Hervé Novelli organise une campagne propagande communication mérites baisse TVA TVA dans la restauration : Si si, les prix baissent, j'te jure ! Ah doup-doup-doup... baisse tva restauration prix baissent novelli communication propagande 6363

Les restaurateurs ne respectent pas leurs engagements ? Pas de lézard, Hervé Novelli gère la com' : 9 millions d'euros de pure propagande pour faire gober aux consommateurs qu'en fait, si si, les prix baissent... Gare à l'indigestion.

Baisse de la TVA : Novelli organise la propagande des restaurateurs

Le 1er juillet 2009, la TVA appliquée au secteur de la restauration est passée de 19,6% à 5,5%. Un ticket-resto à 3 milliards d'euros. A l'époque, Christine Lagarde sautillait comme un cabri en poussant de grands "hourra" : les consommateurs allaient bientôt pouvoir trinquer à la santé du gouvernement, défenseur du pouvoir d'achat devant l'Éternel. Trois mois plus tard, cependant, l'INSEE douchait les ardeurs de la meilleure ministre de l'Economie européenne 2009. Les prix n'avaient chuté que de 1,5%. Pas vraiment de quoi sabrer le champagne. Du coup, Hervé Novelli a pris le relai, organisant un tonitruant Comité de suivi qui devrait révéler son "bilan définitif en matière de baisse des prix" le 15 décembre. Et si les résultats devaient être décevants, attention ! "Le gouvernement en tirera toutes les conséquences" a décrété le secrétaire d'Etat au Commerce, laissant planer la menace d'un rétablissement de la TVA à 19,6%. Chaud devant !

On allait voir ce qu'on allait voir...

Et on a vu ce qu'on a vu : Nicolas Sarkozy rabrouant violemment ses "collaborateurs". "Jamais je ne reviendrai sur la baisse de la TVA sur la restauration" a-t-il affirmé le 24 novembre. En réalité, le chef de l'Etat s'est appliqué à nous expliquer qu'on avait mal compris : cette baisse n'était ni une mesure en faveur du pouvoir d'achat, ni une ristourne, mais bien la réparation d'une injustice puisque la TVA dans la restauration rapide était déjà à 5,5%. Dont acte. En moins de cinq secondes, pas moins cinq mois de communication gouvernementale sont tombés à l'eau. Et les ministres tentent maintenant de rallier la berge à la nage, une jolie enclume sculptée du visage de l'Élu sur le dos...

En France, on n'a pas de pétrole mais on a Novelli

Selon La Tribune, qui s'est procuré un document confidentiel du cabinet du secrétaire d'Etat, le gouvernement s'apprête à utiliser les 9 millions d'euros (sur trois ans, dont 500 000 € mobilisables "immédiatement") du budget "Promotion" du Fonds de modernisation de la restauration (FMR) géré par Oséo, afin de mener une "campagne coup de poing sur une période resserrée pour communiquer positivement sur la baisse de la TVA". Objectif : "créer un climat médiatique et politique favorable avant cette date du 15 décembre". En clair, il faut absolument retourner "l'opinion publique largement alimentée par les médias qui constituent aujourd'hui une menace forte pour la bonne marche de la réforme". Pas vraiment sympas les médias...

Une merveille de Storytelling

Cette note a été envoyée le 16 novembre à plusieurs agences de communication. Donc au moment où Hervé Novelli faisait mine de taper sur les restaurateurs en les menaçant de relever le taux de TVA, son cabinet avouait dans ce document ne pas s'attendre à "une forte évolution des indices des prix". Pire, à aucun moment la bafouille ne met en demeure la profession de respecter ses engagements, se contentant de constater qu'"il parait difficile de remonter la pente" des sondages défavorables. Conclusion : il faut s'atteler à multiplier les opérations de propagande pour retourner l'opinion au plus vite et faire croire que "la baisse de la TVA est bénéfique aux consommateurs". C'est "urgent", puisque le Comité de suivi se réunit le 15 décembre.

On efface tout et on recommence

En résumé : le gouvernement a dépensé 3 milliards d'euros pour une mesure dont l'efficacité économique est hautement sujette à caution, tout en faisant croire que les consommateurs y gagneraient en pouvoir d'achat. Comme les restaurateurs ne jouent pas le jeu (à tort ou à raison, là n'est pas le sujet), plutôt que de tenter de se faire respecter, le gouvernement dépense encore quelques millions d'euros pour enfumer la population.

Un pousse café, avec ça ?

