Dividendes 2008 entreprises CAC 40 Chômage de masse contre dividendes de classe - Avis de tempête sur la France chomage de masse contre dividendes de classe avis de tempete sur la france 3046

Dans quelques semaines, l'économie française entrera dans le vif de la crise. Faillites, chômage et pauvreté battront de nouveaux records. De même que... les bénéfices des entreprises du CAC 40, qui devraient avoisiner les 85 milliards. Un tsunami de dividendes en perspective, notamment pour des sociétés perfusées par l'Etat. Avis de tempête, sociale.

Les doigts dans la crise

Les doigts dans la crise

Les banques sont aujourd'hui accusées de se goinfrer des aides de l'Etat, sans bénéfice réel pour l'économie. Le secteur automobile est en berne. L'immobilier part en vrille et le secteur des services commence à voir le ciel s'assombrir. Malgré tout cela, les résultats des entreprises du CAC 40 seront bons, voire très bons, notamment grâce à un début d'année tonitruant. Les bénéfices cumulés devraient atteindre les 85 milliards d'euros. Et ces entreprises n'ont guère le choix. Si elles veulent dégeler la confiance de leurs investisseurs, elles devront les réchauffer d'un maximum de dividendes pour amortir la chute des marchés boursiers. Et si, en plus, elles pouvaient annoncer des vagues de licenciements, alors ce serait parfait.

Dilemme socio-économique

En décembre déjà, ArcelorMittal avait annoncé ne pas pouvoir "priver ses actionnaires de dividende", quelques heures après l'annonce de plans de licenciement de grande ampleur. Total, au terme d'une année sans doute exceptionnelle, devrait aussi gaver ses ouailles, façon Sud-Ouest. Et dans la case des vilains petits canards... les groupes aidés par l'Etat, notamment les banques ou le secteur automobile, Renault et PSA en tête. Comment ces entreprises vont-elles pouvoir distribuer leur grain sans déclencher les fureurs des salariés - au chômage technique - et de l'opinion publique ? Avis aux amateurs...

Sarkoy fronce les sourcils

Aujourd'hui, le gouvernement s'active pour dégonfler le nuage sombre qui s'accumule et qui menace. Les Echos annonçaient mercredi, citant une source gouvernementale, que l'Etat pousse Renault à ne pas verser de dividende à ses actionnaires au titre des résultats de l'année 2008. Ensuite, Sarkozy soi-même, lors de ses voeux aux "forces économiques" de la nation à Vesoul ("t'as voulu voir Vesoul, et on a vu Vesoul"), a supplié les banquiers de limiter les petits bonus qu'ils auraient pu avoir l'idée saugrenue de s'octroyer en loucedé. Sauf que les moyens de pression sont faibles. Pour les banques, comme pour l'automobile, l'aide sera versée sans aucune contrepartie, c'est en tous cas ce qui a été décidé par l'Elysée et voté par l'Assemblée. Reste à Nicolas Sarkozy de montrer ses petits poings, de froncer les sourcils et de menacer... Ils vont voir qui c'est Raoul !

Concrètement, le versement des dividendes n'enrichit que très peu les actionnaires, faisant le plus souvent chuter le cours de l'action d'autant. Mais c'est un signal psychologique fort, de l'ordre du psycho-publicitaire, à la façon des annonces de licenciements massifs qui ne manquent jamais de faire monter le cours des actions d'une entreprise. Ça ne repose sur rien, ça n'apporte rien, mais il faut le faire car c'est apprécié. Si c'est pour la bonne cause...

Il va y avoir du sport...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Que dire...

... si ce n'est que notre lamentable taulier a tout de même été élu par les français!

Notons que ses discours, s'ils ne séduisaient pas l'esprit critique qui prends le temps de l'analyse, avaient tout de même statistiquement produit leur effet chez ces mêmes ouvriers aujourd'hui au chomage technique!!!

Alors pour l'avis de tempête?

Je pense qu'on attendra encore un peu. L'humain est plus tolérant quand ses malheurs résultent de ses propres choix... surtout d'aussi débile évidence.

Pour que ça pête, il faudrait vraiment que tout le système économique s'écroule... ce qui n'est pas forcément impossible mais on doit encore avoir de quoi aller jusqu'en 2012. Et là sarko pourra laisser le pays a son successeur dans le même état que Bush laisse les USA, mais en 2 fois moins de temps!

Peut-être même que le parti du PMU se sabordera en choisissant un digne pendant de Sarah Palin afin de ne pas avoir à gérer ce merdier... On achèvera ainsi l'identification au modèle amerloque (cette course au "modèle" traduisant déjà son manque de vision politique personnelle), si cher a notre nabot complexé, qui aura au moins gagné le mollet solide a force d'essayer vainement de gagner de la hauteur (dans tous les sens du terme!) devant les caméras.

