Expulsions Français Européens Brésil Libye Gabon Expulsions Français sans-papiers situation illégale Le Brésil expulse des Français "sans-papiers". Oeil pour oeil... expulsions de francais pays etrangers le bresil expulse des francais sans papiers situation illegale

Après l'adoption de la "directive retour" par le parlement européen, de nombreux Etats sud américains ont protesté et menacé, à demi-mots, les Européens de représailles. Le 18 juin, jour de l'adoption de la directive, deux Français se sont fait refoulés du Brésil, qui s'ajoutent à la liste des "Français sans-papiers" expulsés... Oeil pour oeil, passeport pour passeport...

En Libye, au Maroc, au Gabon...

En novembre 2007, 170 touristes voyageant sur Air Méditerranée se sont vus refuser l'entrée du territoire libyen, au prétexte qu'ils ne pouvaient pas présenter de passeport traduits en Arabe. "C'est une question de principe, de réciprocité et de souveraineté. Les Libyens sont astreints à la même formalité en Europe : ils doivent présenter une traduction de leur passeport" confirme alors un responsable libyen au quotidien le Monde. Puis au Maroc, en décembre 2007, quatre touristes se font refouler à l'arrivée de leur avion. Les autorités ont décidé, sans préavis, d'appliquer à la lettre une loi réclamant un passeport à l'entrée du territoire, alors que jusqu'à présent, pour les groupes de touristes, une carte d'identité suffisait. En mars 2008, c'est le Gabon qui fait des siennes suite à l'expulsion de deux étudiants gabonais de France, et qui refoule deux Français, considérés comme étant en situation illégale. Les services d'Omar Bongo précisant même qu'entre 500 et 1 000 Français seraient en situation illégale au Gabon, et donc expulsables. Ambiance.

Français expulsés du Brésil

L'Amérique du Sud contre la "directive de la honte"

Le 18 juin 2008 était adoptée la "directive retour" à l'échelle européenne, qui autorise désormais l'enfermement généralisé et la rétention sans jugement de 18 mois des ressortissants étrangers en situation illégale, l'autorisation d'expulsion d'enfants, l'autorisation d'expulsion des femmes enceintes et de personnes victimes de tortures... entre autres. Suite à l'adoption de ce texte, les réactions internationales furent très vives. Le président équatorien Rafael Correa a prôné "un front commun pour protester contre la directive de la honte". Le président vénézuélien Hugo Chavez a menacé de ne plus fournir de pétrole aux pays européens qui appliqueraient cette directive. Le président bolivien Evo Morales a appelé les pays africains et latino-américains à combattre la directive qui "porte atteinte à la vie et aux droits des personnes". "Nous nous réservons le droit d'imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas" écrivait-il alors. En Uruguay, dont plus de la moitié de la population est d'origine européenne, le Sénat a voté une motion rejetant un texte qui "constitue une violation des droits de l'Homme, notamment le droit à la libre circulation internationale". Le Brésil déplore une décision qui "contribue à créer une perception négative de l'immigration". "La question migratoire ne pourra être résolue de manière efficace que si elle est abordée en respect total des droits de l'Homme", souligne un communiqué officiel. Etc.

"Un de ses amis avait été expulsé de France, nous n'étions pas les bienvenus"

Ce même 18 juin, hasard du calendrier, Vincent Vialard et Fabrice Valade, 33 ans, deux touristes français, se sont vus refuser l'entrée du territoire brésilien, pour "insuffisance de moyens de subsistance". Les deux touristes déclarent pourtant avoir présenté 400 euros en liquide et des cartes bancaires valides. "Il nous a dit qu'un de ses amis avait été expulsé de France, et donc que nous n'étions pas les bienvenus", raconte un des deux touristes. "Dans un premier temps, j'ai refusé de monter dans l’avion de retour". "Vous partez où vous irez faire les petites putes dans une prison brésilienne", aurait répondu le policier. Retour immédiat vers Paris, via Lisbonne, sans même avoir le droit de contacter le consulat.

Fallait-il s'y attendre... ?

Des Français, blancs, propres sur eux, bien éduqués, qui se font "expulser" ?! Et si, en plus, comme on le dit, les touristes français sont vraiment les troisièmes au classement des pires touristes du monde, "impolis, râleurs, intenables"... alors l'été s'annonce houleux, pour nos globe-trotters. Mieux vaut prévoir l'assurance rappatriement !

 

A mettre en perspective avec ces articles :
- Arrestation d'un touriste ivoirien s'apprêtant à repartir chez lui
- En France, on expulse les touristes, aussi...

 

Sources : Liberation.fr, Rue89.com, QuotidienDuTourisme.com, Afrik.com, NouvelObs.com...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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C'est normal non ? qui

C'est normal non ? qui sommes nous pour ainsi imposer notre diktat sur les mouvements de population ?

Les nationalismes montent .... tiens ca me rappelle quelquechose

Mais non...

Vous avez rien compris... on a le droit de foutre la merde chez eux, nourrir les conflits, piller leurs ressources, les sur-endetter (il faut dérèglementer et privatiser disait le FMI), ... mais il est hors de question qu'on accueille ces gens chez nous !

Pas de papier donc pas de problème

Je ne vois pas où est le problème. Si ils n'ont pas de papiers en règle. L'expulsion est normale.

"pas de papiers en règle"

D'accord là-dessus... sur le principe.

- Est-ce que "pas de papiers en règle", ça justifie qu'on enferme quelqu'un pendant 18 mois ? Parce que ça risque d'arriver, y compris pour des Français à l'étranger... Joyeuses vacances en perspective.

- Un sans-papiers, si vous avez suivi, ça peut s'inventer... si vous ne comprenez pas, relire le paragraphe "Ce même 18 juin".

- Imaginez que la prochaine fois que vous vous promenez à l'étranger avec (par ex) moins de 400 euros en liquide dans les poches, on vous arrête et on vous expulse... sans parler des semaines, voire des mois de rétention... normal ?

- Il s'agit bien d'une réaction aux lois récemment votées, et aux comportements actuels de la France et de l'Europe, non d'une simple application des lois.

@micalement

Ca pourrait être pire...

... ils pourraient les interner pendant 18 mois dans un camp de rétention. Mais il semble qu'ils préfèrent faire preuve d'un humanisme dont nous avons oublié la définition.

est-ce que le minus et sa

est-ce que le minus et sa pouffe montrent leurs papiers chaque fois qu'ils vont se balader à l'étranger ?

question ressources, au cas où ils auraient pas assez, ils peuvent mettre leurs pateck philippe chez "ma tante" locale