«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
Le Time a confié à Michael Moore le soin de commenter la présence de Bernard Madoff dans la liste des 100 personnalités qui ont fait 2008. Madoff représente l’archétype de l’escroc, mais sa faute la plus grave n’est-elle pas finalement de s’en être pris à ses semblables fortunés, demande le cinéaste ? « Les règles du jeu de l’argent sur Park Avenue et Wall Street sont normalement faites d’intérêts à 29% sur les cartes de crédit revolving, de tromperie abusant les gens qui souscrivent une seconde hypothèque qu’ils ne pourront pas rembourser, ou en concoctant un système de prêt étudiant qui piège les diplômés pour 20 ans. Voilà des affaires intéressantes ! Et c’est légal. C’est là où Bernie s’est trompé - son montage, sa supercherie sont un scandale parce qu’ils étaient illégaux mais aussi parce ses proies étaient de son côté. » Et de s’interroger : les autres responsables de la débâcle des subprimes ne devraient-ils pas figurer eux aussi au palmarès de l’opprobre ? [Article complet : contreinfo.info](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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