armée française vend satellites Syracuse Soldes : L'armée privatise en loucedé ses satellites de communication etat armee vend satellites communication syracuse sarkozy 4986

Discrètement, Sarko a décidé de vendre les bijoux de famille, et pas n'importe lesquels : les satellites militaires de télécommunications sécurisées. Pour une valeur de 400 millions d'euros. Les états-majors de la Grande Muette s'étranglent...

Vente satellites Syracuse de l'armée française

Fin 2008, le journal Les Echos révélait que le gouvernement étudiait la possibilité de vendre ses satellites de télécommunications sécurisées Syracuse. Et le Canard Enchainé, dans sa ponte du 1er juillet 2009, confirme et précise : Nicolas Sarkozy a pris sa décision à la mi mai et l'a annoncé aux représentants des états-majors quinze jours plus tard, lors d'une réunion de la Commission exécutive permanente, un "machin" créé par De Gaulle en 1963 et chargé de contrôler les programmes d'armement. Pris par surprise, les grognards étoilés n'ont eu d'autre choix que de valider... en l'absence d'Hervé Morin, ministre de la Défense.

400 millions d'euros

Ces satellites assurent l'ensemble des communications militaires cryptées entre le commandement et les unités déployées sur les théâtres d'opérations. Leur vente devrait rapporter 400 millions d'euros (pour un investissement total de 3 milliards depuis 1980), de quoi commencer à boucher le trou de 600 millions de la loi de programmation militaire 2009-2014. Il n'y a pas de petits profits. En 2011, les satellites seront donc la propriété d'une société privée, Astrium (filiale d'EADS) ou Thalès. Et l'Etat louera désormais ses canaux de communication. Comme d'autres clients, puisque l'acheteur sera autorisé à sous-louer les infrastructures à l'envi. Un proche de Morin assure que "compte-tenu du prix de vente et des loyers prévisibles, c'est une bonne affaire"... d'Etat ?

"Sur un coin de table"

"La maîtrise de nos communications, c'était un principe gravé dans le marbre", s'étrangle un général trois étoiles dans les colonnes du palmipède. Il fulmine : "On ne change pas d'orientation comme ça, sur un coin de table"... même au Fouquet's. Et l'affaire soulève un certain nombre de questions, même si la presse ne semble guère interrogative : Peut-on prendre une telle décision sans l'intervention du parlement ? Qui sera responsable, en cas de bug, lors d'opérations de guerre ? Comment le "secret-défense" peut-il être assuré... par un simple contrat commercial ?

Rompez...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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