Comparaison indépendance Ossétie Sud Kosovo Du Kosovo à l'Ossétie du Sud, le tête à queue diplomatique de la France et de l'Europe du kosovo a l ossetie du sud le tete a queue diplomatique de la france et de l europe russie

Le Kosovo déclare son indépendance et tout le monde applaudit, sauf la Russie. L'Ossétie du Sud et l'Abkhazie déclarent leur indépendance et tout le monde hurle, sauf la Russie. Essayez-donc de comprendre... les voies de la diplomatie sont décidément impénétrables. A moins qu'elles ne soient totalement arbitraires...

Géorgie - Indépendance Ossétie du Sud

Le 17 février 2008, les Albanais du Kosovo ont proclamé leur indépendance. Cette sécession unilatérale a été bruyamment applaudie par l'Europe et les Etats-Unis. Quelques pays firent entendre leur voix, mais sans réel impact, noyés qu'ils étaient au milieu du concert de louanges médiatiques du moment. Cette indépendance n'est toujours pas reconnue par la Serbie et dans ce conflit, le gouvernement serbe est âprement soutenu par son principal allié au niveau international, la Russie. Sarkozy, quant à lui, a mis moins de 24 heures pour reconnaître le nouvel état : "J'ai l'honneur de vous informer que la France, en plein accord avec [la] déclaration de l'Union Européenne, et tirant les conséquences de la résolution adoptée par l'Assemblée du Kosovo le 17 février 2008, reconnaît dès à présent le Kosovo comme un État souverain et indépendant" écrivait-il le 18 février à son tout nouvel homologue Fatmir Sejdiu, qualifié d'emblée de "président du Kosovo". 24 heures... Pourtant, la déclaration d'indépendance du Kosovo était absolument illégale, au regard du droit international.

Déclaration d'indépendance illégale...

Tout autant que la déclaration d'indépendance des deux provinces géorgiennes de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie... mais pas moins non plus. Et que pensez-vous qu'il arrivât ? L'Europe et les Etats-Unis se levèrent, comme un seul homme, pour critiquer les déclarations d'indépendance ossète et abkhaze, tandis que la Russie applaudissait chaudement. Curieusement, les médias oublient de rappeler que l'indépendance de l'Ossétie du Sud a été approuvée par 90% de la population lors d'un référendum en novembre 2006. Un référendum... ? Mais depuis quand un référendum est-il fait pour être appliqué ?! "Inacceptable", "injustifiable", "tragique", "regrettable"... rétorquent les tenants de l'intégrité territoriale géorgienne.

A y perdre son latin... diplomatique

C'est donc ici que tout se brouille. Pourquoi se qui est valable pour le Kosovo ne serait-il pas valable pour l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie ? Les autorités favorables à l'indépendance du Kosovo évoquent un "cas à part" non généralisable. Pourtant, les arguments, quand il y en a, sont flous. Et l'esprit simple fait une ligne droite : la Russie, alliée de la Serbie, ne reconnait pas l'indépendance du Kosovo, tandis que l'Europe, qui attend avec impatience le pipe-line géorgien, et les Etats-Unis, qui tentent par tous les moyens de s'octroyer les faveurs des anciens satellites soviétiques, s'opposent aux indépendances ossète et abkhaze.

Simple comme bonjour. Mais tellement arbitraire... Le monde existe encore, c'est bien ça l'étonnant !

En prime, un petit bonus-track, le président géorgien Michael Saakachvili, l'homme à qui une nouvelle guerre froide ne fait même pas peur, en séance de relaxation. Au menu, le mordage de cravate... Moins efficace qu'un séjour dans un temple bouddhiste tibétain, mais quand même...

 

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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