Au moins il pourra courrir vite... et loin...

qu'il ait été élu par UNE PARTIE des français

ne le dédouane en rien de ses exactions, mensonges et multi foutages de gueules. Et cette partie des français qui a préféré fermer les yeux et croire très fort en un auto proclamé superman, sorte de super papa qui allait prendre en main tout ça et on allait voir ce qu'on allait voir, n'était pas composée que d'ouvriers. Et les ouvriers sont aussi capables d'avoir "l'esprit critique qui prend le temps de l'analyse", pas tous, mais comme dans toute "catégorie" humaine. L'intelligence n'est ni une question de niveau d'études, ni une question de milieu social.

Et pourtant...

... il était facile de prévoir ce qui allait se passer. Il suffisait de lire entre les lignes de son action au gouvernement Chirac!

Tout n'a été que gesticulations et les seules améliorations ont été de nature statistiques... car celles ci ont été bidouillées!

Un tel nain politique avec plus de responsabilités, c'est la même chose en pire, vu qu'il n'est même plus bordé par qq hiérarchie! C'est Bruce tout puissant, mais pas au cinéma et avec dans notre cas un vrai méchant con dans le rôle.

Dès lors, élire ça et s'en plaindre, c'est tout de même se plaindre des conséquences de ses propres actions. Ce qui est toujours suffisamment désagréable pour provoquer un certain refoulement, moteur d'une résignation que l'on peut tout à fait observer.

Même lui s'étonne parfois du niveau d'acceptation actuel des français devant certains proches: Le dixième de ça 8 ou 10 ans en arrière, c'était des manifs dépassant le million chaque semaine jusqu'a la marche arrière gouvernementale!

la loi boutin contribuera à l'appauvrissement

Dans l'article "Boutin ... sablé le champagne ...pour son maintien " il est annoncé que son projet de loi-logement sera examiné le 27 janvier prochain.

"Je vois dans (ma) reconduction un réconfort et un soutien à l'action que je mène", a dit Mme Boutin qui pourra comme prévu défendre son projet de loi, déjà adopté au Sénat sur le logement à partir du 27 janvier à l'Assemblée Nationale."

http://fr.news.yahoo.com/2/20090116/tpl-boutin-n-a-pas-sable-le-champagne-po-ee974b3.html

Pour mémoire, son projet de loi constitue une véritable agression envers les locataires de HLM et un recul net d'une véritable politique de logement, au profit des bailleurs privés et de l'appauvrissement de milliers de personnes qui devront faire face aux loyers exorbitants du privé ; il constitue par ailleurs un règlement artificiel du problème du logement, en réduisant du coup le nombre de demandeurs, quand, rappelons le, près de 70 % des gens pourraient à l'heure actuelle, au vu de leurs revenus, faire la demande d'une HLM et quand selon une étude du CREDOC en 2006, seuls 6,8 % des occupants d'une HLM en métropole avaient des ressources supérieures aux seuils réglementaires.

entre autres, ce projet de loi abaisse le salaire maximum pour pouvoir demander un logement HLM à 1335 e pour un célibataire et augmente considérablement le surloyer ; il veut déloger de chez eux les personnes dont les enfants n'habitent plus avec eux, les réduisant à l'état de bétail qu'on déplace une fois les veaux élevés, comme si n existaient pas l'attachement à l'appartement familial, la nécessité de pouvoir continuer à y recevoir ses enfants et ses proches, comme si les personnes qui vivent en HLM n'étaient pas des locataires et des êtres humains à part entière et sans prise en compte du vieillissement qui souvent nécessite la présence régulière des enfants et des proches.

Ce projet de loi rend les personnes qui vivent en HLM coupables d'y être et responsables du manque de logements HLM, quand bien des communes "riches" refusent de construire des logements HLM, préférant payer une amende qui ne représente pas grande dépense pour elles ; ce projet de loi marque le désengagement de l'Etat et la ghettoisation du logement HLM.

Une nouvelle pétition est en ligne. Signer et faire circuler cette pétition, c'est agir contre ce projet de loi inique.

Pour une politique du logement et des moyens financiers à hauteur de l'urgence

Date de création : 10/12/2008
Date de cloture : 31/01/2009

Auteur : CGL 92 en référence à l'Appel unitaire des Confédérations de locataires : AFOC, CGL, CLCV, CNL, CSF et des organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT, CFTC et FO
Les organisations ci-dessus vous invitent à joindre votre voix aux leurs pour refuser la loi Boutin et pour exiger de l'Etat, seul garant du droit au logement, une politique publique permettant à chacun d'avoir un logement de qualité et économiquement accessible.

A l'attention de : Madame Christine BOUTIN, Ministre du Logement

Le projet de loi « Molle » de Madame la Ministre du Logement, Christine Boutin, s'accompagne d'un net désengagement de l'Etat pour le Logement (baisse prévue de 7% du budget qui lui est consacré en 2009, diminution de 30% des crédits pour la construction de logements sociaux). Par ailleurs, il consacre une politique agressive à l'égard des locataires :

> Le projet introduit de nouveaux surloyers pour les locataires déclarées coupables d'être « trop riches » pour occuper un logement social Ainsi un célibataire gagnant plus de 1335 € ne pourra plus demander une HLM, ni pouvoir y rester sans payer un surloyer toujours plus cher.

