Devedjian UMP fin 35 heures Démantèlement définitif 35 heures 35 heures : l'assaut final de l'UMP - par Patrick Devedjian devedjian 35 heures l assaut final de l ump par patrick devedjian

Patrick Devedjian, lundi matin, a annoncé que l'UMP envisageait le "démantèlement définitif des 35h", en l'honneur du dixième anniversaire de cette mesure. Le secrétaire général de l'UMP souhaite que la durée du travail soit négociée contractuellement entreprise par entreprise. Nouvelle boulette ou nouveau coup de boutoir ?

C'est le cheval de bataille de la majorité. Depuis 10 ans, les 35 heures sont responsables de tous les maux de la France qui n'en peut plus de ne pas travailler assez. Sarkozy, début janvier l'avait annoncé : "Oui" avait-il répondu à la question d'un journaliste qui lui demandait si l'année 2008 verrait la fin des 35 heures, tout en se rétractant dès le lendemain. Pourtant, pendant la campagne, il avait promis qu'il n'y toucherait pas. Pourtant, il y a quelques mois, il considérait que les 35 heures étaient un "acquis social", qu'il ne fallait pas revenir dessus. Pourtant...

devedjian ump suppression des 35 heures

Le pouvoir d'achat dans la ligne de mire

Si le temps de travail n'est plus réglementé, comme semble le souhaiter Patrick Devedjian, alors la monétisation des RTT, ainsi que toutes les mesures sur les heures supplémentaires, tombent à l'eau. Est-ce à dire que cette mesure ne fonctionne pas ? Ou que le secrétaire national de l'UMP ne suit pas les débats ? Car si Nicolas Sarkozy avait dû fait machine arrière, en janvier, c'est en partie en raison de cette contradiction. Fillon avait déjà fait parler la foudre, fin 2007, en adressant une lettre écrite aux syndicats, dans laquelle la suppression de la durée légale du travail en France était évoquée. Hasard du calendrier, cette lettre était rédigée moins d'un mois après une demande identique du MEDEF de Madame Parisot.

La réalité du travail des Français

Pourtant, les français travaillent beaucoup, bien plus que les 35 heures légales, avant comme après l'entrée en vigueur de la loi. Les 35 heures ont par ailleurs permis d'annualiser les temps de travail, donc d'optimiser les charges : les équipements qui étaient utilisés à 50 heures par semaine en 1995 sont utilisés pendant 55 heures depuis 2000. Enfin, la productivité des salariés français est bonne : selon les chiffres du Bureau of Labor statistics (BLS), organisme officiel américain donc peu suspect de socialisme militant ou de francophilie excessive, un salarié français qui occupe un emploi avait produit 71 900 dollars de richesses en moyenne au cours de l'année 2005, moins que les 81 000 dollars par un employé américain, mais plus que les 64 100 dollars d'un anglais, les 59 100 dollars des allemands ou encore les 56 300 dollars d'un japonais.

Négociations à coups de menaces

Supprimer les 35 heures nous ramènerait-il en 1998 ? Bien sûr que non, car les patrons n'ont en aucun cas l'intention de s'asseoir sur leurs "avantages acquis" : flexibilité du temps de travail, allègements de charges sociales (entre 5 et 15 milliards d'euros selon les points de vue). Il s'agit simplement de diminuer le coût du travail : sans durée légale de travail, plus de RTT et plus d'heures supplémentaires. Des cas récents de "renégociations" en attestent : l'usine Bosch de Vénissieux, en 2004. Devant la menace de délocalisation et de licenciement, les salariés ont du s'incliner, réduire leurs salaires et augmenter leurs cadences de travail. Idem pour Peugeot Motocycles en 2008 et bien d'autres. Un autre exemple, Airbus, qui a annoncé récemment qu'il voulait augmenter le temps de travail... pour réduire ses coûts, dixit Thomas Enders. Il ne s'agit plus de proposer aux salariés des heures supplémentaires, mais d'imposer, avec réduction du salaire, sans compensation. La seule négociation consiste pour le patron de laisser ce choix au salarié : "licenciement ou baisse salariale, tu choisis". Au cas par cas, entreprise par entreprise... à chaque fois que ce genre de situation s'est présentée, les salariés se sont violemment plaints, mais, au final, n'ont pas eu leur mot à dire, ils ont du signer, quitte à y perdre de l'argent pour ne pas perdre leur emploi. Comment alors oser parler de "négociation" ?

