«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
Surmontant son passé judiciaire, Aboubakar Coulibaly s’occupait seul de son fils après le suicide de sa mère. Le 21 juin, la préfecture de Maine-et-Loire l’a fait expulser vers la Côte d’Ivoire, sans demander leur avis aux éducateurs, et encore moins à Joris, 11 ans, qui après avoir perdu sa mère, se retrouve aujourd’hui sans son père. À Angers (Maine-et-Loire), amis, enseignants, parents d’élèves et éducateurs n’en reviennent toujours pas. Aboubakar Coulibaly, 34 ans, d’origine ivoirienne, a été renvoyé le 21 juin vers la Côte d’Ivoire, abandonnant forcé et contraint Joris, son fils de 11 ans, dont il avait seul la charge depuis le suicide en novembre 2005 de sa mère. Deux jours plus tard, sentant un vent d’indignation souffler sur ses grilles, la préfecture de Maine-et-Loire expliquait dans un communiqué l’avoir reconduit « en exécution d’une décision de justice », « dans un souci de protection de Joris », précisant que sa paternité avait été contestée par la mère de l’enfant et concluant, rassurante, que : « Joris est parfaitement pris en charge par un centre d’accueil spécialisé départemental ». Six lignes, une vérité et trois contre-vérités pour tenter d’éteindre le feu. [Article complet : Bakchich.info](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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