crise financière Emmanuel Todd analyse Emmanuel Todd : "Les Américains ont réalisé la plus grande escroquerie financière de l’histoire de l’humanité" emmanuel todd les americains ont realise la plus grande escroquerie financiere de l histoire de l humanite 2449

Pour l’historien Emmanuel Todd, l’élection de Barack Obama «redonnera quelques années de vie supplémentaires à l’empire». Elle ne suffira pas cependant à restaurer l’autorité d’une puissance en voie de déclassement.

L’élection annoncée de Barack Obama sera interprétée comme une régénération de la démocratie américaine, affirme Emmanuel Todd. Suffira-t-elle pourtant à opérer les ruptures espérées? Historien, démographe, auteur en 2002 d’«un «essai sur la décomposition du système américain», Todd ne cache pas sa perplexité. S’il accueille avec enthousiasme l’accession d’un président noir à la Maison-Blanche, il craint, dit-il, que l’événement ne s’inscrive dans un «processus de dislocation».


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(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Monnaie-argent/négatif/dette/guerre

Merci pour vos trouvailles (nouvelles sur le oueb) et votre style/humour élégant ( quand l'article s'y prète ).
Synthèse progressiste des 2 articles : USA = hyper-nuisance.

L' Histoire économique et financière _ESSENTIEL_ :