Supprimer la durée légale du travail. Supprimer les allocations chômage. Réduire les remboursements sur les frais de santé. Supprimer le salaire minimum aussi ? Pourquoi pas... En tous cas, ça évite de se poser de vraies questions sur les  allègements de charges sociales en série, et sur les niches fiscales qui s'empilent depuis des années, et dont les résultats se font toujours attendre.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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"L’économiste américain

"L’économiste américain Milton Friedman a développé l’idée de l’impôt négatif. Un revenu minimum socialement acceptable (ou plus simplement seuil de pauvreté) est fixé, et les personnes ayant un revenu inférieur à ce seuil reçoivent une allocation complémentaire. Ce système permettrait de supprimer le salaire minimum, et vu la faiblesse du seuil, d’imposer n’importe quel travail avec des salaires extrêmement bas. "
Cette idée a été reprise par certains liberaux et ressemble beaucoup à la chose de Mr Martin Hirsch .
Le revenu minimum a été institué ,ne manque plus que la suppression du salaire minimum

Reforme des retraites

Nous salariés du public et du privé, demandons que soit en préalable régularisées ces importantes questions, avant toute nouvelle réforme équitable des retraites.

1/ Sur les recettes exonérées, visées par la Cour des Comptes :

La taxation immédiate des stock-options, qui, selon les termes du dernier rapport constituent "bien un revenu lié au travail, donc normalement taxable", qui ont ainsi entraîné une "perte de recette aux alentours de 3 milliards d’euros" ( année 2005). Ce rapport de la Cour des Comptes précise que : les 100 premiers bénéficiaires devaient toucher chacun une plus-value de plus de 500.000 euros et les 50 premiers de plus de 10 millions d’euros.

2/ Sur les dettes de l"Etat :

Apurement de ses dettes, supérieures à 10 milliards d’euros, qu’il a cumulées à l’égard de la "Sécu" en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges (rapport Cour des Comptes).

3/ Sur les recettes de privatisations :

Transfert des sommes non versées depuis 2002 vers le fond de réserve des retraites, comme la loi le prévoyait.

A savoir que ce fond était abondé à hauteur de 30 milliards d’euros en 2002. Il aurait dù étre à hauteur de 300 milliards en 2007, or 3% seulement des recettes de privatisations effectuées depuis ont alimenté ce fond de réserve.

4/ Sur les gains de la VAB, détournées des bénéfices du travail, vers les profits :

8,4 points de valeur ajoutée depuis 25 ans (référence INSEE), représentant pour la seule année 2006, 134 milliards d’euro, au détriment des bénéfices du travail.

5/ Sur les "niches" fiscales :

254 "niches" fiscales qui permettent à 3900 gros contribuables d’échapper à tout impot sur le revenu, privant l’Etat de 43 milliards de recettes, une somme supérieure au déficit budgétaire.

Nous demandons avec force et en préalable également, pour des raisons de simple justice et d’égalité des citoyens devant la loi, de morale républicaine, que le régime spécial de retraite des parlementaires soit réformé, pour l’aligner sur les critères que ces derniers décident, votent et font appliquer aux autres régimes de retraites des citoyens.

A savoir :

1/ passage à 40 années de cotisations au lieu de 37,5 années pour les parlementaires.

2/ abandon du scandaleux privilége de la double cotisation qui ne se justifie en aucun cas, permettant aux parlementaires de bénéficier d’une retraite à taux plein au bout de 22,5 années seulement de cotisations.

Nous appellons pour toutes ces raisons, les organisations syndicales du public et du privé, à s’emparer avec force et résolution de ces questions, pour les faire valoir au nom des salariés.

Merci de bien vouloir signer, divulguer et faites connaitre cet appel SVP. N’oubliez pas de valider votre signature dans le mail de confirmation qui vous sera adressé.

Pour signer l’appel :
http://www.ohfr-redir.com/1434

35 heures... déjà des couacs !

J'étais précisément ce matin en train d'amasser du matériel sur le sujet quand un nouvel article du Figaro m'apprend que Devedjian vient d'être désavoué par Xavier Bertrand, lequel ne veut pas toucher à loi sur les 35 heures (elles servent de base au calcul des heures sup, chères à Sarko). A travers Devedjian c'est sans doute Fillon qui est visé : il voulait supprimer le "carcan des 35 heures"... On a sans doute pas fini de rigoler (jaune pour notre situation réelle) car la plupart des "COUAC ! COUAC !" sont le reflet des guerres intestines chaudement entretenues par Sarko.