Communiqué réponse chercheurs Nicolas Sarkozy "Sarkozy fonde son projet sur un diagnostic mensonger qu'il habille des atours de l'évidence" association sauvons recherche repond sarkozy facon puzzle 3194

Quelques jours après la saillie furieuse de Nicolas Sarkozy à l'encontre des chercheurs français, l'association "Sauvons la Recherche" répond... sur le même ton. Dénonçant une "provocation présidentielle" remplie de "mépris" et vouée à préparer la suppression du CNRS, l'organisation se rebelle : quand on la (re)cherche, on la trouve ! Façon puzzle...

 

Quelques extraits de la réponse et du communiqué de presse de l'association "Sauvons la recherche". Les coupes ne sont pas signalées, voir les textes originaux sur le site sauvonslarecherche.fr.

Discours Sarkozy chercheurs

Sauvons la recherche - Sarkozy "Communiqué de presse"

"Le discours de Nicolas Sarkozy a confirmé une nouvelle fois le mépris du chef de l'Etat à l'égard des personnels de ce secteur, et la volonté qui confine à l'obsession de démanteler l'intégralité des institutions qui organisent en France la production et la diffusion du savoir scientifique."

"Nicolas Sarkozy fonde son projet sur un diagnostic totalement mensonger qu'il habille des atours de l'évidence. La France nous dit-il, serait à la traîne en matière de recherche et d'enseignement supérieur et ce, en dépit des sommes formidables qui lui seraient consacrées. La raison de cet échec tiendrait à la vétusté de ses institutions et au conservatisme de ses personnels installés dans le confort de la fonction publique. Faut-il rappeler une fois encore que la France occupe une place tout à fait honorable dans la recherche internationale ? Faut-il rappeler que l'université a vu en une génération ses effectifs doubler, sans que les moyens ne suivent ?"

"C'est désormais la crise économique qui donne à N. Sarkozy l'occasion d'accélérer le processus de destruction de l'appareil de recherche. Cette crise devient ainsi la justification des décisions les plus aberrantes, car l'urgence commande d'aller vite et de frapper fort. L'heure n'est donc plus aux tergiversations, à la réflexion ou à la discussion avec les personnes directement concernées. Les décisions sont déjà prises : le CNRS sera transformé en une kyrielle d'agences de moyens, venant s'ajouter à celles existantes."

Sauvons la recherche - Sarkozy "Réponse à la provocation présidentielle du 22 janvier"

"Ecouter et voir le discours que N. Sarkozy a prononcé le 22 janvier est un exercice instructif et éprouvant. Dans ce discours était confirmée la mise en place d'un comité de 18 personnes, toutes nommées par le gouvernement, connues pour leur positions proches du gouvernement en la matière, et chargées de rédiger très rapidement et en toute indépendance un rapport dont une des principales conclusions était annoncée à l'avance : retirer au CNRS la gestion de ses laboratoires et de ses personnels".

"Ce discours a provoqué la honte et la colère de nombreux scientifiques. Honte d'avoir un tel Président pour la France. Là où l'on pourrait espérer la hauteur de vue d'un homme décidé à bâtir, on a vu un homme qui semble toujours vouloir remettre en place, de façon pathétique, un habit de président bien trop grand pour lui".

"Cet homme provoque la colère par l'absurdité de ses raisonnements, qui sont lourds de conséquences. Il est vrai que la recherche effectuée dans le secteur privé est très en retard en France, comme en témoigne le faible nombre de brevets pris par les entreprises, mais N. Sarkozy ignore ce problème et invite même ces chefs d'entreprise à faire des propositions de réorganisation de la recherche... publique. Il regrette que les découvertes qui ont valu le prix Nobel à Albert Fert aient été insuffisamment valorisées par des entreprises françaises et sa conclusion est... qu'il faut casser la structure qui a rendu possibles ces découvertes, aux dires d'Albert Fert lui-même".

"Selon lui, les chercheurs français refuseraient d'être évalués, se contenteraient d'un confort douillet et seraient largement improductifs. La vérité est que la recherche est un des domaines les plus évalués. Il se justifie par des chiffres sortis d'on ne sait où, car il fait aussi partie de ces ignorants qui croient que n'importe quel chiffre dit forcément la vérité, fût-ce celui donné par un thermomètre truqué ou cassé".

"N. Sarkozy est un homme agité, qui pense que toute réforme est bonne, même quand elle est destructrice, parce que pour lui tout changement est bon, même s'il est climatique. Ce gouvernement veut un pilotage détaillé, effectué en bonne partie par des non scientifiques, et pouvoir changer rapidement et régulièrement les sujets à la mode. Le pilotage détaillé est important pour N. Sarkozy, car il permet d'exister politiquement en multipliant les effets d'annonce. Il permet aussi de limiter les investissements de recherche à quelques secteurs visibles, même si cette limitation signifie l'assèchement de secteurs qui auraient été précieux dans l'avenir."

"Cette volonté de pilotage étroit de l'activité scientifique, qui permet de faire faire à l'Etat de substantielles économies, est à l'œuvre aussi dans les universités. L'autonomie qui leur a été récemment attribuée permet un transfert de charges financières. On verra bientôt que pour équilibrer leur budget elles seront obligées d'augmenter fortement les droits d'inscription, donc de faire prendre en charge par les familles une partie du budget de l'enseignement supérieur."

"Une coordination réunissant plusieurs dizaines d'universités s'est réunie précisément le 22 janvier, et a annoncé une grève totale, reconductible et illimitée si le Ministère ne retire pas, sans préalable, le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs ainsi que la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré."

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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casser, tout casser

mais qu'il se casse, lui !

Neb

L’AJT du temps de Bercy avait convoqué Michel Onfray qui commente :

Dans la conversation, il confie qu’il n’a jamais rien entendu d’aussi absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace - pour lui. Et pour ce qu’il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu’un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l’idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l’État, puissent gouverner celui qui règne !

On en voit les résultats aujourd’hui.

Sur Wikipedia, une définition :

La psychopathie est un trouble du comportement caractérisé par le déni de l’individualité d’autrui et un comportement généralement impulsif et antisocial pouvant aller jusqu’au crime. Le psychopathe est celui qui est atteint de psychopathie.

En psychologie, ce type de personnalité se caractérise par des conduites anti-sociales fondées sur des impulsions sans éprouver de culpabilité.

Ce sont en général des actes de délinquance, des mensonges ou le mépris du danger. La vie sociale est instable avec de nombreux changements professionnels, des absences ou des fugues. Les règles de la vie sociale et les valeurs sont enfreintes. Ces personnes sont enclines à infliger des mauvais traitements à leurs familles. Pour eux, manifester des émotions est un signe de faiblesse et de la déchéance de leur influence sur autrui.

Environ 3 % des hommes et 1 % des femmes sont touchés par le comportement antisocial. En général, un psychopathe est un sujet qui a sa propre vision du bien et du mal, qui n’est pas celle acceptée socialement, pouvant donner lieu à une multitude de manifestations singulières asociales, antisociales délictueuses ou criminelles à divers degrés.

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