«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
De l'abus des citations anonymes dans la presse. Voilà comment l'on pourrait résumer la sale affaire qui vient écorner l'image du Figaro après la parution, le 17 mai, d'un confidentiel croustillant mais - apparemment - faux sur Ségolène Royal De l'abus des citations anonymes dans la presse. Voilà comment l'on pourrait résumer la sale affaire qui vient écorner l'image du Figaro après la parution, le 17 mai, d'un confidentiel croustillant mais - apparemment - faux : conviée au dîner-débat du Cercle des économistes, aréopage de spécialistes issus des grandes écoles et de l'Université, Ségolène Royal aurait, selon le journal de Serge Dassault, menacé de "quitter la table" sous le feu roulant de questions pointues. Le confidentiel s'achevait par la citation anonyme d'un participant se gaussant de l'incompétence supposée de l'ex-candidate devant une telle assemblée de surdiplômés... De quoi flatter dans le sens du poil le lectorat conservateur du Figaro . Problème : le Cercle des économistes dément formellement que les choses se soient ainsi passées. Samedi, Jean-Hervé Lorenzi, son président, s'adresse derechef à son ami Philippe Reclus, journaliste au Figaro , pour lui demander de diffuser un rectificatif. Reclus (désormais au Fig Mag ) transmet à la hiérarchie du quotidien, laquelle décide de s'asseoir dessus... Là, Lorenzi se fâche rouge, convoque les membres de son cercle le dimanche et, tous ensemble, ils décident d'assigner Le Figaro en justice, au civil. Parallèlement, il envoie une lettre de plates excuses à Ségolène Royal. [Article complet : Le Point](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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Désinformation : Le Figaro désavoué par le Cercle des économistes dans l'affaire Royal








