CEJ : Le secret qui couvre Goldman Sachs et la BCE

La Banque centrale européenne (BCE), dont le président Mario Draghi est un ancien de Goldman Sachs, a été autorisée par la Cour Européenne de Justice (CEJ) à conserver secrets des documents expliquant comment la Grèce a savamment camouflé sa dette. Avec l'aide (très) active de... Goldman Sachs. Tout va bien...

Goldman Sachs, protégée par la BCE

Au nom du droit à l'information, selon lequel "tout citoyen de l'Union a un droit d'accès aux documents de la BCE", l'agence de presse Bloomberg a demandé, en aout 2010, la divulgation de deux documents internes de la banque centrale. Il s'agissait de savoir si des membres de la BCE étaient informés de (voire impliqués dans) ces malversations, qui ont coûté des dizaines de milliards d'euros aux citoyens européens. La demande a été retoquée du tac au tac. Bloomberg a donc fait appel à la justice. Mauvaise pioche : le tribunal de première instance de la CEJ vient de lui répondre... sous forme de boutade :

"La divulgation de ces documents aurait porté atteinte à la protection de l'intérêt public, puisqu'ils concernaient les politiques économiques de l'Union européenne et de la Grèce". Un telle publication "aurait pu avoir des conséquences négatives sur l'accès, notamment de la Grèce, aux marchés financiers, et aurait pu affecter la conduite effective de la politique économique de la Grèce et de l'Union", affirme l'arrêt.

Justice ? Défense des citoyens devant des malversations de fonctionnaires européens ? Que nenni... "Les tribunaux se plient aux règles économiques" imposées par l'administration politique, plutôt que de juger sur des principes de droit, a déclaré Georg Erber, un spécialiste allemand de la régulation des marchés financiers. "Cela révèle implicitement que l'Union européenne a bien été informée sur ce qui se tramait et qu'elle n'a pas pris les mesures nécessaires pour éviter la crise".

La Justice ? C'est has been... Vive les marchés financiers !

Pire encore... Qu'est-ce qui pourrait bien autant paniquer les marchés pour que l'intérêt public soit ainsi menacé ? La Grèce sombre, tous les jours un peu plus. La BCE a beau la renflouer deux fois l'an à grands coups de dizaines de milliards, telles les Danaïdes remplissant leur tonneau percé, rien n'y fait. La BCE possèderait-elle (en plus de cela) quelques piteux secrets capables de faire exploser (un peu plus) l'économie européenne ? Pas franchement rassurant. A moins qu'elle ne cherche simplement à couvrir les agissements de ses fonctionnaires, pour une bonne part issus de la sulfureuse Goldman Sachs (Mario Draghi, Mario Monti, Lucas Papadémos...), et de Goldman Sachs itself, puisque c'est bien la banque qui était aux commandes de la manoeuvre de camouflage (et qui a raflé 600 millions d'euros au passage) ! Non... on n'oserait y croire.

En attendant, les citoyens européens n'auront pas le droit de savoir comment a été dilapidé leur argent. Et ça ne risque pas de s'arranger. Venant s'ajouter à la longue liste d'anciens de Goldman Sachs qui ont pris la tête d'institutions bancaires internationales (voire d'Etats), un certain Mark Carney vient de prendre les rênes royales de la Bank of England. Remplacé à son ancien poste de gouverneur de la banque centrale du Canada par... un autre ancien de Goldman Sachs, William Dudley. Aux Etats-Unis, une enquête sur ce sujet est en cours depuis... trois ans ! Et aux dernières nouvelles, elle n'a pas avancé d'un pouce. Pas encore demain que Goldman sera prise la main dans le Sachs...

"Tant qu'il y a de la musique, on continue de danser"... le nouveau slogan de Goldman Sachs ?

Mise à jour 01/12 12h : titre modifié pour plus de clarté

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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En voyant l'intitulé de ton

En voyant l'intitulé de ton post, je pensais justement au documentaire d'Arte.
Il y a peu, je me disais que les financiers étaient derrière les politiques, mais maintenant, depuis les deux Mario italiens notamment, au Canada, etc. les financiers sont directement aux manettes. Il serait grand temps que le peuple (re?)prenne le pouvoir !

Deux gros problemes...

Le premier probleme est la visible soumission des pouvoirs politiques et meme juridiques aux pouvoirs financiers. Une abdication complete et qu'ils ne tentent meme plus de dissimuler. (On peut rappeler a l'echelle nationale un autre article de ce meme site, qui denoncait une decision du Conseil D'Etat d'annuler l'interdiction d'un medicament sous pretexte que, malgre sa nocivite averee, il etait vital a la "sante" financiere de son laboratoire d'origine.)

