Bonus banquiers dividendes actionnaires Entre bonus et dividendes : la belle affaire des banquiers... entre bonus dividendes belle affaire banquiers 3172

Les banquiers remisent leurs petits bonus de fin d'année à plus tard. L'affaire d'une quinzaine de millions d'euros et une semaine en première partie des JT. Vers un capitalisme moral ? Mais qu'en sera-t-il des milliards de dividendes, du chômage partiel ou des délocalisations financés par les deniers publics ?

Dividendes banques pour l'année 2008

En pleine crise, les banquiers barbotant au beau milieu de la fontaine de jouvence sculptée à coups de dizaines de milliards d'argent public, et qui s'offrent des millions de bonus... voilà une image qui n'aurait pas manqué de défrayer la chronique. Il fallait donc agir, et vite. Sur demande expresse de l'Elysée, les banquiers en chef ont dû renoncer à leur pactole en échange d'un second plan d'aide aux banques. Et l'affaire a fait grand bruit dès son commencement. Pendant une semaine, les JT ont narré dans les moindres détails l'épopée de Nicolas Sarkozy, Monsieur Courage, qui a finalement vaincu les méchants patrons. Hourra... À vue de nez, une quinzaine de millions d'euros ont ainsi été "sauvés".

Abracadabrantesque

Parmi les banques qui ont promis de rejeter les bonus de leurs patrons, le Crédit Agricole. Etonnant, car deux jours après, on apprenait que la banque n'avait aucunement l'intention de souscrire au second plan d'aides. Quel intérêt peut donc avoir la banque de limiter les bonus de ses patrons, en échange d'un plan d'aide dont elle n'a pas besoin ? Mystère, dont l'explication ne devrait toutefois pas tarder à venir...

Les dividendes avant la tempête

De plus, les banques vont presque toutes dégager de confortables bénéfices pour l'année 2008, et les dividendes devraient suivre. Selon les estimations, entre 5 et 15 milliards d'euros devraient être dégagés plutôt que de venir augmenter les fonds propres... ceux que l'Etat s'escrime à renflouer à grands coups de dizaines de milliards. Alors comment justifier que les bénéfices des banques aillent cliqueter dans les poches des actionnaires pendant que l'Etat joue du carnet de chèques ? Mystère... qui ne sera, celui-ci, pas expliqué de sitôt, tant il parait insondable.

Pour l'exemple, BNP Paribas a annoncé hier que son bénéfice net 2008 serait d'environ 3 milliards d'euros, malgré une perte probable de 1,4 milliards pour le dernier trimestre. Et...  surprise ! Dans la foulée, la direction a fait savoir qu'elle verserait bien des dividendes, dont le montant reste à définir. L'action a pris +17% dans la journée. Chapeau ! Donc, nouvelle question : le dernier trimestre fut catastrophique, et l'année 2009 s'annonce pire encore. Alors comment justifier que l'on distribue aujourd'hui des dividendes alors que des pertes colossales pour 2009 sont déjà prévues ?

Renault et EADS s'envoient en l'air

Comment justifier, de la même façon, que l'on annonce entre 5 et 10 milliards d'aides pour les groupes de l'industrie automobile, pendant que ceux-ci annoncent de nouveaux débrayages qui déboucheront sur des licenciements massifs, tout en continuant de produire à toute vapeur dans les pays d'Europe de l'Est ? Ou encore un soutien financier à EADS, alors que le groupe est en train de licencier à tout va pour délocaliser en zone dollar... Ne serait-ce pas une aide aux plans de licenciements ? Sans compter que toutes ces entreprises devraient aussi, dégager quelques petits milliards de dividendes...

Mais enfin, les banquiers ont renoncé à leurs bonus... C'est bien le principal !(?)

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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oui, le principal étant mon image, à moi, tsar-kosy

moi en sauveur de l'industrie et de la morale. Les français sont tellement des pauv'cons qu'ils n'y verront que du feu.

Monsieur Napak, ça vous dit un poste sympa dans mon équipe ?

