«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
La petite phrase est glissée dans les pages médias de Libé, mais mériterait davantage de "mise en avant", tant elle est révélatrice du climat qui règne au Figaro. "On n'est pas là pour emmerder la droite, c'est comme ça. Si ce que vous voulez, c'est qu'on aille gratter sur ces affaires, c'est non. (...) Pour être bien au Figaro, il faut épouser les idées du Figaro". C'est ce qu'a déclaré Etienne Mougeotte, directeur des rédactions du Figaro à la société des journalistes, qui l'interrogeait sur le traitement de l'affaire Karachi. [Lire l'article complet sur arretsurimages.net] (Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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le Figaro n'aime pas, les affaires...
à l'automne... 1897, après avoir publié de courageux articles de Zola, et non des moindres -celui notamment qui disait que "la vérité est en marche, rien ne l'arrêtera"-, le Figaro avait brusquement fait savoir que désormais il ne parlerait plus de l'affaire. Il n'était pas devenu pour autant anti-dreyfusard, non. Comme indiqué en éditorial : il avait simplement décidé de ne plus en parler, pour ne pas... se couper de ses lecteurs. Bref, après avoir eu la bougeotte, il avait maintenant la mougeotte (néologisme qui de nos jours désigne tout comportement de mutisme, d'un journaliste atteint de pétoche inextinguible).
luc nemeth