( www.agoravox.fr , Bernard Dugué > > Allons, Monsieur Sarkozy, osez la révolution copernicienne monétaire en ce noir vendredi 24 octobre 2008 !
> par Tzecoatl (IP:xxx.x14.198.87) le 25 octobre 2008 à 10H41 )
> Ce n'est pas un problème de monnaie que nous avons, mais de non-monnaie, ce que Bardet appelait l'argent-négatif:
>
>
>
> Jean-Gaston BARDET, Demain, C'est l'An 2000 ! (écrit en 1950 !)
>
> LE SUPER-MÉCANISME CONCENTRATIONNAIRE
>
> par Jean-Gaston BARDET
>
> Mais parmi tous les mécanismes concentrationnaires, il en est un plus subtil et plus puissant, dont l'ignorance était quasi totale il y a trente ans (ndlr, écrit en 1950, donc en 1920). Aussi suis-je bien obligé de l'exposer en détail. C'est le mécanisme bancaire qui multiplie les méfaits de l'usure et du crédit. En effet, d'un côté, par l'addition des intérêts il double, puis quadruple toute dette en quinze puis trente ans, d'un autre côté, par le subterfuge du crédit et de la monnaie scripturale, il vampirise toutes les richesses mobilières et surtout immobilières d'une nation, puis du monde.
>
> L'usure a toujours été interdite par le Droit canon romain, puis par le Coran. Le catéchisme du concile de Trente est formel: "Tout ce qu'on prend au delà de ce qu'on a donné est usure... c'est pourquoi le prophète Ezéchiel (18-17) dit que Celui-là sera juste qui n'aura rien pris au-delà de ce qu'il aura prêté . Et Notre Seigneur nous ordonne, dans Saint-Luc (6-35), de prêter sans en rien espérer. Ce péché a toujours été considéré, même par les païens, comme un crime très grave et très odieux" et le concile ajoute, "c'est ce qui fait dire à Ciceron que prêter à usure ou tuer un homme c'est la même chose. Et en effet, ceux qui prêtent à usure vendent deux fois une même chose, ou ils vendent ce qui n'est point".
>
>
> Il faudrait bien peu connaître l'histoire des civilisations pour s'imaginer qu'il ne s'agit là que d'un principe de morale et non pas d'un principe fondamental de bonne organisation de la société civile... car il n'y a qu'une seule clé pour les Deux Royaumes (celui de la Terre et celui du Ciel).
>
> La civilisation égyptienne a duré quelques cinq mille ans ; elle ignorait la monnaie. Les diverses civilisations mésopotamiennes se sont effondrées les unes après les autres, au bout de quelques siècles, s'entredéchirant, s'entredétruisant. Elles connaissaient non seulement le trafic des lingots, mais l'usure, c'est-à-dire le "croît de l'argent" comme l'appelle le code d' Hammourabi. L'intérêt pouvait légalement atteindre 25% et montait jusqu'à 100 et 140%...
>
>
> L'Encyclopaedia Britanica (article Money, édition de 1929) souligne que l'écroulement de la Grèce au VIème siècle comme l'effondrement de l'Empire romain sont également dus à l'usure. Ainsi que l'a montré G. Ferrero dans: la Grandeur et le déclin de Rome, Jules César fut brisé pour s'être montré incapable de résoudre "la gigantesque accumulation d'intérêts inaliénables qui avaient concentré toute la richesse en quelques mains, réduisant les petits propriétaires en esclavage".
>
> Vous commencez à soupçonner pourquoi Cicéron est plus dur dans ses jugements que les Pères de l'Église !
>
> Précisons que le mot usure ne s'applique pas au taux pratiqué mais au caractère du prêt (Il n'en est pas de même du mot: usurier. Cependant les auteurs anglais qualifient d'usure le prêt à la production de l'argent qui n'existe pas, de l'argent négatif). Le prêt de consommation est seul qualifié d'usure dans les textes canoniques, le prêt à la production n'est pas un prêt, mais un apport de capital à une entreprise dont l'activité fournit des bénéfices. Ce prêt à la production n'est-il pas licite ? Oui, dans certaines limites du taux de l'intérêt, mais non quand celui-ci atteint 50% à 60%, tel est cependant le taux réel des avances bancaires modernes.
>
>
> Pour le comprendre, il faut étudier la constitution et le développement de la Banque d'Angleterre, type du système bancaire moderne, né en pays protestant où l'usure avait été autorisée par Elizabeth I.
>
> En 1694, Guillaume d'Orange, devenu Guillaume III d'Angleterre, n'avait plus d'argent pour payer son armée. Ce Hollandais, dont le succès avait été financé par les banquiers protestants de son pays, va — juste retour des choses — être pris dans l'engrenage des usuriers anglo-hollandais. Un syndicat d'usuriers, dirigé par William Paterson, lui proposa la combinaison suivante: a) Le syndicat privé avancera au gouvernement un prêt en or de 1 200 000 livres, au taux de 6%, le capital et l'intérêt étant garantis par l'État et payés en or ; b) en récompense, le syndicat privé a le droit de s'appeler Banque d'Angleterre ; c) comme le syndicat se démunissait ainsi de tout son capital pour financer le prêt, il avait en échange ( ?) le droit d'émettre et de négocier des billets à ordre jusqu'à la concurrence des 1 200 000 livres prêtées en or, à l'Etat.
>
> Jusque-là, seul l'Etat avait le droit régalien de battre monnaie, c'est lui qui aurait pû et dû émettre ces billets gagés sur l'or qu'il avait emprunté. Le syndicat, abusant de son titre de Banque d'Angleterre, fit imprimer des billets reconnus valables à Londres, puis dans tout le pays, sous caution morale du roi et matérielle du prêt en or. C'était génial, le public avait confiance en des papiers que la Banque — n'ayant plus de capital — était incapable de rembourser. Ainsi est né le crédit moderne en argent-papier, véritable contrefaçon du Crédo.
>
> Par cet abus de confiance envers le peuple anglais, doublé de haute trahison envers le roi, dit Thomas Robertson (1), le clan des usuriers doubla d'un trait de plume sa fortune. Elle fit même plus que doubler, puisqu'il touchait non seulement l'intérêt sur son prêt en or, mais l'intérêt sur les billets en papier qu'il se mit à prêter — le 6% sur le capital initial devenant du 12%, en huit ans il doublait à nouveau (2).
>
> Ainsi la Banque avait créé une double dette, l'une du gouvernement — lequel, après tout, empochait l'or — l'autre du peuple anglais. L'endettement simultané du gouvernement et du peuple ne fera que croître sans cesse, le gouvernement faisant évidemment tout retomber sur le peuple par le système des impôts. Telle est l'origine de la Dette nationale anglaise, nulle avant Guillaume III et qui atteignait, en 1948, 24 milliards de livres. Le mécanisme comporte trois stades: usure, dette, impôts, dont 60% servent à payer les intérêts de la dette.
>
> Guillaume III continua à emprunter à la Banque jusqu'à concurrence de 16 millions de livres-or. Et celle-ci émit la même somme en billets. Bien plus, comme les billets avaient cours au même titre que l'or, même à l'étranger, la Banque avança désormais au gouvernement du papier... cautionné par lui, et non plus en or. Le tour était joué. Il est évident qu'à ce moment-là le gouvernement aurait pu reprendre son droit régalien et décider d'imprimer lui-même, les billets ; il n'aurait ainsi jamais eu d'intérêts à verser ni de dette nationale en boule de neige.
>
> Au début, la banque n'émit des billets que jusqu'à concurrence de l'or prêté, et conserva une réserve-or destinée à couvrir les demandes de remboursement. Petit à petit, elle s'aperçut que les gens préféraient manier des billets plus légers que l'or, et qu'on pouvait émettre des billets en se contentant de garder une réserve de 10%.
>
> Mises en goût par une opération aussi fructueuse, les banques se multiplièrent comme des champignons. Entre 1694 et 1830, on trouve dans les îles Britanniques 684 banques privées, émettant chacune ses propres billets.
>
>
> En dehors de toute considération morale le prêt à la production suffit à déséquilibrer toute économie qui n'est pas purement agricole ou pastorale, c'est à dire la seule économie où le "croît biologique", don de Dieu, éternellement renouvelé, peur dépasser le "croît de l'argent" lorsque le taux est faible. L'industrie, elle, ne fait que transformer, et par l'extraction, épuiser.
>
>
> Tout d'abord, c'est l'inflation. Il y a dix fois plus de signes monétaire légaux en 1836 qu'en 1694. Or cette monnaie-papier n'est pas seulement prêtée mais dépensée directement par les banques, qui jouent ainsi le rôle de commerçants. Elles peuvent ainsi faire marcher leur commerce, avec seulement 10% du capital réel, tandis que les industriels qui veulent lancer une usine ou constituer un stock empruntent aux banques, au taux de 6%, des billets qui ne représentent quasi rien et hypothèquent leurs moyens réels de production pour du vent. Cela explique le peu de faillites des banques et la vampirisation des industries et du commerce par les "banques d'affaires".
>
> Toutefois, en 1836, le gouvernement britannique eut conscience du danger. Après une enquête secrète, le chancelier Robert Peel prit l'initiative du Bank Charter Act de 1844. Cette lois retira aux quelques 600 banques privées le droit d'émettre des billets en ne reconnaissant qu'à la -seule- Banque d'Angleterre, obligée cette fois d'avoir une couverture-or de 100% — ce qui dura jusqu'en 1914...— Aujourd'hui, la couverture n'est plus que symbolique.
>
> Pauvre gouvernement ! Les 600 banquiers se réunirent en un nouveau syndicat, le Joint Stock Banks et remplacèrent l'émission des billets interdits par l'émission de chèques facilitant l'avance bancaire, c'est à dire l'ouverture de crédit en compte courant. Ce n'était qu'une émission camouflée de billets, et d'autant plus avantageuse qu'elle allait servir principalement à enfler la production des gros emprunteurs et non à faciliter la consommation des petits, comme la monnaie légale.
>
> C'était un nouveau coup de génie. Cette fois, ce n'est plus le roi qui cautionnera l'émission, ce sont les déposants, par suite d'une confusion habilement entretenue.
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> Le secret de la toute-puissance bancaire dans le monde entier, précise Robertson, réside dans le fait suivant: "Lorsqu'un individu dépose aujourd'hui 1 000 £ en espèces à la banque, celle-ci ne prête pas ces 1 000 £ à un autre client, mais les garde en réserve, et prête en avance bancaire, ou par chèque 9 000 £, c'est à dire neuf fois le montant du dépôt qu'elle a reçu". C'est le premier client qui constitue la réserve de 10%... alors que le bon public croit que toute Banque n'est qu'un intermédiaire qui avance l'argent mis chez elle en dépôt, soit 1 000 £ pour 1 000 £. C'est d'ailleurs ce qui est déclaré dans tous les traités orthodoxes, et qui était officiellement inscrit dans l' Encyclopaedia Britanica jusqu'en 1910 ; mais dans l'édition de 1929, vous lisez que "les banques prêtent en créant du crédit, elles créent leurs moyens de paiement ex nihilo" {= en partant de rien; + = nihilistes _ NDRéactif } précise M. R. Hawtrey, secrétaire adjoint au Trésor.
>
> En général, l'emprunteur a déposé des garanties. S'il ne peut rembourser son emprunt, la banque saisit les garanties et fait là un bénéfice absolu, pendant que l'emprunteur, lui, fait faillite. S'il rembourse, la banque touche 6% sur 9000 £, soit 54% sur les 1 000 £ qui lui avait été déposées jadis, joli bénéfice pour avoir fait un simple jeu d'écriture. L'opération est annulée, la somme inscrite est rentrée dans la colonne Avoir, elle annule le montant porté en sortie dans la colonne Doit. Les 9 000 £ se dissolvent dans le vent, d'où elles étaient venues !...
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> De là le pouvoir quasi magique des banques. Non seulement elles créent et détruisent de la monnaie, mais des affaires. Elles provoquent des booms, des crises artificielles, des périodes de suractivité ou de chômage, suivant que — comme une coquette — elles accordent ou non leurs faveurs, c'est-à-dire des crédits de compte courants. Elles sont maîtresses du "cycle du commerce". Leur pouvoir est invincible, quel que soit le parti qui triomphe temporairement. Elles concentrent progressivement tout entre leurs mains, sur la ruine des nations.
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> Lorsqu'en 1919, Vincent C. Vickers — gouverneur de la Banque d'Angleterre depuis 1910 — s'apercevra de cette destruction irrémédiable, il démissionnera et commencera à dénoncer cet engrenage implacable (3). Il en résultera l'Official Governmental Report on Finance and Industry, dit MacMillan Report (4), au Parlement anglais de 1931, puis le Canadian Government Report of the Committee on Banking and Commerce, de 1939 (5), qui confirmèrent tous ces faits et révélèrent que le mot: dépôt bancaire est une escroquerie verbale, il fait croire à un actif alors qu'il représente au contraire un passif, une dette des emprunteurs. Il faut lui substituer l'expression "crédit financier" ou mieux "argent négatif".
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> Avec ce système une banque peut tout acheter, tout faire passer entre ses mains, puisqu'elle peut doubler en deux ans non seulement son capital réel mais l'argent qu'on lui dépose. Elle réalise l'idéal concentrationnaire, n'ayant besoin ni de déplacer des hommes, ni de rassembler des machines, quelques traits de plume suffisent. C'est la reine des machines-en-papier ! (ndlr, les ordinateurs)
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> Pas de concentration sans destruction
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> Le mécanisme moderne du Crédit, portant sur la production va conduire au même effondrement que la simple usure de l'antiquité, portant sur la consommation , car il ne possède plus d'autorégulation venant des signes monétaires légaux, de l'argent accumulé ou thésaurisé, de l'épargne.
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> Lorsque des consommateurs investissent leur épargne, tout d'abord, le taux d'intérêt réel reste limité, inférieur à 10% mais surtout, l'industrie qui emprunte ne peut se développer qu'en fonction de cette épargne, de ce surplus qui n'a pas été dépensé pour la consommation. À moins de fabriquer des objets superflus, cette industrie risque peu de surproduire, c'est-à-dire de produire au-delà des possibilités d'achat des consommateurs. Tandis que dans le cas du financement par les banques, qui émettent une monnaie scripturale anticipée , basée sur l'hypothèse de la vente des objets produits, les exploitations de la production s'enflent à une vitesse dépassant les pouvoirs d'achat réels qui sont désormais négligés et ignorés.
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>
> Il s'en suit une hystérie de la production qui offre l'alternative: chômage ou guerre pour la destruction des biens qui encombrent le marché.
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> Il y a donc deux financements possibles de caractères totalement opposés: l'un provenant de l'épargne, de l'argent en supplément et l'autre projeté par anticipation . Dans le premier cas, l'autorégulation doit venir de l'offre des capitaux existants, dans le second, de la demande en besoins primaires les plus certains.
>
>
> Ainsi le financement bancaire — mis en lumière — est tout indiqué pour la construction et l'équipement immobilier profitant à l'ensemble du pays. Là où il n'y a point à craindre de surproduction, c'est vraiment la demande qui fixe l'émission. Ce sont les besoins en logements, en routes, en ponts, en hôpitaux, en écoles, en forêts, qui cette fois, deviennent les régulateurs de la monnaie scripturale anticipée, si dangereuse dans ses anticipations. Mais dans ce cas, seuls des offices régionaux — et non une banque de crédit centralisée (6) — permettraient d'avoir la confiance du public de la région et le contrôle effectif des besoins proches. Comme là, il s'agit de prêt de consommation et non plus de production, il ne peut plus être question d'intérêt. La Région ne peut être usurière. Le mécanisme bancaire, en tant que mécanisme , est utilisé sans compromission avec l'usure, il possède son autorégulation organique: la connaissance de la communauté dans ses besoins propres. C'est le seul cas où posant le Bien au départ, nous le récoltons à l'arrivée.
>
>
> Lorsque s'ajoutent les méfaits de prêt à intérêt de taux scandaleux, de la monnaie scripturale non freinée par les besoins et de l'hystérie de la production, on dévale à roue libre vers la destruction obligatoire.
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>
> La ruine vient, d'une part de la Dette nationale et de ses intérêts reportés sur le peuple par l'impôt qui n'est plus "juste", ne répondant pas à un service rendu. Aussi se pose la question: faut-il rendre à César ce qui est à Mammon ?
>
> La ruine est augmentée par l'inflation qui déprécie les biens du travail et qui est telle qu'en juillet 1945, les banques réunies des îles Britanniques possédaient en caisse 600 millions de £ et avaient accepté environ 5 400 millions de £, soit neuf fois plus, en reconnaissances de dettes, prêts, avances, investissements. Ces 5 400 millions n'ayant aucune existence réelle ont été créés par les banques, à partir de rien, depuis 1844, au taux de 1 million par semaine (7).
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>
>
> Le système est très exactement satanique. L'homme ne peut rien créer ex nihilo. L'argent-négatif ou dette peut, et doit, être détruit par un jeu d'écritures sur le grand Livre: la colonne Avoir équilibrant la colonne Doit. Mais subsiste l'intérêt à payer, qui ne le peut être que grâce à une nouvelle création ex nihilo d'argent-négatif et ainsi de suite... Il se produit une boule de neige de dettes, une marée d'argent-négatif, de néant, qui augmente sans cesse et entraîne à la destruction obligatoire des biens réels.
>
> Le chaos économique qui conduit chaque pays à l'alternative: révolution ou guerre, provient d'une méconnaissance de vérités élémentaires, tant des marxistes d'ailleurs, que des économistes libéraux. Marx, en effet, n'a nullement soupçonné le mécanisme de l'argent-négatif, et a reporté ses attaques contre le profit et la propriété. Ces derniers ayant toujours été défendus — dans de justes limites — par l'Église, mère des Pauvres, la sagesse commandait de chercher une autre explication.
>
>
> La voici. Pour qu'il n'y ait pas coexistence de surproduction et de sous-consommation, il faut que le revenu national puisse acheter la production nationale donc lui soit égal (8) — la soupape des exportations étant de plus en plus réduite dans un monde qui s'unifie (9).
>
> Or tout prix comporte deux parts: l'une de travail, l'autre de capital,
l'une a) de salaires personnels (directs ou indirects mais versés à des personnes pour leur consommation),
l'autre b) de rémunération des capitaux engagés, qui sont des capitaux d'argent-négatif en majeure partie — la monnaie légale servant à peine à 5% des échanges (avoua lors de l'enquête précitée M. C. Towers, gouverneur de la Banque du Canada).
Tel est le phénomène a + b découvert expérimentalement par le major Douglas en 1920 et au sujet duquel M. de Valera déclarait en 1942: "Malgré mes demandes réitérées, aucun économiste n'a pu me démontrer la fausseté de ce théorème".
>
>
> Si donc les producteurs touchent un total a, ils ne peuvent, en aucune façon, acheter un total a + b ; le revenu national reste toujours inférieur à la production nationale. Il y aura toujours des surplus et les consommateurs seront toujours en état de sous-consommation. Telle l'origine du phénomène surabondance-misère qu'aucun dirigisme ne peut réduire.
>
> Faut-il souligner que plus la structure productrice est concentrée, plus les investissements dans d'énormes machines sont gigantesques, plus b croît aux dépens de a dans l'équation, moins les salarié peuvent acheter leur production, plus la misère augmente, ce qui se vérifie depuis un siècle, quelle que soit l'augmentation continue des salaires (10).
>
>
> Le remède financier — dont nous avons déjà montré dans nos autres chapitres la valeur économique — consiste d'une part dans le micro-machinisme et la décentralisation diminuant b. Et d'autre part, dans le retour à l' Etat de son droit régalien de battre monnaie, enfin dans l'utilisation de crédit public retrouvé, sans intérêt , pour la construction des services publics nationaux, régionaux (routes et hôpitaux, écoles et forêts) où la part de salaires personnels est maxima et qui sont en dehors du circuit Production, dans lequel doit jouer seulement la monnaie légale (11).
>
> Faut-il faire remarquer que, quelle que soit la Distribution: structure du commerce et répartition des biens parmi les citoyens, cela ne joue qu'à l'intérieur de a . Il peut y avoir des injustices, des bénéfices scandaleux ou un gaspillage dû à une cascade d'intermédiaires, mais les Salaires totaux, plus ou moins bien répartis, doivent d'abord permettre d'acheter la Production totale.
>
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> Le système bancaire actuel, autrement dit l'usure-à-l'argent-négatif ne peut rien créer de positif, il est très exactement inverti. Il prospère en temps de guerre, s'épanouit, apporte la prospérité matérielle aux ouvriers requis en usine, aux fournisseurs de l'État et aux fabricants de munitions, pendant que la fleur de la nation est tuée ou mutilée. Il languit en temps de paix, se contracte, apporte le rétrécissement du pouvoir d'achat, les faillites, banqueroutes, le chômage et toutes les misères à la clé. Pourquoi ce paradoxe ?
>
> Il y a toujours assez de pouvoir d'achat pour les buts de guerre PARCE QUE les biens créés sont détruits. Ainsi la sous-consommation peut être ordonnée au nom du patriotisme, tandis que la surproduction est liquidée.
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>
> Il ne s'agit point de mettre au pilori les banquiers actuellement inconscients, mais de considérer les faits. Les faits sont les suivants, ils crèvent les yeux: l'usure-à-l'argent négatif conduit à fournir toujours assez d'argent pour la guerre, la mort et la destruction et jamais assez pour la paix, la vie et la construction. Plus la guerre est terrible, dévastatrice, plus de pouvoirs d'achat sont créés, plus le flot d'argent-négatif s'enfle ainsi que les bénéfices des usuriers. Mais ce gonflement ne peut avoir lieu avec des biens qui encombreraient le marché, puisque les salaires sont toujours insuffisants pour les acheter, et ne peut avoir lieu que dans un seul cas, celui de la destruction délibérée des stocks. Le système ne fonctionne avec efficiency que si l'on détruit des biens réels (12). Il conduit implacablement à la guerre.
>
>
> Jean-Gaston BARDET (1950)
>
>
> (1) In -Human Ecology-, (Maclellan ed. 240 Hope Street, Glasgow), admirablement documenté mais dont nous n'acceptons pas le remède.
>
> (2) Savoir doubler l'intérêt fait partie de la science bancaire... Ainsi en est-il de la vente à crédit -mensuel- à 8%, qui est en réalité à 16%, et qu'on tente de généraliser en Europe (en 1950)
>
>
>
> (3) Economic Tribulations (Badley Heat, 1941).
>
> (4) Publié par H. M. Stationary Office (Londres, 1931)
>
>
>
> (5) Publié par Hing's Printer (Ottawa, 1939)
>
>
>
> (6) Dont les méfaits sont dénoncés par Robertson, -op. cit-, et le thomiste irlandais R. P. Denis Fahey in -Money manipulation and Social Order-, (Brown and Nolan. Dublin).
>
> (7) Tel est le montant de l'impôt secret perçu sur toute la communauté de l'espace financier britanique, qui le paie non avec du vent mais avec son travail et ses propres biens réels. Et ce chiffre de 5 400 millions ne comporte pas toutes les acquisitions et investissements dans les affaires nationales ou internationales qui se montent au moins à 5 000 autres millions.
>
>
> (8) Molotov, longtemps ministre des affaires étrangères de l'URSS, avoua que la seule chose qu'il craignait était que cette égalité soit réalisée en Occident...
>
>
>
> (9) La recherche des grands espaces financiers, les accords financiers entre plusieurs nations n'ont, au fond (et peut-être inconsciemment), pour but que de trouver... chez les autres, de l'argent que l'on ne peut trouver chez soi ; mais le théorème reste inéxorablement valable pour l'espace considéré !
>
> (10) Le personnel de certaines usines s'appauvrit au fur et à mesure que s'accroît leur modernisation. Il pouvait acheter, en 1947, environ la moitié de la production, et deux ans après seulement le quart, car la modernisation entraîne un accroissement des charges du capital et une diminution des pouvoirs d'achat. Cf. l'article de Georges Levard, in "revue d'Action Populaire" de décembre 1950.
>
>
>
> (11) L'abîme qui sans cesse augmente entre le "progrès" matériel et le progrès moral, vient de ce que la production matérielle n'est plus organique. Elle n'est plus financée par le croît naturel, par les propres réserves des industries, mais par anticipation, par dettes d'argent-négatif. Elle s'enfle à une vitesse qui dépasse toute maturation possible des individus. Cela est fondamental pour comprendre l'hystérie de la production.
>
>
>
> (12)Aussi les faillites des industries sont-elles acceptées avec complaisance par les banques, c'est une des soupapes de sûreté qui empêchent la chaudière d'éclater. Par contre, les bons "Serra" émis sans intérêt au Kenya, vers 1921, ou les "billets coopératifs" sans intérêt, J.A.K., au Danemark en 1931, furent stoppés par les banques nationales, car les professeurs d'économie démontrèrent ( !!) "que c'était un gros -désavantage- pour tout le monde ( !) d'emprunter sans intérêt". Qu'en pensent les constructeurs de petites maisons familiales... qui paient deux fois leur maison ?
>
> extrait de: DEMAIN, C'EST L'AN 2000 ! de Jean-Gaston BARDET (éd. Jacques Petit, Angers, 1950)
>
> Jean-Gaston BARDET (1907-1989) architecte et urbaniste, professeur international, il fut en poste dans de nombreux endroits du monde, Europe, Afrique, Moyen-Orient, les Amériques, en particulier l'Amérique Latine, dont le Méxique, où il travailla à six reprises. Une grande partie de ce livre fut écrite quand il était en poste en Argentine.

+ ~actualisation ~ :
Voici le lien :
http://submoon.freeshell.org/fr/valium/money.html#fn2
MAIS il es devenu inaccessible (!!!!!???????). ( IL SERAIT PEUT-ÊTRE BON DE L' ESSAIMER.) Donc > >

> MONEY AS DEBT Page 1 / 12

'Certains des plus grands hommes des Etats-Unis
dans le domaine du commerce et de la production, ont peur de quelque chose.
Ils savent qu'il existe quelque part une puissance
si organisée, si subtile, si vigilante, si cohérente, si complète, si
persuasive...
qu'ils font bien, lorsqu'ils en parlent, de parler doucement.'
-- Woodrow Wilson, ancien président des Etats-Unis

'Chaque fois qu'une banque fait un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé.
De l'argent tout neuf.'
-- Graham F. Towers, gouverneur de la Banque du Canada 1934-54

' Le procédé par lequel les banques créent de l'argent
est tellement simple que l'esprit en est dégoûté.'
-- John Kenneth Galbraith, économiste

' Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation,
et je n'aurai pas à m'occuper de ceux qui font ses lois.'
-- Meyer Anselm Rothschild, banquier

Money as Debt -transcription fr

Money as Debt (L'Argent en tant que Dette)
Réalisation : Paul Grignon (moneyasdebt.net)
Traduction fr : Little Neo, janvier 2008 : http://submoon.freeshell.org

L'Argent en tant que Dette

* La Dette... *

2 grands mystères dominent notre vie. L'amour et l'argent.