> La convention d'utilité sociale fait entrer progressivement les organismes HLM dans la logique des loyers du marché du secteur privé ;

> Le prélèvement sur les moyens financiers des organismes HLM peut pénaliser les bons gestionnaires et leur interdire toute vision patrimoniale à long terme ;

> La vente des logements sociaux (40 000 par an) risque de retirer aux collectivités territoriales des moyens pour loger les populations qui ne peuvent payer les niveaux de loyer du secteur privé ;

> La modification des règles d'occupation des sols pourrait contribuer à densifier encore plus les zones déjà tendues au dépend du cadre de vie ;

> La possibilité de comptabiliser l'accession sociale à la propriété dans le quota des 20% de logements sociaux, imposées aux villes de plus de 3500 habitants pat l'article 55 de la loi SRU est un encouragement donné aux communes non-citoyennes;

> Le raccourcissement des délais d'expulsion multipliera les drames sociaux sans pour autant remettre sur le marché de nouveaux logements ;

> La remise en cause du droit au maintien des les lieux comme l'abaissement des plafonds de ressources frappe directement les classes moyennes qui assurent encore la mixité sociale de nombreux sites de logements sociaux et va les obliger à aller se loger dans le privé où le niveau des loyers les mettra en situation de sérieuses difficultés.

Nous pensons que ce texte, loin d'apporter une solution à la crise du logement que traverse notre pays, va au contraire l'accentuer.

C'est pour toutes ces raisons que les organisations citées vous appellent à signer la présente pétition.

Lien vers le texte : http://sites.google.com/site/nonalaloimolle/

http://www.mesopinions.com/Pour-une-politique-du-logement-et-des-moyens-financiers-a-hauteur-de-l-urgence-petition-petitions-76aee7b32fe728fbb91e29ed7c7f4a4f.html

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Logement. « Trier les citoyens est insupportable »

SIMONE BASCOUL, VICE-PRÉSIDENTE DE L'ASSOCIATION DE DÉFENSE DES CONSOMMATEURS CONSOMMATION, LOGEMENT ET CADRE DE VIE (CLCV).
« Faire front commun nous est apparu important parce que l'accès au logement est une question fondamentale. Depuis vingt ans, nous n'avons pas construit assez de logements, et pour répondre à la pénurie actuelle, le pire est que la loi Boutin propose de trier, de sélectionner les gens. C'est insupportable. On descend les plafonds de ressources, on met en place les surloyers. En région parisienne, certains vont voir leurs loyers multipliés par deux et atteindre, du coup, un taux d'effort très important pour se loger, en pleine période de récession économique. On va regrouper les gens en fonction de leurs revenus. Trier ses citoyens n'est pas bon pour une société. Et, hélas ! cela se fait sous couvert de bonne volonté : on fait passer l'idée qu'il est normal que les "riches" quittent les HLM. Mais le nombre de surloyers, aujourd'hui, est insignifiant : l'énorme majorité de ceux qui habitent en HLM sont en droit d'y être. Vouloir loger les plus pauvres est légitime. Le faire aux dépens de ceux qui sont dans les appartements est injuste. De plus, cela va immanquablement recréer des ghettos dans les grands ensembles immobiliers parce qu'on en aura chassé les familles les moins en difficultés, qui sont des éléments de paix sociale dans leurs quartiers. C'est malsain. Cela va à l'encontre de toute la politique de la ville. La seule solution est de construire plus de logements, alors que l'État se désengage totalement des financements. Sans cet appui, que reste-t-il aux bailleurs comme solution ? L'appui des collectivités locales et le prêt. Qui le rembourse ? Les locataires. Dans ce système, les locataires financent les futurs logements. N'existe plus que la solidarité des locataires, en l'occurrence des pauvres, entre eux. »

http://www.humanite.fr/2008-12-12_Societe_Logement-Trier-les-citoyens-est-insupportable#forum18837

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Chiffres au 31 juillet 2008 de l'Union Sociale Pour l'Habitat :
4,2 millions de logements locatifs et logements-foyers sont gérés par les organismes (Offices publics de l'habitat, Entreprises sociales pour l'habitat, Coopératives).
87% des logements sociaux sont collectifs, et 500 000 sont individuels. Ils représentent au total 16 % des résidences principales du pays.

Un logement Hlm sur quatre a été construit après 1985.

Fin 2007, les logements vacants représentaient 3,3% du parc total géré, avec de fortes disparités suivant la localisation ; 9,9% des logements ont été offerts à la location par mobilité des locataires.
On dénombre 1,2 million de demandes de logements Hlm en 2006, en France métropolitaine, dont 550 000 demandes de ménages déjà locataires Hlm.
13% des locataires sont bénéficiaires de minima sociaux.
1 logement sur 4 est attribué à un ménage dont les ressources sont inférieures à 20% des plafonds de ressources.
66% des ménages logés par les organismes ont des revenus inférieurs à 60% des plafonds de ressources.
2,4% des ménages logés en Hlm sont susceptibles d'être assujettis au supplément de loyer de solidarité du fait de l'augmentation de leurs revenus.

http://www.union-habitat.org/chiffres