Baisse historique crédits consommation banques promesses Les banques (toujours) pas prêteuses pour un sou banques toujours preteuses pour 4819

L'économie française ne tient que sur la consommation, qui résiste malgré tout. Or, un rapport publié hier par l'Association Française des Sociétés Financières (ASF) fait état d'une "aggravation de la détérioration" de la production : -21% sur douze mois. Et les banques ravalent leurs promesses...

Les prêts des banques en chute libre

Malgré une légère stabilisation en fin d'hiver, la dégradation de l'activité du crédit à la consommation ne cesse de s'accélérer : à la fin mai, la production est en baisse de 21,1% sur douze mois. "Il s'agit de la huitième - et la plus importante - contraction mensuelle consécutive depuis le décrochage d'octobre 2008" dit le rapport. Historique : les crédits classiques (prêts affectés, crédits renouvelables et prêts personnels) enregistrent, en année mobile pleine, un repli sur douze mois de 8,6% alors que la plus forte baisse était à ce jour celle enregistrée pour l'ensemble de l'année 1991, avec -3,9%.

Tous les secteurs sont touchés

Pour les crédits personnels, la chute est de 31%, près du double de celle de l'année 2008 qui constituait déjà un record. Les nouvelles utilisations de crédit renouvelable se replient de 17%. Pas mieux, concernant les prêts affectés au financement d'automobiles (neuf ou occasion). En outre, les financements destinés à l'amélioration de l'habitat et à l'équipement du foyer accentuent leur repli de 17%.

Les promesses des banques à la trappe

La cause de ce repli est double : baisse de la demande due à la crise, et offre bancaire peu avantageuse pour les clients. Dans ces conditions, l'engagement de 3% de hausse des encours de crédit pris par les banques en échange des aides publiques (360 milliards, tout de même) ne sera pas atteint, comme l'a avoué Georges Pauget, le directeur général du Crédit agricole. Les banquiers tremblent... mais qu'ils se rassurent, aucune sanction n'a été prévue.

La consommation, dernier rempart à la (vraie) crise...

Le crédit à la consommation et l'activité économique globale ont toujours été fortement corrélés, certes. Mais on atteint actuellement une phase critique. Chômage, baisse de l'immobilier et défiance vis-à-vis de l'avenir favorisent l'épargne au détriment de la consommation... Sauf que jusqu'à présent, la baisse de la consommation restait limitée. En mai, l'INSEE l'a toutefois évaluée à -0,2%, alors qu'une progression de 0,2% était attendue. Rien de catastrophique, mais la question se pose : ces dernières années, la consommation a été le principal moteur de la croissance en France, jusqu'à quand résistera-t-elle ?

"La consommation va tenir : le taux d'épargne est déjà très élevé, les salaires ne s'écroulent pas, une partie de la population active n'est pas menacée, les stabilisateurs automatiques jouent", a déclaré, interrogé par Le Monde, Marc Touati, à l'instar des "experts officiels"... C'est bien ça qui fait peur.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Pour l'immobilier...

... il faut dire que la situation en France est encore plus explosive qu'aux USA.
Voir ce document:
http://www.adef.org/statistiques/graphactu.doc

En particulier les graphiques 2.1, 2.2, 2.4..

Ceci montre le niveau de prix immobilier rapporté au revenu disponible, avec une tendance de long terme s'établissant à +-10% sur cette échelle (tunnel dit de Friggit, tendance long terme autour de 1, entre 0.9 et 1.1).

On observe que:
-Quand les USA, départ du crash, sont montés à moins de 1.4... nous sommes allés jusqu'a 1.7! Seuls certains secteurs du royaume uni ont fait un poil mieux.
-L'étendue de la bulle n'est pas limitée à Paris+Banlieue comme en 1991... mais générale sur tout le territoire.
-Le montant global des transactions est déjà revenu dans les tendances de long terme, avec une pente de courbe quasi verticale qui laisse à penser qu'on va passer très en dessous bientôt (bon courage aux professions de l'immobilier)... et que cette donnée a toujours eu une valeur prédictive forte sur le devenir de l'indice des prix, qui devrait redescendre encore plus vite qu'il n'est monté.

Bref, ça vous donne envie de faire un crédit... ou d'attendre 2 ou 3 ans que les prix atterrissent a des niveaux ou l'achat ne relève pas au moins de l'arnaque pure et simple? Actuellement, vous perdez mensuellement plus d'argent à posseder un bien qu'a en payer la location!

Et quand le potentiel de correction aux USA est de 1/1.4, soit (en prenant le complément à 1) -28%, pour simplement revenir au milieu du canal long terme... En france il est de 1/1.7, soit 41%!

Et rien ne dit qu'avec le cycle de chomage, accentuant les saisies et diminuant le nb d'acheteurs potentiels (et pour des années, même en retrouvant un emploi rapidement: Allez voir un banquier avec un CDI de moins de 2 ans, pour rire!), la courbe n'explose les tendance long terme par le bas!