"Qu'est-ce que l'amour ?" est une question qui a été infiniment explorée dans les histoires, les
chansons, les livres, les films, et à la télévision. Mais on ne peut pas en dire autant pour la question
"Qu'est-ce que l'argent ?". Il n'est pas étonnant que la théorie monétaire n'ait pas inspiré de films à
gros budget. Mais on ne la mentionne même pas dans les écoles où la plupart d'entre nous sommes
allés... Pour la plupart d'entre nous, la question "D'où vient la monnaie ?" évoque l'image d'un
atelier imprimant des billets et frappant des pièces. Nous croyons que la monnaie est créée par le
gouvernement. C'est vrai, mais seulement jusqu'à un certain point.

Ces valeurs symboliques de métal et de papier, que nous considérons comme la monnaie, sont
effectivement produites par une agence gouvernementale, la "Mint". Mais la vaste majorité de
l'argent n'est pas créée par cette agence, elle est créée, en quantité phénoménale, chaque jour, par
des entreprises privées, connues sous le nom de banques.

La plupart d'entre nous croyons que les banques prêtent de l'argent leur ayant été confié par des
dépositaires. Cela est facile à imaginer, mais ce n'est pas la réalité. En fait, les banques créent
l'argent qu'elles prêtent non pas à partir des possessions des propriétaires, ni de l'argent déposé,
mais directement à partir de la promesse des emprunteurs de les rembourser. La signature de
l'emprunteur sur le contrat de prêt constitue une obligation de payer à la banque le montant de
l'emprunt plus les intérêts, ou alors de perdre la maison, la voiture, ou tout bien ayant constitué la
garantie. C'est donc un engagement important pour l'emprunteur. Qu'est-ce que cette même

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Pour comprendre comment ce miracle de la banque moderne est apparu, considérons cette belle
histoire :

~ La Légende de l'Orfèvre ~

Il était une fois un temps où à peu près n'importe quoi pouvait servir de monnaie. Cela devait
simplement être transportable, et assez de personnes devaient avoir la conviction que cela pourrait
plus tard être échangé contre des choses d'une valeur réelle telles que de la nourriture, des habits, ou
des abris. Coquillages, fèves de cacao, pierres précieuses, et mêmes des plumes, ont été utilisés
comme monnaie. L'or et l'argent étaient attrayants, malléables, et facile à travailler. De fait certaines
civilisations devinrent expertes avec ces métaux.

Les orfèvres rendirent le commerce bien plus facile en fabriquant des pièces, c'est-à-dire des unités
standards de ces métaux, dont le poids et la pureté étaient certifiés. Pour protéger son or, l'orfèvre
avait besoin d'un coffre. Et bientôt ses concitoyens vinrent frapper à sa porte, afin de louer un
espace pour entreposer en sécurité leur propre or et leurs propres valeurs. Rapidement l'orfèvre loua
tous les espaces de son coffre, et il gagnait un petit revenu de son affaire de location de coffre.

Les années passèrent, et l'orfèvre fit une observation avisée. Les dépositaires venaient rarement
retirer leur or physiquement présent dans le coffre, et de plus ils ne venaient jamais en même temps.
La raison était que les reçus que l'orfèvre avait donnés en échange de l'or, étaient échangés sur le
marché comme si c'était l'or lui-même. Cette monnaie papier était bien plus pratique que les lourdes
pièces, les montants pouvaient être simplement écrits au lieu d'être laborieusement comptés un par
un pour chaque transaction.

En même temps l'orfèvre avait une autre affaire : il prêtait son propre or en faisant payer des
intérêts. Comme ses reçus étaient unanimement acceptés, les emprunteurs demandaient pour les
prêts des reçus en lieu et place d'or véritable. Au fur et à mesure que cette industrie se développait,
de plus en plus de gens demandaient des prêts et cela donna à l'orfèvre une meilleure idée. Il savait
que bien peu de ses dépositaires retiraient leur or, donc l'orfèvre se figura qu'il pouvait sans
problème échanger des reçus contre l'or de ses dépositaires, en plus du sien. Aussi longtemps que
les prêts étaient remboursés, ses dépositaires n'en sauraient rien, sans dommage pour eux.

Et l'orfèvre, désormais plus banquier qu'artisan, faisait un profit supérieur à ce qu'il aurait pu obtenir
en ne prêtant que son propre or. Pendant des années l'orfèvre profita discrètement du revenu
confortable des intérêts des prêts de l'or de ses dépositaires. Maintenant, en tant que prêteur
proéminent, il était plus riche que ses concitoyens, et il l'affichait ostentatoirement. Des soupçons
s'élevèrent selon lesquels l'orfèvre dépensait l'argent des dépositaires. Les dépositaires se
rassemblèrent et menacèrent l'orfèvre de retirer leur or si celui-ci n'expliquait pas l'origine de sa
récente fortune. Contrairement à ce qu'on aurait pu attendre, cela ne tourna pas au désastre pour
l'orfèvre. Malgré le caractère intrinsèquement frauduleux de sa démarche, son idée marchait
parfaitement. Les dépositaires n'avaient rien perdu. Leur or était en sécurité dans le coffre de
l'orfèvre.

Au lieu de retirer leur or, les dépositaires exigèrent que l'orfèvre, dorénavant leur banquier, partage
ses profits avec eux en leur payant une partie des intérêts. Ce fut le début du système bancaire. Le
banquier payait un faible taux d'intérêt sur les dépôts d'argent des clients, qu'il prêtait ensuite à un
taux plus élevé. La différence couvrait les coûts des opérations ainsi que les profits. La logique du
système était simple et cela semblait un moyen raisonnable de satisfaire les demandes de crédit.

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Ce nouveau schéma fonctionna parfaitement, et le banquier devient immensément riche grâce aux
intérêts sur des prêts d'or qui n'existaient pas. L'idée que le banquier puisse créer de l'argent à partir
de rien était trop inimaginable pour être crue. Donc pendant longtemps cette pensée ne traversa pas
l'esprit des gens. Mais le pouvoir d'inventer de l'argent monta à la tête du banquier comme vous
pouvez tous l'imaginer. Finalement l'ampleur des prêts accordés et sa richesse affichée déclencha à
nouveau des suspicions. Certains emprunteurs commencèrent à demander de l'or véritable à la place
des représentations papier. Les rumeurs se propagèrent. Un jour beaucoup de riches dépositaires
vinrent simultanément retirer leur or. C'en était fini.

Un océan de titulaires de reçus déferla dans les rues jouxtant les portes closes de la banque. Hélas le
banquier n'avait pas assez d'or et d'argent pour honorer tous les reçus qu'il avait placés dans leurs
mains. C'est ce qu'on appelle l'assaut de la banque, et c'est ce que chaque banquier redoute. Ce
phénomène d'assaut a ruiné des banques individuelles, et, peu étonnamment, a fortement détérioré
la confiance publique envers les banquiers. Il eût été simple de rendre illégale la pratique de la
création d'argent ex nihilo mais les larges volumes de crédit que les banquiers offraient étaient
devenus essentiels au succès de l'expansion commerciale de l'Europe, donc à la place cette pratique
a été légalisée et régulée. Les banquiers ont accepté de limiter la quantité d'argent fictif de prêts
pouvant être mis à disposition.

La limite était quand même bien supérieure à la valeur totale de l'or et l'argent entreposés dans le
coffre ; souvent le rapport était de 9 dollars fictifs pour 1 dollar réel d'or. Ces régulations étaient
soutenues par des inspections surprises. Il était également convenu que dans le cas d'un assaut des
banques centrales aideraient les banques locales avec des transfusions d'urgence d'or. C'est
seulement en cas d'assaut simultané sur plusieurs banques, que la bulle de crédit imploserait et que
le système serait anéanti.

* Le système monétaire aujourd'hui *

Avec les années le système de réserves fractionnaires, avec son réseau intégré de banques soutenues
par une banque centrale, est devenu le système monétaire dominant dans le monde. Dans le même
temps la fraction d'or soutenant l'argent des dettes s'est invariablement réduit à néant.

La nature même de la monnaie a changé. Autrefois le dollar papier était vraiment un reçu qui
pouvait être échangé contre un montant fixe d'or ou d'argent. Actuellement un dollar papier ou
numérique ne peut être échangé que contre un autre dollar papier ou numérique. Avant, les crédits
créés par les banques privées n'existaient que sous forme de document bancaire privé que les gens
avaient le droit de refuser de même qu'aujourd'hui nous pouvons refuser un chèque privé.

A présent, un crédit bancaire privé est légalement convertible en monnaie fiduciaire issue par le
gouvernement : les dollars, euros, livres, etc, que nous voyons habituellement comme de la
monnaie. La monnaie fiduciaire est une devise créée par ordonnance ou décret gouvernemental et
les lois en vigueur stipulent que les citoyens doivent accepter cette monnaie comme payement pour
une dette sous peine qu'en cas de refus les tribunaux annulent la dette en question.

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Actuellement, l'argent est littéralement créé comme dette. De la monnaie est créée sitôt que
quelqu'un contracte un prêt auprès d'une banque de ce fait la quantité totale de monnaie pouvant
être créée n'a qu'une limite réelle : le niveau total de la dette. Les gouvernements imposent une
limite statutaire supplémentaire sur la création d'argent neuf en établissant des règles appelées
exigences de réserve fractionnaire. Pour la plupart arbitraires, les exigences de réserve fractionnaire
varient d'un pays à l'autre, et de temps à autre. Dans le passé il était fréquent d'exiger que les
banques possèdent au moins un dollar d'or réel dans leur coffre pour 10 dollars de monnaie-dette
créés. Aujourd'hui les exigences de réserve ne s'appliquent plus au rapport entre l'argent neuf et l'or
en dépôt, mais au rapport entre la monnaie-dette créée et la monnaie-dette existant déjà en dépôt à
la banque. Aujourd'hui, la réserve d'une banque consiste en deux choses : le montant d'espèces
émises par le gouvernement que la banque a déposées à la banque centrale plus le montant de
monnaie-dette existante que la banque a en dépôt.

Pour illustrer cela d'une façon simple, imaginons une banque toute nouvelle sur le marché, qui n'a
pas encore de dépositaire. Cependant les investisseurs ont constitué un dépôt de réserve de 1111,12
dollars d'espèces existantes, qu'ils ont mis à la banque centrale. La réserve fractionnaire en vigueur
est 9:1.

1re étape
La banque ouvre et accueille son premier emprunteur, il a besoin de 10000 dollars pour acheter une
voiture. Avec le taux de réserve 9:1, la réserve de la nouvelle banque à la banque centrale,
également dénommée base monétaire, lui permet de créer légalement neuf fois ce montant, soit
10000 dollars, sur la base de la reconnaissance de dette de l'emprunteur. Ces 10000 dollars ne sont
pris de nulle part ailleurs, c'est de l'argent tout neuf, simplement inscrit sur le compte de
l'emprunteur comme crédit bancaire. Ensuite l'emprunteur fait un chèque sur ce crédit pour acheter
la voiture.

2e étape
La vendeuse dépose ces 10000 dollars nouvellement créés à sa banque. Contrairement à la base
monétaire déposée à la banque centrale, cet argent de crédit récemment créé ne peut pas être
multiplié par le taux de réserve, en fait il est réparti selon la fraction de réserve. Au rapport de 9
pour 1, un nouveau prêt de 9000 dollars peut être effectué sur la base de ce dépôt de 10000 dollars.

3e étape
Lorsque ces 9000 dollars sont déposés par une tierce personne à la banque qui les a initialement
créés, ou une autre, ils deviennent la base légale d'un troisième crédit, cette fois pour un montant de
8100 dollars. Telle une de ces poupées russes où chaque couche contient une poupée légèrement
plus petite, chaque nouveau dépôt contient le potentiel pour un prêt légèrement plus petit suivant
une série décroissante infinie. Maintenant, si l'argent prêté n'est pas déposé à la banque, le processus
s'arrête, c'est la part imprévisible du mécanisme de création d'argent. Mais plus vraisemblablement,
à chaque étape l'argent sera déposé dans une banque et le procédé de répartition peut se répéter
encore et encore, jusqu'à ce que presque 100 000 dollars d'argent neuf soient créés au sein du
système bancaire.

Tout cet argent a été créé entièrement à partir de dettes et le tout a été légalement autorisé par le
dépôt initial d'une réserve de seulement 1111,12 dollars qui sont restés assis, intacts, à la banque
centrale. Ce qu'il y a de plus avec cet ingénieux système, c'est que la comptabilité de chaque banque
de la chaine doit montrer que la banque a 10% en plus de dépôts que d'argent qu'elle a prêté. Cela
donne aux banques un très bon motif pour acquérir des dépositaires, afin d'être capable d'émettre

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Maintenant, à moins que tous les prêts successifs aient été déposés dans la même banque, on ne
peut pas affirmer qu'une banque multiplie sa base monétaire initiale d'un facteur de presque 90 en
émettant des crédits à partir de rien. Cependant le système bancaire fonctionne en boucle fermée,
les crédits créés dans une banque deviennent des dépôts dans une autre, et réciproquement. Dans un
monde théorique d'échanges parfaitement uniformes, l'effet ultime serait exactement le même que si
l'ensemble du processus avait lieu au sein d'une banque unique ; c'est-à-dire que la réserve initiale à
la banque centrale d'un peu plus de 1100 dollars permet au système de collecter des intérêts sur
jusqu'à 100 000 dollars qu'il n'a jamais eus. Les banques prêtent de l'argent qu'elles n'ont pas !

