Effets crise financière France banques dexia Crise financière : la catastrophe est possible mais tout va bien... crise financiere la catastrophe est possible mais tout va bien 20081002

Comprenne qui pourra. Guaino et Guéant sont de sortie et ils prévoient une catastrophe d'une ampleur incalculable. "C'est très grave !" hurlent-ils en coeur... pendant que les grands chefs financiers se réunissent à l'Elysée. Mais pour eux, tout va bien... le système financier est "solide, stable et fiable"... Tant qu'il y a des banques, il y a de l'espoir...

la crise financière en France

A Toulon, Sarkozy se voulait rassurant. Français, n'ayez pas peur ! L'Etat est là, il vous sauvera... mais de quoi, de qui, et quelles en seront les conséquences ? Difficile de bien comprendre... Et ce ne sont pas les dernières déclarations qui nous éclaireront...

"Le pire est possible"

Dimanche 28 septembre, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, invité sur France Inter, n'a pas mâché ses mots. "Nicolas Sarkozy n'est pas un devin, il n'avait pas prévu les développements de cette crise, pas davantage que les économistes et les soi-disant experts en conjoncture", "la vérité aujourd'hui, c'est que personne ne sait véritablement ce qui va se passer".

Invité sur France 2 lundi matin, le conseiller spécial du président de la République Henri Guaino a continué le boulot : Nicolas Sarkozy, comme tous les conseillers financiers, n'a rien vu venir. La France est dans une situation de "quasi-récession". Au final, "c'est très grave", "la catastrophe n'est pas impossible", et "le pire est possible". Un ange passe...

Mercredi, François Fillon avoue de même que "les banques françaises ne sont pas à l'abri de difficultés".

Mais tout va bien...

Ce mardi matin, deux grands patrons de banque et d'assurance, Georges Pauget, du Crédit Agricole, et Henri de Castries, président d'AXA, se sont montrés rassurants à l'issue d'une réunion à l'Elysée. "L'ensemble du dispositif français est solide, diversifié et bénéficie du soutien des autorités publiques" et "le système financier français est un système financier stable, qui a une solvabilité très confortable" ont-ils déclaré.

De même, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a estimé que "le système financier français est un des plus sûrs du monde. Il faut avoir une confiance totale dans la sécurité du système bancaire français". Tout va bien, dormez tranquilles citoyens...

 

 

Christine Lagarde en figures libres

Mais le mieux n'est-il pas venu de Christine Lagarde qui, depuis l'été 2007 jusqu'au 20 septembre 2008, déclarait à qui voulait l'entendre que "la crise est derrière nous"... D'où l'expression "marcher à reculons" ? Car le 21 septembre, elle effectue un virage au frein à main pour nous annoncer que "la crise est loin d'être finie"... et pas plus tard qu'hier, elle justifie le renflouement de Dexia parce qu'"il fallait soutenir et assurer la stabilité du système financier". Le système financier aurait donc pu devenir instable à cause de la mauvaise santé de la seule Dexia. Pas très rassurant... pourtant, Madame Lagarde s'est très vite empressée de préciser que "le système bancaire français est solide". Comprenne qui pourra...

Alors... ?

Les banques européennes sont de plus en plus touchées et une banque française a de gros problèmes, Dexia, renflouée à hauteur de 3 milliards d'euros par l'état français. Le Canard Enchainé de mercredi annonce aussi que les caisses d'épargne ont un besoin criant de 6,5 milliards d'euros de trésorerie. En paralèlle de ça, on apprend aujourd'hui que 30 000 foyers français risquent la faillite, étouffés par des prêt-relais. Et Laurent Wauquiez d'annoncer, ce mardi, que les chiffres du chômage seraient "mauvais pour un an". La déficit explose, les bourses implosent, la croissance est en berne.

Sarkozy gagnant à tous les coups, ou presque

Pourtant, si les déclarations sont incohérentes, la stratégie est transparente. Personne ne sachant ce qu'il peut arriver, le mieux est de souffler le chaud et le froid, deux en un. D'un côté, les électrons libres de l'Elysée, Guaino et Guéant, jouent les grands méchants loups. De l'autre, les "officiels" se contentent de déclarations mi-figue mi-raisin. Si ça casse, l'Elysée arguera d'un "je vous l'avais bien dit" et fera passer l'échec du quinquennat sur le dos de la crise. Si ça passe, c'est un "nous avons vaincu avec nos petites mimines" qui raisonnera dans les travées du Chateau, Ad Vitam. Amen.

