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Le député socialiste Didier Migaud déboule à la Cour des comptes. Charasse, catalogué socialiste bien que sarkozyste pur jus, débarque au Conseil constitutionnel. Deux "prises d'ouverture" qui font oublier l'essentiel : le Conseil constitutionnel, bête noire de Sarko, est maintenant sous contrôle.

Sarkozy Migaud Charasse

Didier Migaud, député socialiste, a été nommé à la présidence de la Cour des comptes, en remplacement de feu Philippe Séguin. Sa mission, comme il l'a acceptée : sortir un rapport annuel critiquant les dérives de la comptabilité publique. Comme tous les ans, pendant 24 heures, les médias bafouilleront une liste imbitable d'obscurs scandales comptables. Comme tous les ans, on les oubliera bien vite, sauf quelques uns (l'affaire des sondages de l'Elysée par exemple).

Cour des comptes... d'apothicaire

La Cour des comptes n'a aucun pouvoir contraignant. Et l'abolition des Cours des comptes régionales, qui aboutit à une sorte dépénalisation des affaires politico-financières, ne change rien au problème. Inconvénient pour Sarko : Migaud est réellement indépendant du pouvoir en place, sauf que de toute façon, la Cour est ainsi faite que les infos les plus dérangeantes, même non officiellement divulguées, finissent toujours par filtrer dans les médias. Avantage : Lorsqu'on lui parlera de copinocratie, Sarko pourra toujours sortir son joker "Migaud", premier réel symbole d'ouverture depuis 2007. Deuxième bon point, cela permet d'oublier la prise d'assaut du Conseil Constitutionnel.

Car S'il est un contrepouvoir gênant, c'est bien celui-là. Taxe carbone, Hadopi... autant de mesures qui ont lamentablement échoué à cause du Conseil constitutionnel. Elles sont toutes passées, d'une façon ou d'une autre, revues et corrigées. Mais à chaque fois, c'est une baffe pour le gouvernement et une grosse colère du président. Pas bon pour le coeur...

Charasse : un "socialiste" bien en Cour

C'est donc par mesure de précaution sanitaire que Michel Charasse a été nommé, en compagnie de deux UMP (Hubert Haenel et Jacques Barrot), en lieu et place des trois "Sages" dont le mandat s'achèvera d'ici une quinzaine de jours, et dont deux étaient ouvertement hostiles au gouvernement (Pierre Joxe, socialiste, et Olivier Dutheillet de Lamothe, chiraquien de souche). Résultat : le Conseil constitutionnel sera 100% de droite, et majoritairement sarkozyste. De surcroît, les politiques ont désormais pris le pouvoir, aux dépends des juristes.

Qu'on ne s'y trompe pas. Michel Charasse n'a plus de socialiste que ses breloques mitterrandiennes empoussiérées. Il s'est d'ailleurs fait exclure du PS en 2008 après avoir viré au sarkozysme extrême, en 2007, en contrepartie d'une promesse de nomination... au Conseil constitutionnel, comme l'affirme (entre autres) Le Figaro. Car l'homme ne s'encombre guère de principes, un comble pour un membre de l'institution chargée de veiller au respect des principes de la Constitution ! Mais un sacré avantage, pour museler cette organisation (quelques fois) rebelle. Et avec la complicité de certains canards, on arrivera bien à le faire passer pour une nouvelle "prise d'ouverture"...
 

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Ah quels accents !

Pourquoi sucrer son accent aigu à Séguin ? C'est tout ce qui lui reste.
Quant à "surcroît", il veut son chapeau.
Et le cœur c'est plus beau avec l'e dans l'o.

A part ça, Cha-rasse-mottes... Répugnant.

:-) merci

:-)

merci

Les Grands Hommes

Le 21 eme siecles attend la venue de grands hommes, mais pour le moment on en a un tout petit, le sarko-zyzy.