Si ça a l'air ridicule, essayez ceci : ces dernières décennies, sous la pression incessante des lobbies
bancaires, les exigences de constituer un dépôt de réserve à la banque centrale nationale ont
simplement disparu dans certains pays, et les taux de réserve actuels peuvent être bien supérieurs à

9:1. Pour certains types de compte, des taux de 20:1 ou 30:1 sont monnaie courante (super jeu de
mots). [Pas de réserve du tout dans certains cas] Et encore plus récemment en introduisant des frais
de prêts pour augmenter la contribution de l'emprunteur à la réserve, les banques ont désormais un
moyen de circonvenir complètement les exigences de réserve. Donc, alors que les règles sont
complexes, la réalité est, dans les faits, très simple : les banques peuvent créer autant d'argent
que nous pouvons en emprunter.
Chacun sait inconsciemment que les banques ne prêtent pas d'argent.
Quand vous prélevez de l'argent de votre compte épargne,
la banque ne vous dit jamais que vous ne pouvez pas faire ça
parce que l'argent a été prêté à quelqu'un d'autre.
-- Mark Mansfield, économiste et auteur

Malgré l'exposition médiatique des planches à billets, la monnaie créée par le gouvernement
représente typiquement moins de 5% de l'argent en circulation, plus de 95% de toute la monnaie
existant aujourd'hui a été créée par quelqu'un signant une reconnaissance de dette à une banque. De
plus, cette monnaie de crédit est créée et détruite en immenses quantités chaque jour, au fur et à
mesure que les nouveaux prêts sont faits et les anciens remboursés.

J'ai bien peur que le citoyen ordinaire n'aimerait pas qu'on lui dise que les
banques peuvent créer de la monnaie, et le font....
Et ceux qui contrôlent le crédit de la nation dirigent
la politique du gouvernement
et portent au creux de leurs mains la destinée du peuple.
-- Reginald McKenna, ex-président du conseil de la Banque d'Angleterre du Milieu

Les banques ne peuvent employer ce système monétaire qu'avec la coopération active du
gouvernement. Tout d'abord les gouvernements font passer des lois instituant l'usage de la monnaie
fiduciaire nationale, deuxièmement ils autorisent que les crédits privés bancaires soient convertis en
devises gouvernementales, troisièmement les tribunaux font respecter les dettes et finalement les
gouvernements font passer des régulations pour protéger le fonctionnement du système monétaire et
sa crédibilité auprès du public, sans rien faire pour l'informer de la provenance réelle de l'argent. La
simple vérité est que quand nous signons sur les pointillés un "prêt hypothécaire", notre engagement
signé de payer, soutenu par les possessions que nous nous engageons à abandonner en cas de non-
paiement, est la seule chose de réelle valeur mise en jeu dans cette transaction.

Pour toute personne croyant que nous honorerons notre promesse, ce contrat de prêt, ou
hypothèque, est maintenant un morceau de papier portable, échangeable, et vendable. C'est un IOU.
Cela représente de la valeur, et est en conséquence une forme de monnaie. Cette monnaie
(scripturale), l'emprunteur peut l'échange contre l'argent réel et palpable (fiduciaire).

Dans la vie réelle, un prêt signifie que le prêteur doit avoir quelque chose à prêter. Si tu as besoin
d'un marteau, le fait que je te prête une promesse de fournir un marteau que je n'ai pas ne sera pas
d'une grande utilité. Mais dans le monde artificiel de l'argent, la promesse d'une banque de payer de
l'argent qu'elle n'a pas est reconnue comme monnaie, et nous l'acceptons telle quelle.

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des transactions de prêts des banques, qui prêtent, non pas de l'argent,
mais des promesses de fournir de l'argent qu'elles n'ont pas.
-- Irving Fisher, économiste et auteur

Une fois que l'emprunteur a signé sa reconnaissance de dette, la banque compense la transaction en
créant, en quelques frappes au clavier, sur un ordinateur, une dette correspondante de la banque vers
l'emprunteur. Du point de vue de l'emprunteur, cela devient de l'argent de crédit sur son compte, et
parce que le gouvernement autorise cette dette de la banque envers l'emprunteur à être convertie en
devises, tout le monde doit l'accepter comme de la monnaie. Encore une fois la vérité est très
simple. Sans le document signé par l'emprunteur la banque n'aurait rien à prêter.

Ne vous êtes-vous pas déjà demandé comment il se fait que tout le monde, gouvernements,
entreprises, PME, familles, puissent être tous endettés en même temps, et pour des montants si
astronomiques ? Ne vous êtes-vous pas posé la question : comment se fait-il qu'il y ait autant
d'argent à prêter ? Maintenant vous savez. Il n'y en a pas. Les banques ne prêtent pas d'argent. Elles
le créent simplement à partir de la dette et cette dette étant potentiellement illimitée, il en est de
même pour l'argent à prêter. Et comme il apparaît, la situation contraire est également vraie.

* Pas de dette, pas d'argent *

N'est-il pas stupéfiant que malgré l'incroyable richesse des ressources de l'innovation, et de la
productivité qui nous entourent, nous soyons presque tous, gouvernements, entreprises, individus,
lourdement endettés envers les banquiers ? Si seulement les gens s'arrêtaient et pensaient :
Comment cela est-il possible ? Comment se fait-il que les gens qui produisent les vraies richesses
du monde soient endettés envers ceux qui ne font que prêter l'argent qui représente la richesse ?
Encore plus étonnant, une fois que nous réalisons que l'argent est de la dette, nous réalisons que s'il
n'y avait pas de dette, il n'y aurait pas d'argent.

C'est ainsi qu'est notre système monétaire.
S'il n'y avait pas de dette dans le système, il n'y aurait aucun argent.
-- Marriner S. Eccles, gouverneur et président du CA de la Fed

Si tout cela est une découverte, vous n'êtes pas les seuls. La plupart des gens imaginent que si toutes
les dettes étaient payées, l'état de l'économie s'améliorerait. C'est certainement vrai à l'échelle
individuelle. De même que nous avons plus d'argent à dépenser lorsque nous avons remboursé nos
prêts, nous pensons que si tout le monde était dans le vert, il y aurait plus d'argent à dépenser en
général.

Mais en vérité, c'est exactement le contraire. Il n'y aurait pas d'argent du tout. C'est ainsi, nous
sommes complètement dépendants de crédits bancaires continuellement renouvelés pour qu'il y ait
existence de l'argent. Pas de prêts, pas d'argent. C'est ce qui est arrivé pendant la Grande
Dépression. La masse monétaire s'est effondrée au fur et à mesure que les prêts s'asséchaient.

C'est une pensée déconcertante.
Nous sommes totalement dépendants des banques commerciales. Au départ, il faut
toujours quelqu'un qui emprunte chaque dollar que nous avons en circulation, en
espèces ou en crédit.
Si les banques créent assez d'argent synthétique, nous prospérons ; sinon, nous
sombrons dans la misère.
Nous sommes, définitivement, sans système monétaire permanent.
Quand on a une vision complète de l'ensemble, l'absurdité tragique de notre
position désespérée est presque incroyable, mais il en est ainsi.
-- Robert H. Hemphill, gestionnaire de crédits, Fed, Atlanta, Géorgie

* Une dette perpétuelle *

Ce n'est pas tout. Les banques ne créent que le montant du principal. Elles ne créent pas l'argent
pour payer les intérêts. D'où celui-ci est-il censé provenir ? Le seul endroit où les emprunteurs

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Il est clairement impossible que tout le monde rembourse le principal et les intérêts, car l'argent des
intérêts n'existe pas. Cela peut même être exprimé par une simple formule mathématique. P/(P+I)
honoreront leur contrat. I/(P+I) seront saisis.

Le grand problème est que pour les prêts à long terme, tels les hypothèques et les dettes
gouvernementales, le total des intérêts excède de loin le principal, donc à moins que beaucoup
d'argent supplémentaire ne soit créé pour payer les intérêts, cela engendre une grande proportion de
faillites, et donc une économie non fonctionnelle. Pour maintenir une société fonctionnelle, le taux
de faillites doit être bas. Et donc, pour accomplir cela, de plus en plus de nouvel argent-dette doit
être créé pour satisfaire la demande actuelle d'argent pour payer les dettes précédentes. Mais bien
sûr, ça rend juste la dette totale plus grande et donc encore plus d'intérêts doivent être payés
résultant en une grandissante et inexorable spirale d'endettements.

C'est uniquement le délai temporel entre la création de l'argent des nouveaux prêts et les
remboursements qui empêchent le manque global d'argent d'émerger et de mettre ainsi le système
total en banqueroute. Cependant, comme le monstre insatiable du crédit grandit et grandit, le besoin
de créer de plus en plus d'argent pour le nourrir se fait sentir de plus en plus urgemment.

Pourquoi les taux d'intérêt sont-ils si bas ? Pourquoi recevons-nous des cartes de crédit non
sollicitées ? Pourquoi le gouvernement US dépense-t-il plus que jamais ? Cela serait-il pour
empêcher l'effondrement complet du système ?

Une personne rationnelle se doit de demander :
cela peut-il vraiment continuer pour toujours ? L'effondrement n'est-il pas
inévitable ?
Une chose à comprendre à propos de notre système de réserve fractionnaire
est que tel lors d'un jeu de chaises musicales,
aussi longtemps que la musique tourne, il n'y a pas de perdants.
-- Andrew Gause, historien de la monnaie

L'argent facilite la production et l'échange, et avec la croissance de la masse monétaire, l'argent est
de plus en plus dévalorisé à moins que le volume de production et d'échange dans le monde réel ne
croisse de la même proportion. Ajoutez à cela le fait que quand nous entendons que l'économie croît
de 3% chaque année, cela ressemble à une croissance constante, mais ça ne l'est pas. Les 3% de
cette année représentent plus que les 3% de l'année dernière parce qu'il s'agit des 3% du nouveau
total. Au lieu d'une ligne droite, telle que naturellement visualisée à partir des mots, la courbe de
croissance est en fait exponentielle, de plus en plus abrupte.

La plus grande déficience de la race humaine
est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle.
-- Albert A. Bartlett, physicien

Le problème, bien sûr, est que la croissance perpétuelle de l'économie réelle exige une escalade
permanente de l'utilisation des ressources et de l'énergie. De plus en plus d'objets doivent passer des
ressources naturelles à la poubelle chaque année, sans arrêt pour éviter l'implosion du système.

Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle
peut continuer à jamais dans un monde fini
est soit un fou, soit un économiste.
-- Kenneth Boulding, économiste

Que pouvons-nous faire face à cette situation effrayante ? [Il peut y avoir épuisement des ressources
et des talents, mais pourquoi devrait-il y avoir un jour épuisement d'argent ?] Une chose est sûre,

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Maintenant, nous savons que les banques créent simplement l'argent qu'elles prêtent et que les
gouvernements les ont autorisées à faire cela. [Création de monnaie soutenue uniquement par la
dette.]

Donc la première question est : Pourquoi les gouvernements choisissent-ils d'emprunter de l'argent
avec intérêts alors qu'un gouvernement pourrait créer lui-même, sans intérêts, l'argent dont il a
besoin ?

Et la deuxième grande question est : Pourquoi créer l'argent comme dette ? Pourquoi ne pas créer de
l'argent circulant en permanence sans qu'il ait besoin d'être perpétuellement ré-emprunté -avec
intérêts-pour exister ?

La troisième question : Comment un système monétaire qui ne peut seulement fonctionner qu'avec
une croissance en accélération permanente peut-il être employé pour bâtir une économie durable ?
N'est-il pas logique qu'une accélération permanente de la croissance et la durabilité ne sont pas
compatibles ?

Et finalement : Qu'y a-t-il dans notre système monétaire qui le rende totalement dépendant d'une
croissance perpétuelle ? Que devrait-il être modifié pour permettre une économie durable ?

* L'usure *

Il fut un temps où facturer des intérêts sur un prêt était appelé "usure", et était passible de sanctions
sévères, y compris la mort. Chaque grande religion a interdit l'usure. Les arguments contre cette
pratique étaient essentiellement moraux. Il était maintenu que la seule finalité légitime de l'argent
était de faciliter l'échange de biens et services réels. Toute forme de gain d'argent basée uniquement
sur la possession d'argent était jugée comme l'acte d'un parasite ou d'un voleur. Cependant, comme
les besoins en crédits du commerce grandissaient, les arguments moraux ont cédé face à l'argument
selon lequel le prêt implique pour le prêteur un risque et un coût d'opportunité et conséquemment la
tentative de faire un profit sur un prêt est justifié.

Aujourd'hui cette notion semble incongrue, aujourd'hui l'idée de gagner de l'argent avec de l'argent
est vue comme un concept que chacun essaye d'employer. Pourquoi travailler quand tu peux faire
travailler ton argent pour toi ?

Cependant, si on essaye de concevoir un futur durable, il est très clair que la facturation d'intérêts
est à la fois un problème moral et pratique. Imaginez une société et une économie qui peut perdurer
des siècles parce que, au lieu de piller ses ressources primaires d'énergie, elle se restreint à ce qui
est produit chaque jour : pas plus de bois n'est coupé que ce qui pousse pendant la même période,
toute l'énergie est renouvelable : solaire, gravitationnelle, géothermique, magnétique, ou toute autre
méthode découverte. Cette société vit à l'intérieur des limites de ses propres ressources non-
renouvelables en réutilisant et recyclant chaque chose. Les populations s'y succèdent ainsi. Une telle
société ne pourrait jamais fonctionner avec un système monétaire fondamentalement dépendant
d'une croissance accélérant perpétuellement. Une économie stable aurait besoin d'une masse
monétaire au moins capable de rester stable sans s'effondrer.