Yo des mots

Salut les mot ont un sens. Tout à l'heure la "tête au carré" sur Inter avait pour thème, "le pouvoir des mots et les mots au pouvoir". Ca parlait de suspension de l'émotion et de l'interdiction de l'intelligibilité. De nazification de la langue allemande à l'époque où l'on sait et de la manipulation de l'histoire par le gouvernain à talonnettes. Pertinent. J'ai pensé à toi.

Big Up!

Le trottoir

et pendant ce temps là boutin veut déloger des HLM

MOBILISATION CONTRE LE PROJET DE LOI BOUTIN ! PETITION EN LIGNE.

Les députés examinent depuis le 27 janvier le projet de loi boutin, déjà adopté par le Sénat.

LA LOI BOUTIN AUGMENTERA L APPAUVRISSEMENT. Ce projet de loi "réglera" le problème du logement de façon ARTIFICIELLE en (entre autres) réduisant à 1335 euros le salaire maximum pour accéder aux HLM et donc en diminuant largement le nombre de demandeurs, pour le plus grand bénéfice du privé.

Par une politique agressive à l’égard des locataires actuels, ce projet rend les personnes qui vivent en HLM coupables d'y être et responsables du manque de logements HLM, quand bien des communes riches refusent de construire des logements HLM, préférant payer une amende qui ne représente pas grande dépense pour elles.

Ce projet de loi marque le désengagement de l'Etat (baisse prévue de 7% du budget qui lui est consacré en 2009, diminution de 30% des crédits pour la construction de logements sociaux) et la ghettoisation du logement HLM.

NON A LA LOI BOUTIN ! Une pétition est en ligne. Signer et faire circuler cette pétition, c'est agir contre ce projet de loi inique.

http://www.mesopinions.com/Pour-une-politique-du-logement-et-des-moyens-financiers-a-hauteur-de-l-urgence-petition-petitions-76aee7b32fe728fbb91e29ed7c7f4a4f.html

à lire sur l'ignominie boutin

La loi Boutin va aggraver la crise du logement
mardi 27 janvier 2009

Le projet de loi Boutin « de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion » est actuellement en discussion à l'Assemblée Nationale. Les différentes dispositions de cette loi ainsi que le budget 2009 pour le logement, vont à l'encontre des objectifs affichés.

En effet, le budget du logement social, en régression de 30,5%, traduit un désengagement financier sans précédent de l'Etat.

La mise en œuvre de la loi Boutin conduira à un véritable démantèlement du service public du logement social (remise en cause de la loi SRU et du 1 % logement, surloyers de plus en plus élevés pour les locataires en HLM et mobilité forcée, revenus du Livret A affectés en partie à d'autres actions que le logement social, mise en vente de 40.000 logements HLM).

Cette politique va contraindre un grand nombre de personnes ayant des revenus modestes à se loger dans le privé ou à accéder à la propriété avec le surendettement que cela implique. Comment les 7,1 millions d'habitants de l'Hexagone qui vivent en dessous du seuil de pauvreté (817 euros par mois pour une personnes seule) et les millions d'autres qui vivent avec des revenus à peine supérieurs, pourraient-ils accéder à la propriété ? Quand on connaît le rôle du surendettement dans le déclenchement de la crise et les ravages qu'il a occasionnés aux Etats-Unis, en Angleterre, en Espagne, il est totalement irresponsable de vouloir engager les Français dans cette voie.

Enfin, des aides de plusieurs milliards sont accordées au secteur privé de l'immobilier sans aucune réglementation des loyers, ni un quelconque projet de réquisition des dizaines de milliers d'appartements vides.

Cette politique ne peut qu'aggraver la crise du logement qui touche 3,4 millions de personnes mal logées ou sans domicile personnel et générer encore plus d'exclusion et de drames humains.

Une véritable politique de mobilisation pour le logement et de lutte contre l'exclusion passe par la construction massive de logements sociaux et par une réglementation du secteur privé de l'immobilier.

Jean Marin
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Bellaciao
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article79037