Comme on dit à Wall-Street, tant qu'il y a des banques, il y a de l'espoir...

 


Et pour le plaisir... (toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé...)

Une citation parmi d'autres : "Monsieur a son avenir devant lui, mais il l'aura dans le dos chaque fois qu'il fera demi-tour"...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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profiter de la crise

Le gouvernement en profite (et profitera jusqu'au trognon) pour faire passer son incompétence affligeante sur le dos de la crise.
Quand ça a commencé a sentir le roussi pour l'Europe la semaine dernière, soudain, tous les indicateurs économiques (qui jusque à étaient soigneusement trafiqués ou bien planqués) se sont tous mis a passer au rouge.

Comme par hasard...

http://jide.romandie.com

au chevet des banques et les gens peuvent crever

-------Message original-------
>
> Sujet : Fw: maladies orphelines
>
>
> Voilà, aujourd'hui j'ai reçu un mot de la FMO (fédération des maladies
> orphelines). Roselyne Bachelot veut mettre un terme au plan maladies
> rares, et le seul moyen de faire changer les choses c'est d'obtenir au
> mois 100 000 signatures. Cela ne marche que par internet. Il faut
> aller sur le site, et signer, c'est gratuit et ça prend une minute
> seulement. Il reste peu de temps et on a que 39 000 signatures pour le
> moment.
> Un grand Merci de bien vouloir nous aider, et faire circuler ce mail à
> un maximum de personnes.
>
> >>> Cliquez sur le lien : http://fmo.fr/petition/

... Réflexion hautemant intelligente !...

Je ne suis pas de Droite, je précise tout de suite... Mais franchement !

C'est affligeant de voir ce genre de réflexion !
Nous sommes dans un pays riche qui offre de très nombreuses sources d'informations (plus ou moins corrompues), des moyens pour s'éduquer, se former, apprendre des choses... Et on voit encore ce genre de remarque !!

Oser dire que si aujourd'hui la France est dans la mélasse, ce n'est pas du fait de la crise mais du gouvernement, c'est avouer qu'on y comprend rien de rien !

Je suis d'accord avec toi sur le fait que l'état s'est arrangé pour planquer les chiffres... Mais t'aies tu demandé pourquoi ? Sans doute était ce parce qu'à partir du moment où ils allaient annoncer que le chômage allait exploser, que des banques risquaient de faire faillite, que la récession était proche, que le déficit allait encore s'accentuer... qu'une fois qu'ils auraient annoncé tout ça, la bourse allait se viander, le français lambda paniquer et son moral morose : d'où moins de consommation... d'où une accentuation de la crise !!

L'état, qu'il soit de droite ou de gauche dans le cas présent, aurait tout fait pour planquer ces mauvais chiffres !

Et si tu as commencé à sentir le roussi que la semaine dernière : alors il est véritablement temps que tu te réveilles ! La crise est là depuis plus d'un an !!... Seulement, les médias ont eu ordre de ne pas en causer pour pas effrayer les français lambda que nous sommes. Mais au bout d'un moment, ça commence à vraiment se voir... Alors ils ont finalement le droit d'en parler : et ils se rattrapent ! Ils en causent beaucoup, beaucoup trop et surtout très mal en faisant autant d'information que de désinformation... Et ça ne va rien améliorer !...

Je ne suis pas pro-sarkozyste... Loin de là. Mais il est navrant de voir des petits roquets mettre tout sur le dos de ce chef d'état qui a (rappelons le tout de même) était élu par la majorité des français.
Il a sa part, mais rien ne sert de lui en rajouter... Ce genre de discours décrédibilise plus qu'autre chose !

Récession : ne cédons pas à la panique (qu'ils nous disent...

Petite occasion de briller en société : saviez-vous que céder et récession ont la même origine ?

Récession c'est recedere en latin : re pour indiquer un mouvement arrière (recule, retire...), et cedere pour aller (qui s'est transformé en "s'en aller", puis "céder" au fil du temps). Littéralement, cela donne donc "céder en arrière".

Le terme récession n'est pas réservé au domaine économique : on l'utilise également en astronomie (éloignement des galaxies les unes par rapport aux autres), et en sciences de la terre (décrue).

http://etymot.blogspot.com (etymologie et histoire des mots)