Disons que le volume total de cette masse monétaire stable est représenté par un grand cercle.
Imaginons aussi que les prêteurs doivent avoir préalablement l'argent pour le prêter. Si des gens, au

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Si nous étions capables de sortir un jour de la situation actuelle, nous pourrions imaginer un
système bancaire fonctionner comme service non-lucratif pour la société, répartissant les intérêts
gagnés comme un dividende universel pour les citoyens, ou prêtant sans facturer aucun intérêt.

Je n'ai jamais vu personne ayant pu, avec logique et rationalité,
justifier que le gouvernement fédéral emprunte pour utiliser son propre
argent...
Je pense que le temps viendra où les gens demanderont que cela soit changé.
Je pense que le temps viendra dans ce pays où ils viendront nous accuser,
vous, moi, et toute personne liée au Congrès,
d'être resté assis sans rien faire
et d'avoir permis à un système aussi stupide d'être perpétué.
-- Wright Patman, membre démocrate du Congrès 1928-1976
président du comité de la Banque et de la Monnaie 1963-1975

* Changer le système *

Si c'est la nature fondamentale de notre système qui pose problème, bricoler le système ne pourra
jamais résoudre ces problèmes ; le système lui-même doit être remplacé. Beaucoup de critiques
monétaires appellent à un retour à une monnaie basée sur l'or prétendant que l'or a pour lui un long
historique de fiabilité. Ils ignorent les nombreuses arnaques pouvant être pratiquées avec l'or :
ajustement des pièces, alliances du métal, prise de contrôle du marché, tout cela a été fait dans la
Rome antique, et a contribué à sa chute. Certains défendent que l'argent est plus abondant que l'or et
donc plus difficile à monopoliser.

Beaucoup mettent en doute la nécessité d'un retour aux métaux précieux. Personne ne veut
recommencer à porter de lourds sacs de pièces pour les courses. Il est certain que de la monnaie
papier, numérique, plastique, ou plus probablement biométrique, serait le moyen d'échange ultime,
avec le même potentiel pour créer une dette aussi illimitée que nous avons aujourd'hui. En plus de
cela, si l'or redevenait la seule base légale d'argent ceux qui n'ont pas d'or n'auraient soudain plus
d'argent. D'autres demandeurs de réforme monétaire ont conclu que la cupidité et la malhonnêteté
sont les principaux problèmes et qu'il y aurait de meilleurs moyens pour créer un système honnête
et équitable que le retour à l'or ou à l'argent.

Des esprits inventifs ont proposé toute une panoplie de systèmes alternatifs pour créer de l'argent.
Beaucoup de systèmes de troc privé créent de l'argent comme dette, comme le font les banques,
mais c'est fait ouvertement et sans paiement d'intérêts. Un exemple est un système de troc où la
dette est exprimée en promesses d'heures de travail, tous les travaux étant également équivalents à
un nombre de dollars permettant aux heures d'être converties avec le prix des biens en dollars. Ce
type de système monétaire peut être mis en place par toute personne pouvant trouver un moyen de
faire la comptabilité ainsi que des participants volontaires et dignes de confiance.

La mise en place d'un système monétaire de troc local, même étant actuellement de peu d'utilité,
serait une prudente mesure préventive, pour toute communauté. La réforme monétaire, comme la
réforme électorale, est un vaste sujet, requérant une volonté de changement et une capacité à penser
hors du système. La réforme monétaire, comme la réforme électorale, ne viendra pas facilement en
raison des intérêts immensément puissants bénéficiant du système actuel qui feront tout leur
possible pour maintenir leurs avantages.

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Cet argent ne serait pas créé comme dette, il serait créé comme valeur, la valeur résidant dans l'objet
de la dépense. Si cet argent neuf facilitait une augmentation proportionnelle des échanges, faisant en
sorte qu'il soit utilisé, cela ne causerait pas d'inflation. Si les dépenses du gouvernement causaient
une inflation il y aurait deux voies d'action à considérer.

L'inflation est essentiellement équivalente à une taxe sur l'argent ; que la valeur de l'argent diminue
de 20% ou que le gouvernement prenne 20% de notre argent, l'effet sur notre pouvoir d'achat est le
même. De ce point de vue, l'inflation à la place des impôts peut être politiquement acceptable si elle
est bien dépensée et contenue. Ou, le gouvernement pourrait choisir de contrer l'inflation en
collectant de l'argent des impôts et en le mettant hors d'usage réduisant la masse monétaire et
restaurant la valeur de l'argent. Pour contrôler la déflation, qui est le phénomène de la chute des
rémunérations et des prix, le gouvernement dépenserait simplement plus d'argent déjà existant. Sans
compétition de la création de monnaie-dette privée, les gouvernements auraient plus de contrôle
effectif de leur masse monétaire nationale. Le public saurait qui blâmer si les choses tournaient mal,
les gouvernements grandiraient et tomberaient sur leur capacité à préserver la valeur de l'argent.

Le gouvernement fonctionnerait essentiellement grâce aux impôts comme aujourd'hui mais l'argent
des impôts serait bien plus utile puisque rien ne serait commis pour payer des intérêts aux banques
privées. Il n'y aurait pas de dette nationale si le gouvernement créait simplement l'argent dont il a
besoin. Notre perpétuelle servitude collective envers les banques à travers le paiement des intérêts
de la dette gouvernementale serait impossible.

L'argent est une nouvelle forme d'esclavage, il se distingue
de l'ancienne simplement par le fait qu'il est impersonnel,
il n'y a pas de relation humaine entre le maître et l'esclave.
-- Léon Tolstoï

* La force invisible *

Personne n'est plus en esclavage que celui qui croit à tort qu'il est libre.
-- Goethe

Ce qui nous a été enseigné de voir comme la démocratie et la liberté est devenu en réalité une forme
ingénieuse et invisible de dictature économique. Aussi longtemps que notre société entière restera
fondamentalement dépendante du crédit bancaire pour sa masse monétaire, les banquiers seront en
position de décider qui aura l'argent dont il a besoin et qui ne l'aura pas.

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.
Ce processus est peut-être le tour de dextérité
le plus étonnant qui fut jamais inventé.
La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le pêché.
Les banquiers possèdent la Terre.
Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent
et en un tour de mains ils créeront assez d'argent pour la racheter.
Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes
comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique
car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux.
Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques
et à payer le prix de votre propre esclavage
laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les
crédits.
-- Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941
(réputé 2e fortune d'Angleterre à cette époque)

L'incapacité pour les colons d'obtenir le pouvoir d'émettre leur propre argent à
l'écart des mains de Georges III et des banquiers internationaux
fut la raison PRINCIPALE de la guerre d'indépendance.
-- Benjamin Franklin

Peu de gens sont conscients aujourd'hui que l'histoire des Etats-Unis depuis la révolution en 1776 a
été en large part l'histoire d'une lutte épique pour la libération et l'indépendance vis-à-vis des
banques européennes internationales. Cette lutte fut finalement perdue en 1913 quant le président
Woodrow Wilson ratifia le Federal Reserve Act plaçant le cartel bancaire international en charge de
la création de la monnaie américaine.

Je suis un homme des plus malheureux. J'ai inconsciemment ruiné mon pays.
Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit.
Notre système de crédit est concentré dans le privé.
La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que
toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes.
Nous en sommes venus à être
un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé
un des plus contrôlés et dominés
non pas par la conviction et le vote de la majorité
mais par l'opinion et la force d'un petit groupe d'hommes dominants.
-- Woodrow Wilson, président des Etats-Unis 1913-1921

La puissance de ce système est profondément enracinée de même que le silence de l'éducation et
des médias à ce sujet. Il y a quelques années, le premier ministre canadien a fait mener un sondage
chez les non-économistes: à la fois auprès de professionnels hautement qualifiés et de "monsieur
tout le monde". L'enquête a conclu qu'aucun d'entre eux n'avait une idée précise de la façon dont
l'argent est fabriqué. En fait, il est probablement sûr de dire que la plupart des gens, y compris les
employés de banques en première ligne ne se sont jamais donné le temps de considérer la question.
Et toi?

Toute la perplexité, la confusion, et la détresse en Amérique
ne provient pas des défauts de la Constitution ou de la Confédération
ni du désir d'honneur ou de vertu
mais de notre ignorance profonde
de la nature des devises, du crédit, et de la circulation.
-- John Adams, père fondateur de la Constitution américaine

Le système moderne d'argent en tant que dette naquit il y a un peu plus de 300 ans quand la
première Banque d'Angleterre fut mise en route avec un contrat royal pour le prêt fractionnaire de
reçus d'or au taux modeste de 2 pour 1. Ce taux modeste n'était que le proverbial pied dans la porte.
Le système est maintenant mondial créant des montants virtuellement illimités d'argent à partir d'air
pur et a enchaîné presque chaque personne de cette planète à une dette perpétuellement croissante
qui ne pourra jamais être payée.

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Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays
est maître absolu de toute l'industrie et tout le commerce...
et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé,
d'une manière ou d'une autre, par une très petite élite de puissants,
vous n'aurez pas besoin qu'on vous explique
comment les périodes d'inflation et de déflation apparaissent.
-- James A. Garfield, président des Etats-Unis, assassiné

Le gouvernement devrait créer, émettre,
et faire circuler toutes les devises et tous les crédits
nécessaires pour satisfaire les dépenses du gouvernement
et le pouvoir d'achat des consommateurs. En adoptant ces principes,
les contribuables économiseraient d'immenses sommes d'argent en intérêts.
Le privilège de créer et d'émettre de la monnaie n'est pas seulement
la prérogative suprême du gouvernement,
mais c'est aussi sa plus grande opportunité.
-- Abraham Lincoln, président des Etats-Unis, assassiné

Jusqu'à ce que le contrôle de l'émission de devises et de crédit
soit restauré au gouvernement
et reconnue comme sa responsabilité la plus flagrante et la plus sacrée,
tout discours sur la souveraineté du Parlement et la démocratie
est vain et futile... Une fois qu'une nation abandonne le contrôle de ses
crédits,
il n'importe plus qui fait ses lois...
L'usure, une fois aux commandes, coule n'importe quelle nation.
-- William Lyon Mackenzie King, ex-premier ministre du Canada
(qui nationalisa la Banque du Canada)

Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times,
au magazine Time, et aux autres grandes publications
dont les directeurs ont assisté à nos réunions
et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans
Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde
si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années.
Mais le monde est aujourd'hui plus sophistiqué
et préparé à l'entrée dans un gouvernement mondial.
La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle
et de banquiers mondiaux
est assurément préférable à l'autodétermination nationale des siècles passés.
-- David Rockefeller, s'adressant à la Commission Trilatérale, 1991

Seuls les petits secrets doivent être protégés.
Les grands sont gardés secrets par l'incrédulité du public.
-- Marshall McLuhan, "gourou" des médias

Money as Debt (L'Argent en tant que Dette)
Réalisation : Paul Grignon (moneyasdebt.net)
Traduction fr : Little Neo, janvier 2008 : http://submoon.freeshell.org

Ceci n’est pas une crise financière !

A lire, l'analyse de cette crise par l'économiste Pierre Larrouturou (auteur du « Livre noir du libéralisme ») : "Ceci n’est pas une crise financière ! On en est là après trente ans de productivité mal gérée. La part de salaire a baissé, la dette a augmenté. C’est une crise sociale !"
http://marianne2.fr/Ceci-n-est-pas-une-crise-financiere-!_a92514.html

Déjà 17000 lectures !

Cet argumentaire est également disponible, de manière plus détaillée, sous forme d’une interview video réalisée par Respublica :
http://www.dailymotion.com/playlist/xpfmo_Respublica-redaction_interview-de-pierre-larrouturou

http://nouvellegauche.fr

rectificatif : (phrases manquant) 2e texte, money as debt.

http://submoon.freeshell.org/fr/valium/money.html#fn2

Money as Debt - transcription fr

Money as Debt (L'Argent en tant que Dette)

Réalisation : Paul Grignon (moneyasdebt.net)

Traduction fr : Little Neo, janvier 2008 : http://submoon.freeshell.org

'Certains des plus grands hommes des Etats-Unis,
dans le domaine du commerce et de la production, ont peur de quelque chose.
Ils savent qu'il existe quelque part une puissance
si organisée, si subtile, si vigilante, si cohérente, si complète, si
persuasive...
qu'ils font bien, lorsqu'ils en parlent, de parler doucement.'
-- Woodrow Wilson, ancien président des Etats-Unis

'Chaque fois qu'une banque fait un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé.
De l'argent tout neuf.'
-- Graham F. Towers, gouverneur de la Banque du Canada 1934-54

'Le procédé par lequel les banques créent de l'argent
est tellement simple que l'esprit en est dégoûté.'
-- John Kenneth Galbraith, économiste

'Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation,
et je n'aurai pas à m'occuper de ceux qui font ses lois.'
-- Meyer Anselm Rothschild, banquier

L'Argent en tant que Dette

* La Dette... *

2 grands mystères dominent notre vie. L'amour et l'argent.

"Qu'est-ce que l'amour ?" est une question qui a été infiniment explorée dans les histoires, les
chansons, les livres, les films, et à la télévision. Mais on ne peut pas en dire autant pour la question
"Qu'est-ce que l'argent ?". Il n'est pas étonnant que la théorie monétaire n'ait pas inspiré de films à
gros budget.

Mais on ne la mentionne même pas dans les écoles où la plupart d'entre nous sommes allés...

Pour la plupart d'entre nous, la question "D'où vient la monnaie ?" évoque l'image d'un
atelier imprimant des billets et frappant des pièces. Nous croyons que la monnaie est créée par le
gouvernement. C'est vrai, mais seulement jusqu'à un certain point.
Ces valeurs symboliques de métal et de papier, que nous considérons comme la monnaie, sont
effectivement produites par une agence gouvernementale, la "Mint". Mais la vaste majorité de
l'argent n'est pas créée par cette agence, elle est créée, en quantité phénoménale, chaque jour, par
des entreprises privées, connues sous le nom de banques.
La plupart d'entre nous croyons que les banques prêtent de l'argent leur ayant été confié par des
dépositaires. Cela est facile à imaginer, mais ce n'est pas la réalité.

