«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
En France on nettoie le Code du Travail. Pendant les fêtes, François Fillon a lancé le ballon d'essai : et si l'attaque contre les trente-cinq heures n'était que le cheval de Troie d'une remise en cause du Code du Travail ? Le « travailler plus » si populaire pendant la campagne présidentielle prend un tour inquiétant. Tandis que le « gagner plus » qui l'accompagne se fait de plus en plus vaporeux, les velléités gouvernementales de révision du code du travail se précisent. Sous les feux de l'actualité : la lettre que François Fillon a fait parvenir aux partenaires sociaux, le 26 décembre, évoquant la possibilité de substituer aux trente-cinq heures comme durée légale du travail des « accords directs entre le salarié et son employeur en matière de durée du travail ». Interrogé mercredi matin sur France Inter, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, a fait connaître la position « unanime » des syndicats : c'est non. « On mesure bien les dangers de remettre en cause cette durée légale : c'est le déclenchement des heures supplémentaires, c'est l'absence d'un minimum de solidarité et de régulation », s'est-il alarmé. Pour l'instant, rien n'est joué : il ne s'agit que d'une volonté exprimée par le Premier ministre, et « cette lettre ne décide rien », comme l'a noté le porte parole Laurent Wauquiez sur France 2 et TF1. Mais la missive fillonesque s'inscrit dans un ensemble de dispositions et de propositions très cohérentes… [Article complet : Marianne Hebdo](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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En France, on nettoie le Code du Travail








