Alain de Monéys lynché torturé brûlé vif mangé habitants Hautefaye Ils l'ont voulu, ils l'ont mangé... alain de moneys hautefaye lynchage cannibales 5283

C'était un homme apprécié de tous, aimable et intelligent. Il arrivait à l'entrée de la foire locale pour y régler quelques affaires. Deux heures plus tard, il était lynché par la population, brûlé vif et même mangé. C'était le 16 août 1870, à Hautefaye, petit village paisible et sans histoire du Périgord. Nous sommes tous capables du pire...

Alain de Monéys - Mangez-le si vous voulez !

16 août 1870. Jour de foire à Hautefaye, petite bourgade périgourdine sans histoire. L'occasion pour Alain de Monéys, jeune aristocrate local, d'acheter une génisse pour une voisine indigente. Il a 28 ans. Affable et apprécié de tous, il vient tout juste d'être élu à l'unanimité premier conseiller municipal de sa commune. La guerre contre la Prusse est mal engagée, le Second Empire vit ses dernières heures. Une atmosphère pesante s'est abattue sur la France.

A peine arrivé à l'entrée de la foire, Alain de Monéys est pris à partie par un paysan. Son cousin Camille de Maillard aurait chauffé la foule, prétendant que l'armée française s'était repliée lors de la toute dernière bataille de Reischoffen. Pire, il aurait crié "Vive la République !" avant de prendre la fuite. De Monéys dément, connaissant parfaitement les tendances politiques de son cousin. Mais les paysans maintiennent leurs allégations et la situation s'envenime. La foule se fait menaçante. Le jeune homme est rapidement accusé d'être républicain. Et bientôt - insulte suprême - de supporter la Prusse ! Il n'en fallait pas plus pour déclencher une furie incontrôlable.

Ivres de vin, assoiffés de sang

De Monéys a beau crier "Vive l'Empereur !", les coups pleuvent. Tous s'en mêlent. L'autorité locale a déserté, laissant seuls le curé et le maire tenter de s'interposer. Ceux-ci arrivent à isoler la victime quelques instants dans une étable. Mais le répit est de courte durée. Quelques minutes plus tard, la foule revient à la charge et pendant deux heures, au coeur même de la foire, plusieurs centaines de villageois participent au pugilat. Frappé, brisé, lacéré, torturé, lynché à coups de gourdins, de fourches, de ferraille, il sera finalement brûlé vif sur la place publique. Le maire, de dépit, aurait alors lancé un sarcastique "Mangez-le si vous voulez !". Conseil suivi par quelques uns qui iront jusqu'à becqueter les graisses humaines suintant du bûcher.

Plusieurs centaines de personnes étaient présentes sur les lieux du supplice. Une foule de braves gens devenus fous, le temps d'une après-midi. Tous connaissaient Alain de Monéys. Tous l'estimaient. Tous le savaient innocent des accusations proférées contre lui. Mais tous ont participé au lynchage. La justice ne poursuivra qu'une vingtaine de meneurs, dont quatre seront condamnés à mort. Au lendemain de cette frénésie barbare, les participants, abasourdis, hébétés, n'avaient qu'une seule phrase à la bouche : "Pourquoi a-t-on fait ça ?". Ils n'ont jamais compris. En 1953, Noémie Lavaud mourut à Hautefaye à l'âge de 92 ans. Elle était le dernier témoin direct du drame. Il y a 56 ans...

Dans la littérature : "Mangez-le si vous voulez" de Jean Teulé et "Le village des cannibales" d'Alain Corbin (Lire un commentaire de Nebal). 

 

 

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Août le mois des doutes et des massacres...

La nuit du 4 août 1789, face à la violences, l’Assemblée réagit en abolissant les privilèges, les droits féodaux, la vénalité des offices et les inégalités fiscales, et ce, à la demande des privilégiés.
Cela devait déjà pas mal chauffer dans les chaumières et les cafetières bourgeoises pour qu’ils en arrivent là...

Mais à la suite du 10 août 1792 et la chute de la royauté, le pays n’a pas pu faire l’économie de deux années de terreur. Durant cette période, de 16 000 à 17 000 personnes furent guillotinées, 25 000 furent victimes d’exécutions sommaires et environ 500 000 emprisonnées à un moment ou à un autre. Et n’oublions pas la guerre de Vendée : d’après les estimations de l’historien Jean-Clément Martin, en 1802, un manque de 200 000 personnes est détectable, par rapport à 1790.
On notera "l’humanisation" du travail manuel des exécutions sommaires au profit de la mécanisation par la guillotine qui remporte presque déjà la moitié des parts de marché.
31 % des condamnés à mort sont des artisans ou des compagnons, 28 % sont des paysans. Au total, 80 % des victimes appartiennent au Tiers État...
"Rendement" : 42 000 victimes : 24 mois = 1750 / mois