En fait, les banques créent l'argent qu'elles prêtent non pas à partir des possessions des propriétaires,
ni de l'argent déposé,
mais directement à partir de la promesse des emprunteurs de les rembourser.

La signature de l'emprunteur sur le contrat de prêt constitue une obligation de payer à la banque le
montant de l'emprunt plus les intérêts, ou alors de perdre la maison, la voiture, ou tout bien ayant
constitué la garantie. C'est donc un engagement important pour l'emprunteur. Qu'est-ce que cette même
signature implique pour la banque ? La banque se doit de faire exister le montant du prêt et
simplement le marquer sur compte de l'emprunteur. Cela paraît invraisemblable ? Assurément, ça ne
peut être la vérité... Mais ça l'est.

Pour comprendre comment ce miracle de la banque moderne est apparu, considérons cette belle histoire :

~ La Légende de l'Orfèvre ~

Il était une fois un temps où à peu près n'importe quoi pouvait servir de monnaie. Cela devait
simplement être transportable, et assez de personnes devaient avoir la conviction que cela pourrait
plus tard être échangé contre des choses d'une valeur réelle telles que de la nourriture, des habits, ou
des abris. Coquillages, fèves de cacao, pierres précieuses, et mêmes des plumes, ont été utilisés
comme monnaie. L'or et l'argent étaient attrayants, malléables, et facile à travailler. De fait certaines
civilisations devinrent expertes avec ces métaux.

Les orfèvres rendirent le commerce bien plus facile en fabriquant des pièces, c'est-à-dire des unités
standards de ces métaux, dont le poids et la pureté étaient certifiés. Pour protéger son or, l'orfèvre
avait besoin d'un coffre. Et bientôt ses concitoyens vinrent frapper à sa porte, afin de louer un
espace pour entreposer en sécurité leur propre or et leurs propres valeurs. Rapidement l'orfèvre loua
tous les espaces de son coffre, et il gagnait un petit revenu de son affaire de location de coffre.
Les années passèrent, et l'orfèvre fit une observation avisée. Les dépositaires venaient rarement
retirer leur or physiquement présent dans le coffre, et de plus ils ne venaient jamais en même temps.
La raison était que les reçus que l'orfèvre avait donnés en échange de l'or, étaient échangés sur le
marché comme si c'était l'or lui-même. Cette monnaie papier était bien plus pratique que les lourdes
pièces, les montants pouvaient être simplement écrits au lieu d'être laborieusement comptés un par
un pour chaque transaction.

En même temps l'orfèvre avait une autre affaire : il prêtait son propre or en faisant payer des
intérêts. Comme ses reçus étaient unanimement acceptés, les emprunteurs demandaient pour les
prêts des reçus en lieu et place d'or véritable. Au fur et à mesure que cette industrie se développait,
de plus en plus de gens demandaient des prêts et cela donna à l'orfèvre une meilleure idée. Il savait
que bien peu de ses dépositaires retiraient leur or, donc l'orfèvre se figura qu'il pouvait sans
problème échanger des reçus contre l'or de ses dépositaires, en plus du sien. Aussi longtemps que
les prêts étaient remboursés, ses dépositaires n'en sauraient rien, sans dommage pour eux.
Et l'orfèvre, désormais plus banquier qu'artisan, faisait un profit supérieur à ce qu'il aurait pu obtenir
en ne prêtant que son propre or. Pendant des années l'orfèvre profita discrètement du revenu
confortable des intérêts des prêts de l'or de ses dépositaires. Maintenant, en tant que prêteur
proéminent, il était plus riche que ses concitoyens, et il l'affichait ostentatoirement. Des soupçons
s'élevèrent selon lesquels l'orfèvre dépensait l'argent des dépositaires. Les dépositaires se
rassemblèrent et menacèrent l'orfèvre de retirer leur or si celui-ci n'expliquait pas l'origine de sa
récente fortune. Contrairement à ce qu'on aurait pu attendre, cela ne tourna pas au désastre pour
l'orfèvre.

Malgré le caractère intrinsèquement frauduleux de sa démarche, son idée marchait parfaitement.

Les dépositaires n'avaient rien perdu. Leur or était en sécurité dans le coffre de l'orfèvre.
Au lieu de retirer leur or, les dépositaires exigèrent que l'orfèvre, dorénavant leur banquier, partage.

Ce fut le début du système bancaire.

Le banquier payait un faible taux d'intérêt sur les dépôts d'argent des clients, qu'il prêtait ensuite à un
taux plus élevé. La différence couvrait les coûts des opérations ainsi que les profits. La logique du
système était simple et cela semblait un moyen raisonnable de satisfaire les demandes de crédit.

Cependant ce n'est pas la façon dont le système bancaire fonctionne aujourd'hui.
Notre orfèvre-banquier n'était pas satisfait de ses marges après avoir partagé les intérêts des prêts avec les
dépositaires. De plus la demande de crédits s'accroissait rapidement car les Européens émigraient
partout dans le monde. Mais les prêts étaient limités par le montant d'or que les clients avaient
déposé. Et c'est là qu'il eut une idée bien plus subtile. Comme personne d'autre que lui ne savait ce
que contenait le coffre, il pouvait prêter des reçus sur de l'or qui n'existait pas réellement. Aussi
longtemps que les détenteurs de reçus ne venaient pas tous simultanément demander leur or,
comment cela pourrait-il se savoir ?

Ce nouveau schéma fonctionna parfaitement, et le banquier devient immensément riche grâce aux
intérêts sur des prêts d'or qui n'existaient pas. L'idée que le banquier puisse créer de l'argent à partir
de rien était trop inimaginable pour être crue. Donc pendant longtemps cette pensée ne traversa pas
l'esprit des gens. Mais le pouvoir d'inventer de l'argent monta à la tête du banquier comme vous
pouvez tous l'imaginer. Finalement l'ampleur des prêts accordés et sa richesse affichée déclencha à
nouveau des suspicions. Certains emprunteurs commencèrent à demander de l'or véritable à la place
des représentations papier. Les rumeurs se propagèrent. Un jour beaucoup de riches dépositaires
vinrent simultanément retirer leur or. C'en était fini.

Un océan de titulaires de reçus déferla dans les rues jouxtant les portes closes de la banque. Hélas le
banquier n'avait pas assez d'or et d'argent pour honorer tous les reçus qu'il avait placés dans leurs
mains. C'est ce qu'on appelle l'assaut de la banque, et c'est ce que chaque banquier redoute. Ce
phénomène d'assaut a ruiné des banques individuelles, et, peu étonnamment, a fortement détérioré
la confiance publique envers les banquiers.

Il eût été simple de rendre illégale la pratique de la création d'argent***ex nihilo*** {{>>> nihilisme des crises 1929 et 2008}}

mais les larges volumes de crédit que les banquiers offraient étaient devenus essentiels au succès de
l'expansion commerciale de l'Europe, donc à la place cette pratique a été légalisée et régulée.

Les banquiers ont accepté de limiter la quantité d'argent fictif de prêts pouvant être mis à disposition.
La limite était quand même bien supérieure à la valeur totale de l'or et l'argent entreposés dans le
coffre ; souvent le rapport était de 9 dollars fictifs pour 1 dollar réel d'or. Ces régulations étaient
soutenues par des inspections surprises. Il était également convenu que dans le cas d'un assaut des
banques centrales aideraient les banques locales avec des transfusions d'urgence d'or. C'est
seulement en cas d'assaut simultané sur plusieurs banques, que la bulle de crédit imploserait et que
le système serait anéanti.

* Le système monétaire aujourd'hui *

Avec les années le système de réserves fractionnaires, avec son réseau intégré de banques soutenues
par une banque centrale, est devenu le système monétaire dominant dans le monde. Dans le même
temps la fraction d'or soutenant l'argent des dettes s'est invariablement réduit à néant.
La nature même de la monnaie a changé. Autrefois le dollar papier était vraiment un reçu qui
pouvait être échangé contre un montant fixe d'or ou d'argent. Actuellement un dollar papier ou
numérique ne peut être échangé que contre un autre dollar papier ou numérique. Avant, les crédits
créés par les banques privées n'existaient que sous forme de document bancaire privé que les gens
avaient le droit de refuser de même qu'aujourd'hui nous pouvons refuser un chèque privé.
A présent, un crédit bancaire privé est légalement convertible en monnaie fiduciaire issue par le
gouvernement : les dollars, euros, livres, etc, que nous voyons habituellement comme de la
monnaie. La monnaie fiduciaire est une devise créée par ordonnance ou décret gouvernemental et
les lois en vigueur stipulent que les citoyens doivent accepter cette monnaie comme payement pour
une dette sous peine qu'en cas de refus les tribunaux annulent la dette en question.

Donc maintenant la question est : Si les gouvernements et les banques peuvent tous deux créer de
l'argent, combien d'argent existe-t-il ? Autrefois la quantité totale de monnaie existant était limitée
par les quantités physiques effectives des objets servant de monnaie. Ainsi, afin de créer du nouvel
or ou du nouvel argent, l'or ou l'argent devait être trouvé et extrait du sol.

Actuellement, l'argent est littéralement créé comme dette.

De la monnaie est créée sitôt que quelqu'un contracte un prêt auprès d'une banque de ce fait la quantité
totale de monnaie pouvant être créée n'a qu'une limite réelle : le niveau total de la dette.
Les gouvernements imposent une limite statutaire supplémentaire sur la création d'argent neuf en
établissant des règles appelées exigences de réserve fractionnaire. Pour la plupart arbitraires, les
exigences de réserve fractionnaire varient d'un pays à l'autre, et de temps à autre. Dans le passé il
était fréquent d'exiger que les banques possèdent au moins un dollar d'or réel dans leur coffre pour 10
dollars de monnaie-dette créés.
Aujourd'hui les exigences de réserve ne s'appliquent plus au rapport entre l'argent neuf et l'or
en dépôt, mais au rapport entre la monnaie-dette créée et la monnaie-dette existant déjà en dépôt à
la banque.
Aujourd'hui, la réserve d'une banque consiste en deux choses : le montant d'espèces
émises par le gouvernement que la banque a déposées à la banque centrale plus le montant de
monnaie-dette existante que la banque a en dépôt.

Pour illustrer cela d'une façon simple, imaginons une banque toute nouvelle sur le marché, qui n'a
pas encore de dépositaire. Cependant les investisseurs ont constitué un dépôt de réserve de 1111,12
dollars d'espèces existantes, qu'ils ont mis à la banque centrale. La réserve fractionnaire en vigueur

1re étape
La banque ouvre et accueille son premier emprunteur, il a besoin de 10000 dollars pour acheter une
voiture. Avec le taux de réserve 9:1, la réserve de la nouvelle banque à la banque centrale,
également dénommée base monétaire, lui permet de créer légalement neuf fois ce montant, soit
10000 dollars, sur la base de la reconnaissance de dette de l'emprunteur. Ces 10000 dollars ne sont
pris de nulle part ailleurs, c'est de l'argent tout neuf, simplement inscrit sur le compte de
l'emprunteur comme crédit bancaire. Ensuite l'emprunteur fait un chèque sur ce crédit pour acheter
la voiture.

2e étape
La vendeuse dépose ces 10000 dollars nouvellement créés à sa banque. Contrairement à la base
monétaire déposée à la banque centrale, cet argent de crédit récemment créé ne peut pas être
multiplié par le taux de réserve, en fait il est réparti selon la fraction de réserve. Au rapport de 9
pour 1, un nouveau prêt de 9000 dollars peut être effectué sur la base de ce dépôt de 10000 dollars.

3e étape
Lorsque ces 9000 dollars sont déposés par une tierce personne à la banque qui les a initialement
créés, ou une autre, ils deviennent la base légale d'un troisième crédit, cette fois pour un montant de
8100 dollars. Telle une de ces poupées russes où chaque couche contient une poupée légèrement
plus petite, chaque nouveau dépôt contient le potentiel pour un prêt légèrement plus petit suivant
une série décroissante infinie. Maintenant, si l'argent prêté n'est pas déposé à la banque, le processus
s'arrête, c'est la part imprévisible du mécanisme de création d'argent. Mais plus vraisemblablement,
à chaque étape l'argent sera déposé dans une banque et le procédé de répartition peut se répéter
encore et encore, jusqu'à ce que presque 100 000 dollars d'argent neuf soient créés au sein du
système bancaire.

Tout cet argent a été créé entièrement à partir de dettes et le tout a été légalement autorisé par le
dépôt initial d'une réserve de seulement 1111,12 dollars qui sont restés assis, intacts, à la banque
centrale.

Ce qu'il y a de plus avec cet ingénieux système, c'est que la comptabilité de chaque banque
de la chaine doit montrer que la banque a 10% en plus de dépôts que d'argent qu'elle a prêté. Cela
donne aux banques un très bon motif pour acquérir des dépositaires, afin d'être capable d'émettre
des prêts, supportant l'impression générale mais trompeuse, que l'argent prêté est celui des dépôts.

Maintenant, à moins que tous les prêts successifs aient été déposés dans la même banque, on ne
peut pas affirmer qu'une banque multiplie sa base monétaire initiale d'un facteur de presque 90 en
émettant des crédits à partir de rien. Cependant le système bancaire fonctionne en boucle fermée,
les crédits créés dans une banque deviennent des dépôts dans une autre, et réciproquement. Dans un
monde théorique d'échanges parfaitement uniformes,

l'effet ultime serait exactement le même que si l'ensemble du processus avait lieu au sein d'une

*** banque unique *** ;

c'est-à-dire que la réserve initiale à la banque centrale d'un peu plus de 1100 dollars permet au
système de collecter des intérêts sur jusqu'à 100 000 dollars qu'il n'a jamais eus.

