Sur les terres inondées du haut delta, au Sénégal, la colère gronde: "Depuis quelques mois, nous observons un regain d'intérêt pour nos terres, des acheteurs s'emparent de très grandes surfaces acquises avec des facilités dérangeantes, dans la zone du lac de Guiers, par exemple", affirme Ndiogou Fall, sénégalais et président exécutif de la Roppa: Réseau des organisations paysannes et des producteurs d'Afrique de l'Ouest.
"Nous condamnons vigoureusement les multinationales ou pays acheteurs, parce qu'ils ne se préoccupent pas du tout de la demande locale." Et d'ajouter: "Si on prive les paysans de leurs champs, tout peut arriver." Au Soudan, alors que le pays se dit prêt à vendre pour un milliard de dollars de terres, Penny Ferguson, du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, rappelle l'état précaire dans lequel se trouve le pays, notamment au Darfour: "Une opération d'urgence a été lancée en 2008 pour aider 5 millions de personnes à se nourrir."
... (Article complet... Journal du Dimanche)(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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