8FB86142BF01C1166DEA398649).

La procedure devant la Cour europeene des Droits de l'Homme est gratuite et chaque citoyen ayant subi une violation de la de Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertes Fondamentales peut s'adresser a la Cour apres avoir epuiser une voie de recours interne si elle effective.

Oups. Boulette...

Oups. Boulette... corrigée.

Merci

Cour europeene des Droits de l'Homme,

qui rappelle ausSi souvent qu'elle...

Tant qu'on y est...

Re-boulette,

Re-boulette, re-corrigée
re-merci

Proposez, concrètement, et les internautes feront, concrètemen

> [Quelqu'un pourrait-il faire passer au gouvernement que le classement RSF de la liberté de la presse n'est pas calculé sur le nombre de gardes à vue de journalistes ?]

Tous les internautes (enfin... un certain %) passant sur ce site et lisant cet article pourraient très facilement faire passer le message au gouvernement SI... si vous donniez les instructions pour le faire, au lieu de poser une question.
"Les instructions pour le faire", c'est quoi, me direz-vous ?
C'est très simple : imprimer votre article, le mettre dans une enveloppe, timbrer, écrire l'adresse du ministre en question et poster. C'est la méthode Amnesty International 2.0 aussi appelée SITA quand le sujet est l'islam.
Mais ça marche aussi quand le sujet est tout autre.
Tous les détails sur
http://sitamnesty.wordpress.com/sita-pour-les-nuls/

bon wouai bof

Utiliser sa carte de journalisme pour publier de photos comme ca.. pourquoi pas..

D'ailleurs c'est bizarre que des mecs comme lui ou d'autres qui travaille a "Closer" par exemple soient appellé journaliste.

Alors ce super journaliste, serait il tenté par une reportage sur les ventes de materiel de police par la france en afrique du sud?

Allez on va pas pleurer sur son cas quand meme!

Il avait cas refaire une "Une" avec l'affaire Julien Coupat si il voulait du sensationnel! et utiliser sa carte a bon escient!

DSL pour moi c pas un journaliste mais un gratte papier