Les banques prêtent de l'argent qu'elles n'ont pas !

Si ça a l'air ridicule, essayez ceci : ces dernières décennies, sous la pression incessante des lobbies
bancaires, les exigences de constituer un dépôt de réserve à la banque centrale nationale ont
simplement disparu dans certains pays, et les taux de réserve actuels peuvent être bien supérieurs à
9:1. Pour certains types de compte, des taux de 20:1 ou 30:1 sont monnaie courante (super jeu de
mots). [Pas de réserve du tout dans certains cas] Et encore plus récemment en introduisant des frais
de prêts pour augmenter la contribution de l'emprunteur à la réserve, les banques ont désormais un
moyen de circonvenir complètement les exigences de réserve.

Donc, alors que les règles sont complexes, la réalité est, dans les faits, très simple : les banques
peuvent créer autant d'argent que nous pouvons en emprunter.

'Chacun sait inconsciemment que les banques ne prêtent pas d'argent.
Quand vous prélevez de l'argent de votre compte épargne,
la banque ne vous dit jamais que vous ne pouvez pas faire ça
parce que l'argent a été prêté à quelqu'un d'autre.'
-- Mark Mansfield, économiste et auteur

Malgré l'exposition médiatique des planches à billets, la monnaie créée par le gouvernement
représente typiquement moins de 5% de l'argent en circulation, plus de 95% de toute la monnaie
existant aujourd'hui a été créée par quelqu'un signant une reconnaissance de dette à une banque. De
plus, cette monnaie de crédit est créée et détruite en immenses quantités chaque jour, au fur et à
mesure que les nouveaux prêts sont faits et les anciens remboursés.

'J'ai bien peur que le citoyen ordinaire n'aimerait pas qu'on lui dise que
les banques peuvent créer de la monnaie, et le font....
Et ceux qui contrôlent le crédit de la nation dirigent la politique du
gouvernement et portent au creux de leurs mains la destinée du peuple.'

-- Reginald McKenna, ex-président du conseil de la Banque d'Angleterre du Milieu

Les banques ne peuvent employer ce système monétaire qu'avec la coopération active du
gouvernement.

Tout d'abord les gouvernements font passer des lois instituant l'usage de la monnaie
fiduciaire nationale, deuxièmement ils autorisent que les crédits privés bancaires soient convertis en
devises gouvernementales, troisièmement les tribunaux font respecter les dettes et finalement les
gouvernements font passer des régulations pour protéger le fonctionnement du système monétaire et
sa crédibilité auprès du public, sans rien faire pour l'informer de la provenance réelle de l'argent. La
simple vérité est que quand nous signons sur les pointillés un "prêt hypothécaire", notre engagement
signé de payer, soutenu par les possessions que nous nous engageons à abandonner en cas de nonpaiement,
est la seule chose de réelle valeur mise en jeu dans cette transaction.

Pour toute personne croyant que nous honorerons notre promesse, ce contrat de prêt, ou
hypothèque, est maintenant un morceau de papier portable, échangeable, et vendable. C'est un IOU.
Cela représente de la valeur, et est en conséquence une forme de monnaie. Cette monnaie
(scripturale), l'emprunteur peut l'échange contre l'argent réel et palpable (fiduciaire).
Dans la vie réelle, un prêt signifie que le prêteur doit avoir quelque chose à prêter. Si tu as besoin
d'un marteau, le fait que je te prête une promesse de fournir un marteau que je n'ai pas ne sera pas
d'une grande utilité. Mais dans le monde artificiel de l'argent, la promesse d'une banque de payer de
l'argent qu'elle n'a pas est reconnue comme monnaie, et nous l'acceptons telle quelle.

'Ainsi notre moyen national d'échange est maintenant à la merci
des transactions de prêts des banques, qui prêtent, non pas de l'argent,
mais des promesses de fournir de l'argent qu'elles n'ont pas.'
-- Irving Fisher, économiste et auteur

Une fois que l'emprunteur a signé sa reconnaissance de dette, la banque compense la transaction en
créant, en quelques frappes au clavier, sur un ordinateur, une dette correspondante de la banque vers
l'emprunteur. Du point de vue de l'emprunteur, cela devient de l'argent de crédit sur son compte, et
parce que le gouvernement autorise cette dette de la banque envers l'emprunteur à être convertie en
devises, tout le monde doit l'accepter comme de la monnaie.

Encore une fois la vérité est très simple.
Sans le document signé par l'emprunteur la banque n'aurait rien à prêter.

Ne vous êtes-vous pas déjà demandé comment il se fait que tout le monde, gouvernements,
entreprises, PME, familles, puissent être tous endettés en même temps, et pour des montants si
astronomiques ? Ne vous êtes-vous pas posé la question : comment se fait-il qu'il y ait autant
d'argent à prêter ? Maintenant vous savez. Il n'y en a pas.

Les banques ne prêtent pas d'argent. Elles le créent simplement à partir de la dette

et cette dette étant potentiellement illimitée, il en est de même pour l'argent à prêter.
Et comme il apparaît, la situation contraire est également vraie.

* Pas de dette, pas d'argent *

N'est-il pas stupéfiant que malgré l'incroyable richesse des ressources de l'innovation, et de la
productivité qui nous entourent, nous soyons presque tous, gouvernements, entreprises, individus,
lourdement endettés envers les banquiers ? Si seulement les gens s'arrêtaient et pensaient :
Comment cela est-il possible ? Comment se fait-il que les gens qui produisent les vraies richesses
du monde soient endettés envers ceux qui ne font que prêter l'argent qui représente la richesse ?
Encore plus étonnant, une fois que nous réalisons que l'argent est de la dette, nous réalisons que s'il
n'y avait pas de dette, il n'y aurait pas d'argent.

'C'est ainsi qu'est notre système monétaire.
S'il n'y avait pas de dette dans le système, il n'y aurait aucun argent.'
-- Marriner S. Eccles, gouverneur et président du CA de la Fed

Si tout cela est une découverte, vous n'êtes pas les seuls. La plupart des gens imaginent que si toutes
les dettes étaient payées, l'état de l'économie s'améliorerait. C'est certainement vrai à l'échelle
individuelle. De même que nous avons plus d'argent à dépenser lorsque nous avons remboursé nos
prêts, nous pensons que si tout le monde était dans le vert, il y aurait plus d'argent à dépenser en
général.

Mais en vérité, c'est exactement le contraire. Il n'y aurait pas d'argent du tout. C'est ainsi, nous
sommes complètement dépendants de crédits bancaires continuellement renouvelés pour qu'il y ait
existence de l'argent. Pas de prêts, pas d'argent.
C'est ce qui est arrivé pendant la Grande Dépression {{années 30}}. La masse monétaire s'est effondrée
au fur et à mesure que les prêts s'asséchaient. C'est une pensée déconcertante.

Nous sommes totalement dépendants des banques commerciales.

Au départ, il faut toujours quelqu'un qui emprunte chaque dollar que nous avons en circulation, en
espèces ou en crédit.

Si les banques créent assez d'argent synthétique, nous prospérons ; sinon, nous sombrons dans la misère.

'Nous sommes, définitivement, sans système monétaire permanent.
Quand on a une vision complète de l'ensemble, l'absurdité tragique de notre
position désespérée est presque incroyable, mais il en est ainsi.'
-- Robert H. Hemphill, gestionnaire de crédits, Fed, Atlanta, Géorgie

* Une dette perpétuelle *

Ce n'est pas tout. Les banques ne créent que le montant du principal. Elles ne créent pas l'argent
pour payer les intérêts. D'où celui-ci est-il censé provenir ? Le seul endroit où les emprunteurs
peuvent aller pour obtenir l'argent pour payer les intérêts est dans la masse monétaire globale de
l'économie, mais presque toute cette masse monétaire a été créée exactement de la même façon, il
s'agit de crédit bancaire devant être remboursé avec plus que ce qui a été créé. Donc partout il y a
d'autres emprunteurs dans la même situation essayant frénétiquement d'obtenir de l'argent dont ils
ont besoin pour payer à la fois le principal et les intérêts à partir d'un réservoir d'argent qui ne
contient que les principaux.

Il est clairement impossible que tout le monde rembourse le principal et les intérêts, car l'argent des
intérêts n'existe pas. Cela peut même être exprimé par une simple formule mathématique. P/(P+I)
honoreront leur contrat. I/(P+I) seront saisis.

Le grand problème est que pour les prêts à long terme, tels les hypothèques et les dettes
gouvernementales, le total des intérêts excède de loin le principal, donc à moins que beaucoup
d'argent supplémentaire ne soit créé pour payer les intérêts, cela engendre une grande proportion de
faillites, et donc une économie non fonctionnelle. Pour maintenir une société fonctionnelle, le taux
de faillites doit être bas. Et donc, pour accomplir cela, de plus en plus de nouvel argent-dette doit
être créé pour satisfaire la demande actuelle d'argent pour payer les dettes précédentes.
Mais bien sûr, ça rend juste la dette totale plus grande et donc encore plus d'intérêts doivent être payés
résultant en une grandissante et inexorable spirale d'endettements.

C'est uniquement le délai temporel entre la création de l'argent des nouveaux prêts et les
remboursements qui empêchent le manque global d'argent d'émerger et de mettre ainsi le système
total en banqueroute.

Cependant, comme le monstre insatiable du crédit grandit et grandit, le besoin
de créer de plus en plus d'argent pour le nourrir se fait sentir de plus en plus urgemment.
Pourquoi les taux d'intérêt sont-ils si bas ? Pourquoi recevons-nous des cartes de crédit non
sollicitées ? Pourquoi le gouvernement US dépense-t-il plus que jamais ? Cela serait-il pour
empêcher l'effondrement complet du système ?

'Une personne rationnelle se doit de demander :
cela peut-il vraiment continuer pour toujours ? L'effondrement n'est-il pas inévitable ?
Une chose à comprendre à propos de notre système de réserve fractionnaire
est que tel lors d'un jeu de chaises musicales,
aussi longtemps que la musique tourne, il n'y a pas de perdants.'
-- Andrew Gause, historien de la monnaie

L'argent facilite la production et l'échange, et avec la croissance de la masse monétaire, l'argent est
de plus en plus dévalorisé à moins que le volume de production et d'échange dans le monde réel ne
croisse de la même proportion. Ajoutez à cela le fait que quand nous entendons que l'économie croît
de 3% chaque année,
cela ressemble à une croissance constante, mais ça ne l'est pas.
Les 3% de cette année représentent plus que les 3% de l'année dernière parce qu'il s'agit des 3% du
nouveau total. {{ 1e année, 103 %; 2e, 206 % (et non pas 103 + 3)}} Au lieu d'une ligne droite, telle que
naturellement visualisée à partir des mots,

la courbe de croissance est en fait exponentielle, de plus en plus abrupte.

'La plus grande déficience de la race humaine
est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle.
-- Albert A. Bartlett, physicien

Le problème, bien sûr, est que la croissance perpétuelle de l'économie réelle exige une escalade
permanente de l'utilisation des ressources et de l'énergie. De plus en plus d'objets doivent passer des
ressources naturelles à la poubelle chaque année, sans arrêt pour éviter l'implosion du système.

'Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle
peut continuer à jamais dans un monde fini
est soit un fou, soit un économiste.'
-- Kenneth Boulding, économiste

Que pouvons-nous faire face à cette situation effrayante ? [Il peut y avoir épuisement des ressources
et des talents, mais pourquoi devrait-il y avoir un jour épuisement d'argent ?]

*** Une chose est sûre, nous avons besoin d'un concept d'argent radicalement différent. ***

Il est temps que plus de personnes posent à elles-mêmes et à leurs gouvernements 4 questions simples.

Partout dans le monde les gouvernements empruntent de l'argent à des banques privées, avec des intérêts.
La dette des gouvernements est une composante importante de la dette totale, et le règlement de cette
dette constitue une bonne part de nos impôts.
Maintenant, nous savons que les banques créent simplement l'argent qu'elles prêtent et que les
gouvernements les ont autorisées à faire cela. [Création de monnaie soutenue uniquement par la
dette.]

Donc la première question est : Pourquoi les gouvernements choisissent-ils d'emprunter de l'argent
avec intérêts alors qu'un gouvernement pourrait créer lui-même, sans intérêts, l'argent dont il a
besoin ?

Et la deuxième grande question est : Pourquoi créer l'argent comme dette ? Pourquoi ne pas créer de
l'argent circulant en permanence sans qu'il ait besoin d'être perpétuellement ré-emprunté - avec
intérêts- pour exister ?

La troisième question : Comment un système monétaire qui ne peut seulement fonctionner qu'avec
une croissance en accélération permanente peut-il être employé pour bâtir une économie durable ?
N'est-il pas logique qu'une accélération permanente de la croissance et la durabilité ne sont pas
compatibles ?

Et finalement : Qu'y a-t-il dans notre système monétaire qui le rende totalement dépendant d'une
croissance perpétuelle ? Que devrait-il être modifié pour permettre une économie durable ?

* L'usure * {{ 'ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. }}

Il fut un temps où facturer des intérêts sur un prêt était appelé "usure", et était passible de sanctions
sévères, y compris la mort. Chaque grande religion a interdit l'usure. Les arguments contre cette
pratique étaient essentiellement moraux. Il était maintenu que la seule finalité légitime de l'argent
était de faciliter l'échange de biens et services réels. Toute forme de gain d'argent basée uniquement
sur la possession d'argent était jugée comme l'acte d'un parasite ou d'un voleur. Cependant, comme
les besoins en crédits du commerce grandissaient, les arguments moraux ont cédé face à l'argument
selon lequel le prêt implique pour le prêteur un risque et un coût d'opportunité et conséquemment la
tentative de faire un profit sur un prêt est justifié.

