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Tic-tac, tic-tac. Depuis septembre dernier, les services de déminage financier des Etats-Unis ont dépensé 180 milliards de dollars pour désamorcer la bombe AIG, qui continue de clignoter malgré tout. Devant l'échec total de l'opération, les enquêteurs essaient d'en savoir plus. Quel explosif peut-elle bien contenir, quels fils couper et... qui en est le commanditaire ?

Faillite d'AIG, la bombe !

Une bombe à sous-munitions

L'affaire est explosive. AIG est un leader mondial de l'assurance et des services financiers, avec 74 millions de clients dans 130 pays, dont 30 pour les seuls Etats-Unis. Number one mondial incontesté... avant la crise. Mais rien ne va plus. En l'espace de six mois, la firme a englouti 180 milliards d'aides publiques. Si AIG tombe, la réaction en chaîne qui s'en suivrait serait terrible et ses conséquences totalement imprévisibles. A côté de ça, l'explosion liée à la chute de Lehman Brothers serait reléguée au rang de pétard mouillé.

Devant l'inefficacité des artificiers de la FED, jeudi, les sénateurs américains ont cherché à savoir où passait l'argent public et qui en étaient les bénéficiaires. Histoire d'en savoir plus pour remédier au "plus grand échec des entreprises dans l'histoire américaine", dixit le sénateur républicain Richard Shelby.

Mais qui c'est donc ?

AIG assure les plus grosses firmes financières américaines. Ses pertes ont atteints 99,3 milliards de dollars en 2008, certainement dues à des erreurs d'évaluation sur des titres de dette complexes (CDO) achetées à des partenaires commerciaux. "La question est : qui secourons-nous actuellement ?" lançât en guise d'introduction le sénateur Chris Dodd à l'attention de Donald Kohn, vice-président de la Réserve fédérale américaine (FED), cherchant ainsi à connaître le nom des clients d'AIG qui bénéficient par ricochet des aides publiques.

... ceux dont il ne faut pas dire les noms !

La réponse de Donald Kohn fut des plus claires et... des plus cyniques : "AIG doit être stable (...) et je serais très inquiet si nous commencions à révéler le nom de ces contreparties, les gens ne voudraient plus travailler avec AIG". "Livrer ces noms minerait la stabilité du groupe et pourrait avoir des conséquences graves sur les marchés financiers" a-t-il encore déclaré. Le président de la commission de la banque et des finances du Sénat, le sénateur républicain Richard Shelby, a répliqué que la Fed devrait "revoir" cette politique. "Comprenez que l'opinion publique est maintenant profondément troublée. C'est son argent qui est mis dans ces opérations", a-t-il expliqué, menaçant de tout faire pour que ces noms soient révélés. Légiférer ou recourir à la justice si besoin.

AIG, l'assureur de Madoff ?!

C'est vrai que ça ne ferait pas très sérieux... Au final, la bombe est toujours active, les petites loupiottes clignotent de plus en plus vite, et les plans d'aides publiques qui se succèdent ressemblent de plus en plus à un puits sans fond qu'on creuse aussi vite que possible pour limiter les dégâts de l'explosion... Attention tout de même à ne pas creuser trop loin. Tic-tac, tic-tac...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Phase finale de crétinisation de masse ...

Nous sommes en pleine période où la donne est évidente : L'état providence à l'attention d'intérêts multinationaux privés .

Assez cynique tout de même, c'est le pays le plus anti-état providence à l'attention de ses citoyens qui se révèle le plus état providence pour des intérêts multinationaux privés ...

Quand je pense que la France passait pour un pays dangereusement socialiste aux USA, il y a de quoi rire (vert) .

Nous avons sous les yeux toute l'ampleur de la complicité des états avec les banque-ster's .

L'affaire Madoff est un aveu de culpabilité : Un type qui détourne 50 milliards de dollars est laissé en liberté avec une caution d'un million de dollars.
Dans le même pays pour un chèque en bois de 30$ c'est la mise en détention avec caution de 700$ .

Pour arriver à une égalité devant la loi, il aurait fallu que la caution de Madoff soit de 1166 milliards de dollars .

Au moins le Madoff a pu revendre ses biens à sa famille pour le $ symbolique, en échange de son silence sur les chaînes de complicités qu'il a entretenu pendant des années et des preuves les plus accablantes .

AIG

Les clients d'AIG ? on sait que les tout premiers à être remboursés furent Goldman Sachs et Société générale, pour plusieurs milliards chacune.

On peut penser qu'au fil du temps et du dénouement des transactions complexes nouées avec AIG ces deux banques et tous les autre grands acteurs du marché figurent sur la liste.

On a clairement accusé l'année dernière les anciens de GS passés au gouvernement d'avoir demandé le paiement INTEGRAL des dettes d'AIG par ce que le premier à en profiter était leur ancienne maison.