Le second probleme est la totale irresponsabilite des "responsables" de nos gouvernements ou inter-gouvernements. Une fois elus ou nommes, ils peuvent prendre toutes leurs decisions sans avoir de comptes a rendre. Cela tient tant a leurs relations tres etroites avec tout ceux qui pourraient les mettre en cause juridiquement (voir l'exemple de cet article) qu'au peu de responsabilites individuelles qui pesent sur eux tant qu'ils prennent des decisions absurdes, illegitimes, voire carrement aberrantes... mais legales. Au pire, les consequences pesent sur les citoyens, pas sur eux.

Marionnettes irresponsables

Nos hommes politiques sont des marionnettes -et encore pas toujours amris honnêtes ! - irresponsables

Il faut les combattre, mais sans anarchie, sans démagogie, sans meurtre .

Avec LE cinquième pouvoir, celui des internautes.

Sachant bien que « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire » (Feu Alain Etchegoyen, ex-patron du Commissariat général au Plan dans « La démocratie malade du mensonge » )

«  Nous sommes victimes d'un abus de mots. Notre système (les « démocraties » occidentales) ne peut s'appeler démocratique et le qualifier ainsi est grave, car ceci empêche la réalisation de la vraie démocratie tout en lui volant son nom. » Serge-Christophe Kolm

« La démocratie c'est le nom volée d'une idée violée » Jean-Pierre Martin,

Quelle sage organisation inventer pour que les citoyens majeurs, après un minimum d'acquisition d'une culture politique basique , aient vraiment le pouvoir à l'aide de l'outil Réseau informatique , et surtout prennent et appliquent des décisions éthiquement admissibles ? Car la vraie démocratie souhaitable ne saurait être inéthique ?

irresponsables mais ré-ré-élus !!

tout à fait d'accord mais :
une ''relative'' majorité de gens a voté et revote et revoteront pour ces gens !
Nous avons encore voté pour un PS qui d'évidence ne sait plus quoi faire et navigue au plus près dans le brouillard et les compromissions.

C'est encore et toujours NOTRE apathie qui laisse faire !

Les impasses du néolibéralisme les escroqueries habituelles et la destruction du langage et la propagande omniprésente rendent très difficile toute alternative.

reste le mur dans lequel on se fracassera chacun et/ou tous d'ici peu, sauf si on a la ""chance"" de mourir avant !
Car une dernière chose : ces salauds nous pourrissent la vie, nous et descendants pour longtemps. C'est cela l'inacceptable.

Sympa tout ça !

Sympa tout ça.
Le seul problème, c'est que la toile est devenu un grand magasin (ce n'était pas l'idée de départ, mais si ça rapporte, foutons la en l'air, si j'en profite et que ça me rapporte, le reste je m'en fout royalement).

Un bric à brac ou tout le monde tente de vendre son petit truc. Et comme tous commerces, il dépend lui aussi des trusts financiers et des cours de la monnaie. les cours des monnaies étant eux même truqués par Gold comme bon lui semble, la solution ne risque pas de rester la toile. Tant que nos paroles n'ont aucun effet sur le pouvoir du grand Gold, la toile pourra s'amuser. Plus que jamais nous sommes des marionnettes de papier. Au même titre que nos élus.

Le virtuel ne peut pas tuer la toute puissance !

Ne lâchez rien

Le virtuel ne peut pas tuer la toute puissance. Certes.
Mais la toute puissance pourra tuer le réel mal lorsque son temps arrivera. Ceci dit, en attendant, il vous reste une chose, qu'on s'acharne à vous retirer: votre volonté.
Que voulez vous? Le bien?
Et bien, faites-le! Rien que lui. Attention à ne pas se tromper soi-même par contre. Le "bien", c'est difficile à définir. surtout si on se limite à soi-même. Cependant, je suis persuadé qu'une grande partie de la population connait quelque définition. Jésus disait: "ne m'appelle pas bon, Dieu seul est bon". il y a d'autres manières de le "voir", mais le bien, est assez simple à concevoir : ne rien faire qu'on aimerait pas qu'on nous fasse, et inversement faire ce qu'on aimerait qu'on nous fasse.

Cela a l'apparence de ne servir à rien, pourtant, c'est la seule chose qui CHANGE la réalité : les paroles , les actes, dictés par une volonté cohérente (en l'occurrence, celle du bien, ou sinon, celle du mal).

goldman etc

moi non plus , je ne peux rien dévoiler