Aujourd'hui cette notion semble incongrue, aujourd'hui l'idée de gagner de l'argent avec de l'argent
est vue comme un concept que chacun essaye d'employer. Pourquoi travailler quand tu peux faire
travailler ton argent pour toi ?
{{ la Décadence d'une civilisation }}

Cependant, si on essaye de concevoir un futur durable, il est très clair que la facturation d'intérêts
est à la fois un problème moral et pratique. Imaginez une société et une économie qui peut perdurer
des siècles parce que, au lieu de piller ses ressources primaires d'énergie, elle se restreint à ce qui
est produit chaque jour : pas plus de bois n'est coupé que ce qui pousse pendant la même période,
toute l'énergie est renouvelable : solaire, gravitationnelle, géothermique, magnétique, ou toute autre
méthode découverte. Cette société vit à l'intérieur des limites de ses propres ressources nonrenouvelables
en réutilisant et recyclant chaque chose. Les populations s'y succèdent ainsi.
Une telle société ne pourrait jamais fonctionner avec un système monétaire fondamentalement dépendant
d'une croissance accélérant perpétuellement. Une économie stable aurait besoin d'une masse
monétaire au moins capable de rester stable sans s'effondrer.

Disons que le volume total de cette masse monétaire stable est représenté par un grand cercle.
Imaginons aussi que les prêteurs doivent avoir préalablement l'argent pour le prêter. Si des gens, au
sein de cette masse monétaire, se mettent systématiquement à prêter de l'argent avec intérêt, leur
part de la masse monétaire va croître. S'ils continuent à prêter avec intérêt tout l'argent remboursé,
quel est la conséquence inévitable ? Que ce soit de l'or, de la monnaie fiduciaire, de la monnaie-dette,
cela importe peu,

les prêteurs finiront avec tout l'argent et après que les recouvrements et les
banqueroutes soient réglés, ils finiront également avec tous les biens.

C'est seulement si les rendements des prêts à intérêts étaient uniformément distribués parmi la population
que ce problème central serait résolu. Une lourde taxe des profits bancaires pourrait accomplir cet objectif,

mais dès lors pourquoi les banques voudraient-elles exister ?
Si nous étions capables de sortir un jour de la situation actuelle, nous pourrions imaginer un
système bancaire fonctionner comme service non-lucratif pour la société, répartissant les intérêts
gagnés comme un dividende universel pour les citoyens, ou prêtant sans facturer aucun intérêt.

'Je n'ai jamais vu personne ayant pu, avec logique et rationalité,
justifier que le gouvernement fédéral emprunte pour utiliser son propre argent...
Je pense que le temps viendra où les gens demanderont que cela soit changé.
Je pense que le temps viendra dans ce pays où ils viendront nous accuser,
vous, moi, et toute personne liée au Congrès, d'être resté assis sans rien faire
et d'avoir permis à un système aussi stupide d'être perpétué.'

-- Wright Patman, membre démocrate du Congrès 1928-1976
président du comité de la Banque et de la Monnaie 1963-1975

* Changer le système *

*** Si c'est la nature fondamentale de notre système qui pose problème, bricoler le
système ne pourra jamais résoudre ces problèmes ; le système lui-même doit être remplacé. ***

Beaucoup de critiques monétaires appellent à un retour à une monnaie basée sur l'or prétendant que
l'or a pour lui un long historique de fiabilité. Ils ignorent les nombreuses arnaques pouvant être
pratiquées avec l'or : ajustement des pièces, alliances du métal, prise de contrôle du marché, tout
cela a été fait dans la Rome antique, et a contribué à sa chute. Certains défendent que l'argent est
plus abondant que l'or et donc plus difficile à monopoliser.
Beaucoup mettent en doute la nécessité d'un retour aux métaux précieux. Personne ne veut
recommencer à porter de lourds sacs de pièces pour les courses. Il est certain que de la monnaie
papier, numérique, plastique, ou plus probablement biométrique, serait le moyen d'échange ultime,
avec le même potentiel pour créer une dette aussi illimitée que nous avons aujourd'hui. En plus de
cela, si l'or redevenait la seule base légale d'argent ceux qui n'ont pas d'or n'auraient soudain plus
d'argent.

D'autres demandeurs de réforme monétaire ont conclu que la cupidité et la malhonnêteté
sont les principaux problèmes

et qu'il y aurait de meilleurs moyens pour créer un système honnête et équitable que le retour à l'or
ou à l'argent. Des esprits inventifs ont proposé toute une panoplie de systèmes alternatifs pour créer
de l'argent.

Beaucoup de systèmes de troc privé créent de l'argent comme dette, comme le font les banques,
mais c'est fait ouvertement et sans paiement d'intérêts.

Un exemple est un système de troc où la dette est exprimée en promesses d'heures de travail, tous les
travaux étant également équivalents à un nombre de dollars permettant aux heures d'être converties avec
le prix des biens en dollars. Ce type de système monétaire peut être mis en place par toute personne
pouvant trouver un moyen de faire la comptabilité ainsi que des participants volontaires et dignes de
confiance.
La mise en place d'un système monétaire de troc local, même étant actuellement de peu d'utilité,
serait une prudente mesure préventive, pour toute communauté.

*** La réforme monétaire, comme la réforme électorale, est un vaste sujet, requérant une
volonté de changement et une capacité à penser hors du système. La réforme monétaire,
comme la réforme électorale, ne viendra pas facilement en raison des intérêts immensément puis-
sants bénéficiant du système actuel qui feront tout leur possible pour maintenir leurs avantages. ***

A présent que nous avons vu que l'argent n'est qu'une idée, et qu'en réalité l'argent peut être ce que
nous décidons,

voici une idée très simple de concept alternatif à considérer. Ce modèle est basé sur
des systèmes ayant autrefois fonctionné en Angleterre et en Amérique, systèmes ayant été rongés et
détruits par les orfèvres-banquiers et leur système de réserve fractionnaire.

Pour créer une économie basée sur de l'argent en permanence libre d'intérêts, l'argent pourrait être simple-
ment créé et injecté dans l'économie par le gouvernement, préférablement sur des infrastructures durables
facilitant l'économie, comme les routes, les voies ferrées, les ponts, les ports, et les marchés publics.

Cet argent ne serait pas créé comme dette, il serait créé comme valeur, la valeur résidant dans l'objet
de la dépense.

Si cet argent neuf facilitait une augmentation proportionnelle des échanges, faisant en
sorte qu'il soit utilisé, cela ne causerait pas d'inflation. Si les dépenses du gouvernement causaient
une inflation il y aurait deux voies d'action à considérer.

L'inflation est essentiellement équivalente à une taxe sur l'argent ;

que la valeur de l'argent diminue de 20% ou que le gouvernement prenne 20% de notre argent, l'effet sur
notre pouvoir d'achat est le même. De ce point de vue, l'inflation à la place des impôts peut être politi-
quement acceptable si elle est bien dépensée et contenue.
Ou, le gouvernement pourrait choisir de contrer l'inflation en collectant de l'argent des impôts et en le
mettant hors d'usage réduisant la masse monétaire et restaurant la valeur de l'argent. Pour contrôler la
déflation, qui est le phénomène de la chute des rémunérations et des prix, le gouvernement dépenserait
simplement plus d'argent déjà existant. Sans compétition de la création de monnaie-dette privée, les
gouvernements auraient plus de contrôle effectif de leur masse monétaire nationale.
Le public saurait qui blâmer si les choses tournaient mal,

les gouvernements grandiraient et tomberaient sur leur capacité à préserver la valeur de l'argent.

Le gouvernement fonctionnerait essentiellement grâce aux impôts comme aujourd'hui mais l'argent
des impôts serait bien plus utile puisque rien ne serait commis pour payer des intérêts aux banques
privées. Il n'y aurait pas de dette nationale si le gouvernement créait simplement l'argent dont il a
besoin. Notre perpétuelle servitude collective envers les banques à travers le paiement des intérêts
de la dette gouvernementale serait impossible.

*** 'L'argent est une nouvelle forme d'esclavage, il se distingue
de l'ancienne simplement par le fait qu'il est impersonnel,
il n'y a pas de relation humaine entre le maître et l'esclave.'
-- Léon Tolstoï ***

* La force invisible *

*** 'Personne n'est plus en esclavage que celui qui croit à tort qu'il est libre.'
-- Goethe ***

***Ce qui nous a été enseigné de voir comme la démocratie et la liberté est devenu en

réalité une forme ingénieuse et invisible de dictature économique.***

Aussi longtemps que notre société entière restera fondamentalement dépendante du crédit bancaire
pour sa masse monétaire, les banquiers seront en position de décider qui aura l'argent dont il a
besoin et qui ne l'aura pas.

*** 'Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien.
Ce processus est peut-être le tour de dextérité
le plus étonnant qui fut jamais inventé.
La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le pêché.
Les banquiers possèdent la Terre.
Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent
et en un tour de mains ils créeront assez d'argent pour la racheter.
Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes
comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique
car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux.
Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques
et à payer le prix de votre propre esclavage
laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler ***
les crédits.

-- Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941
(réputé 2e fortune d'Angleterre à cette époque).

'L'incapacité pour les colons d'obtenir le pouvoir d'émettre leur propre argent à
l'écart des mains de Georges III et des banquiers internationaux
fut la raison PRINCIPALE de la guerre d'indépendance.'
-- Benjamin Franklin

Peu de gens sont conscients aujourd'hui que l'histoire des Etats-Unis depuis la révolution en 1776 a
été en large part l'histoire d'une lutte épique pour la libération et l'indépendance vis-à-vis des
banques européennes internationales.

Cette lutte fut finalement perdue en 1913 quant le président Woodrow Wilson ratifia le Federal Reserve
Act plaçant le cartel bancaire international en charge de la création de la monnaie américaine.

*** 'Je suis un homme des plus malheureux. J'ai inconsciemment ruiné mon pays.
Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit.
Notre système de crédit est concentré dans le privé.
La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que
toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes.
Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés
du monde civilisé, un des plus contrôlés et dominés
non pas par la conviction et le vote de la majorité
mais par l'opinion et la force d'un petit groupe d'hommes dominants.

-- Woodrow Wilson, président des Etats-Unis 1913-1921 ***

*** La puissance de ce système est profondément enracinée de même que le silence de l'éducation et

***des médias*** à ce sujet. ***

Il y a quelques années, le premier ministre canadien a fait mener un sondage
chez les non-économistes: à la fois auprès de professionnels hautement qualifiés et de "monsieur
tout le monde". L'enquête a conclu qu'aucun d'entre eux n'avait une idée précise de la façon dont
l'argent est fabriqué. En fait, il est probablement sûr de dire que la plupart des gens, y compris les
employés de banques en première ligne ne se sont jamais donné le temps de considérer la question.
Et toi ?

*** 'Toute la perplexité, la confusion, et la détresse en Amérique
ne provient pas des défauts de la Constitution ou de la Confédération
ni du désir d'honneur ou de vertu mais de notre ignorance profonde
de la nature des devises, du crédit, et de la circulation.'

-- John Adams, père fondateur de la Constitution américaine ***

Le système moderne d'argent en tant que dette naquit il y a un peu plus de 300 ans quand la
première Banque d'Angleterre fut mise en route avec un contrat royal pour le prêt fractionnaire de
reçus d'or au taux modeste de 2 pour 1. Ce taux modeste n'était que le proverbial pied dans la porte.

Le système est maintenant mondial créant des montants virtuellement illimités d'argent à partir d'air
pur et a enchaîné presque chaque personne de cette planète à une dette perpétuellement croissante
qui ne pourra jamais être payée.

Tout cela a-t-il pu arriver par accident ? Ou bien est-ce une conspiration ? De toute évidence il y a
là quelque chose d'énorme...

*** 'Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays
est maître absolu de toute l'industrie et tout le commerce...
et quand vous réalisez que le système entier est très facilement
contrôlé, d'une manière ou d'une autre, par une très petite élite
de puissants, vous n'aurez pas besoin qu'on vous explique
comment les périodes d'inflation et de déflation apparaissent.

-- James A. Garfield, président des Etats-Unis, assassiné *** ***

*** 'Le gouvernement devrait créer, émettre,
et faire circuler toutes les devises et tous les crédits
nécessaires pour satisfaire les dépenses du gouvernement
et le pouvoir d'achat des consommateurs. En adoptant ces principes,
les contribuables économiseraient d'immenses sommes d'argent en intérêts.
Le privilège de créer et d'émettre de la monnaie n'est pas seulement
la prérogative suprême du gouvernement,
mais c'est aussi sa plus grande opportunité.'

-- Abraham Lincoln, président des Etats-Unis, assassiné *** ***

*** 'Jusqu'à ce que le contrôle de l'émission de devises et de crédit
soit restauré au gouvernement et reconnue comme sa responsabilité la plus
flagrante et la plus sacrée, tout discours sur la souveraineté du Parlement
et la démocratie est vain et futile... Une fois qu'une nation abandonne le
contrôle de ses crédits, il n'importe plus qui fait ses lois...
L'usure, une fois aux commandes, coule n'importe quelle nation.'

-- William Lyon Mackenzie King, ex-premier ministre du Canada
(qui nationalisa la Banque du Canada) { ...des USA; >>>>>>> assaxxiné? } ***

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*
* 'Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times,
* au magazine Time, et aux autres grandes publications
* dont les directeurs ont assisté à nos réunions
* et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans
* Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde
* si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années.
* Mais le monde est aujourd'hui plus sophistiqué
* et préparé à l'entrée dans un gouvernement mondial.
* La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux
* est assurément préférable à l'autodétermination nationale des siècles passés.
*
* -- David Rockefeller, s'adressant à la Commission Trilatérale, 1991
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'Seuls les petits secrets doivent être protégés.
Les grands sont gardés secrets par l'incrédulité du public.'

-- Marshall McLuhan, "gourou" des médias
FIN.

Money as Debt (L'Argent en tant que Dette)
Réalisation : Paul Grignon (moneyasdebt.net)
Traduction fr : Little Neo, janvier 2008 : http://submoon.freeshell.org