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Un café, un pousse-café et un pousse-dehors

Oui, et en Indre et Loire (H. Novelli est maire de Richelieu, dans le 37), avec l'aide de la presse locale, il y a eu aussi une belle tentative de persuasion : on a pu lire des articles très complaisants essayant de prouver par x et y que la baisse de la TVA avait favorisé l'emploi par ici, permis de faire des travaux par là, fait baisser les prix ailleurs. A défaut d'agir efficacement, le gouvernement dépense l'argent et utilise la presse pour faire de la propagande, comme une véritable agence de com'.

ouais ouais ouais

sarkozy as usual... la France pue la merde depuis quelques temps déjà... Leurs méthodes sont a un tel point pourries que j'en suis presque a regretter notre bon louis XIV... au moins les rois se sentaient investis d'un fonction, d'une charge, de responsabilité... notamment de perdurer une dynastie rayonnante par la puissance, la richesse, la culture d'un pays... ALORS QUE L'AUTRE PETIT CON ne fait que les détruire, qu'appauvrir les prolétaires, détruire l'État providence

Dieux de toutes les confessions , protégez nous de ce mal...

censured man

ps : Napakatbra, toujours un plaisir de te lire, même si les réactions épidermiques que cela entraine le sont moins... longue et heureuse vie à toi!

A voter

faut esperer que les restaurateurs resteront à droite.
en tout cas c'est bien parti...

Baisse de la TVA ?

En fonction des couts salariaux et diverses charges d'un restaurateur on obtient une valeur hors taxe qui détermine les prix divers des repas consentis aux consommateurs : là dessus vient s'ajouter une taxe appelée TVA à 5.5 %. Initialement à 19.6 % l'écart avec les 5.5 % est de 14.1 %. Donc, l'évaluation hors taxe + TVA à 5.5 % devrait faire une baisse de 14.1 % en faveur du consommateur mais en laissant les prix initiaux pratiqués actuellement (toujous calculés avec 19.6 %) les restaurateurs gagnent 14.1 % puisque l'état ne leur demande que 5.5 %. Exemple : un repas à 10.00 E hors taxes avec 19.6 % cela fait 11.96 Euros - un repas à 10.00 Euros hors taxes avec 5.5 % cela fait 10.55 Euros - donc le bénéfice net d'impôts du restaurateur sera de 11.96 E - 10.55 E = 1.41 E au détriment du consommateur qui ne devait payer que 10.55 E. Ne cherchons pas plus loin une explication ...

Votre calcul est un peu

Votre calcul est un peu simpliste.
Il faut prendre en compte aussi l'effet du paiement de la TVA sur cette différence.

Par exemple
Si la matière première coute 4 euros HT avec un taux à 19.6
Le restaurateur paiera 4,78 TTC de matières premières.
Il vendra dans tous les cas dans votre hypothèse 11,96.
Donc excédent avant TVA de (11,96-4,78) 7,18.
Avec une TVA de 19,6 il paiera 1,18 de TVA (1.96 - 0.78) donc il fera une marge brute (bénéfice + cout main d'oeuvre) de 6 (ce qui correspond évidemment au calcul en HT 10 - 4).

Avec une TVA à 5,5 il paiera (11,96 * 0,055 = 0.62) - 0.78 de TVA déductible sur la matière première(inchangé) donc -0,16 de TVA remboursée par l'Etat et sa marge brute sera de 7,18 - (-0,16) = 7,34. Si on calcule en HT, 11,96 / 1,055 = 11,34 - 4 = 7,34. L'augmentation de sa marge brute et donc de son bénéfice toutes choses égales par ailleurs sera donc de 7,34 - 6 = 1,34.

La différence de 7 centimes environ par rapport au montant que vous citez correspond au paiement de la TVA sur celui-ci soit 1,41 * 5.5%.

Quand au bénéfice 'net d'impôt', vous ne parlez évidemment que de la TVA; en gestion on ne parle de net d'impôt qu'après paiement de tous les impôts, et il ne faudrait quand même pas oublier que les restaurateurs ne sont pas exemptés d'impôts sur les bénéfices ou sur les revenus.

ce n'est pas faux

je ne sais pas si c'est la meme chose,j'ai une micro-entreprise,j'importe des briquets zippo entre autre. il est vrai que l'on ne peut compter la tva aussi facilement en se basant sur le prix de vente. si j'achete 100 zippo pour 1000 euros par exemple,je paie a la douane une tva de 19,6,soit 196 euros. si elle passait a 5,5,je paierais 55,soit 196-55=144
donc pour 100 zippo,la baisse a la vente serait 1,44 par zippo vendu.
alors qu'avec le calcul sur le prix de vente,la baisse serait du double étant donné que je les vends entre 20 et 25 euros,entre 2,80 et 3,25 par briquet,ce qui serait une catastrophe.

Et pourquoi Oséo a rédigé le cahier des charges ?

Pourquoi le directeur de la communication d'Oséo a t-il accepté de jouer ce jeu malsain ? C'est quand même lui qui a monté l'opération et diffusé l'info aux agences de communication. La teneur de la note est nauséabonde. Il tire sur l'ambulance en insistant lourdement sur l'image catastrophique de la profession et ses faillites en chaine. Ca n'était pas le moment de mettre l'accent sur ces problèmes. Opération coup de poing ou plutôt coup de jarnac ?
http://www.latribune.fr/static/pdf/brief_promotion.pdf