Le 24 août 1572 , Saint Barthélémy, que nous " fêtons " aujourd’hui, ce qui motive ma réflexion présente, le pouvoir royal et le Vatican maintiennent leurs privilèges...
Des vacances à St Barth pour pas un radis fiscal : Calvaire et Lutin protestent...
" Tuez les tous, qu’il n’en reste pas un pour me le reprocher ! "
On travaille encore à la main et sans portables, on embroche, on éventre, on défenestre.
Bientôt, " Paris vaudra bien une messe " ... Ma poule, pas de pot !...
100% des victimes sont protestantes ou "étrangères"...
"Rendement" : 13 000 victimes : 2 mois = 6500 / mois

Sur les ondes de la Radio des Mille Collines, radio de propagande de l’Akazu, le signal du début du génocide fut, dit-on, la phrase attendue depuis quelques jours : « Abattez les grands arbres »
Le génocide au Rwanda eut lieu du 6 avril au 4 juillet 1994.
Trois mois interminables de "travail" intensif à la main sous un soleil d’août au printemps...
Avec pour seul guide un poste radio transistor à l’oreille.
Le mot "travail" était le mot employé par les génocidaires...
100% des victimes étaient Africaines. L’origine des matériels de radio et des machettes "occidentales".
"Rendement" : 1 000 000 victimes : 3 mois = 333 333 / mois

Mais aujourd’hui, incontestablement, c’est l’industrialisation de la mort par les nazis qui a frappé les esprits.
Le gaz d’ IG Farben, ses " cheminées d’usines ", et les ordinateurs IBM par leur " modernité " de gestion, plus sûrement que le typhus ou la grippe dans les ghettos... La bonne vielle méthode.
100% des victimes sont des " tout-c’qu’est pas eux, la race des seigneurs".
"Rendement" : 6 ooo ooo victimes : 72 mois = 83 333 / mois

Malgré tous ses efforts, et à la vue de mes statistiques artisanales, nous pourrions donc penser que l’industrie, ses ingénieurs et ses machines n’ont toujours pas détrôné la suprématie du travail artisanal, cette "amour du travail bien fait "...

Mais, nous commémorons en ce mois d’août, décidément mois des massacres, le 64ème anniversaire des bombes atomiques lâchées sur Hiroshima et Nagasaki, au Japon, respectivement les 6 et 9 août, tuant un quart de million de personnes, le temps de deux éclairs... Le temps se contracte. Il s’éternise aussi, des victimes mourant encore aujourd’hui. Nous n’en avons pas terminé la comptabilité...

La quantité d’équivalent TNT pour tuer un ennemi est en croissance exponentielle depuis 1914, mais il faut toujours aller chercher le "taliban" dans ce corps-à-corps tant redouté par notre société du meurtre virtuel par console interposée. Le chirurgical se pratique toujours à la baïonnette... Du moins chez les jeunes volontaires de la "France d’en bas" qui servent les intérêts " d’ en haut " " là-bas ".

L’exemple Rwandais nous confirme d’autre part l’avis de l’état-major américain à la sortie de la deuxième guerre mondiale :
les prochaines guerres seront des guerres de l’information, des guerres psychologiques, des guerres médiatiques, des guerres des ondes, des guerres " totales ".
Nous sommes donc prévenus.

Si vous ne possédez pas le feu nucléaire, une massue fera l’affaire...

Alors, comme base de recherche et de réflexion pour l’élaboration d’une "l’intelligence artificielle " pour la société cybernétique de demain :

- Un manchot au bouton, surdoué mais autiste, sourd et aveugle ?

- Celle de la main, qui n’est que le prolongement de l’esprit et du coeur ?...

La calotte, ou la fessée ? Où ça la carottes ? Pour qui le bâton ?

Les innocents ont toujours tort

Pas besoin d'être coupable pour être jugé et condamné...

désolation

Bientôt, le Nouvel Ordre des barbares : a diffuser
http://www.incapabledesetaire.com/edito/barbares.pdf

M'enfin..?

C'est quoi, mon bon Teulé, cette comparaison hasardeuse entre patrons 'retenus' et victime expiatoire dégustée au barbe-cul ?
C'est moi qui déconne, ou c'est complètement hors sujet..?
Qui bouffe l'autre, au quotidien,depuis toujours ?
Les mots ont-ils un sens ?

Grumeau 92

Je vous cite

Merci pour cette page. Je vous cite sur
http://lefenetrou.blogspot.com
Je repasserai par ici.