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Aux Etats-Unis, la police s'incruste sur les profils Facebook pour confondre de jeunes étudiants buveurs d'alcool. Au Canada, une assurance privée fait de même pour s'informer de l'état de santé de ses assurés. Bientôt les vendeurs de pizzas ?

Napakatbra

Aux Etats-Unis, des agents de police racolent sur Facebook. Se faisant passer pour d'affriolantes jeunes filles, les poulets locaux s'invitent en tant qu'amis sur les comptes d'étudiants pour finalement confondre les jeunes et dangereux consommateurs d'alcool. Et ça marche. La semaine dernière, huit jeunes ont affirmé avoir été interpellés pour consommation d'alcool (interdite avant 21 ans aux Etats-Unis) à partir de photos et de textes relevés sur leurs comptes de réseaux sociaux.

Un ami qui ne vous veut pas forcément que du bien...

Adam Bauer (sans lien de parenté avec Jack, visiblement), étudiant de l'université du Wisconsin-La Crosse, avait dans les 400 amis Facebook. Dont une jeune fille "plutôt jolie" qui s'était invitée le mois dernier. "Je n'accepte généralement que des gens que je connais, mais j'ai accepté cette personne pour une raison qui m'échappe". Vraiment ? Il pense que c'est cette erreur qui l'a mené tout droit vers les locaux de la police du coin, où quelques pandores lui ont tendu dès son arrivée des photos de son compte Facebook le montrant... une bière à la main. Il en sera quitte pour une amende de 227 dollars. "Je n'arrive pas à y croire. J'ai l'impression d'être dans un film de science fiction, ils surveillent tout" a déclaré l'étudiant devant le juge. La police "doit évoluer avec la technologie [...] C'est une nécessité", a déclaré un officier de police, affirmant que les sites de réseaux sociaux sont aussi utilisés pour la capture des prédateurs sexuels. Et d'usurpateurs d'identité ?

Souriez, vous êtes virés

Quelques jours auparavant, une Québécoise en congé de longue maladie pour dépression s'était vue supprimer ses allocations. Pour se justifier, sa compagnie d'assurance Manulife lui a décrit plusieurs photos affichées sur Facebook qui la montraient assistant tout sourire à un spectacle de Chippendales, fêtant son anniversaire ou encore profitant de vacances au soleil. L'assureur a confirmé utiliser les réseaux sociaux pour obtenir des informations, tout en affirmant s'être aussi basé sur une évaluation psychiatrique, sans plus de précisions. Des cas de licenciements sont aussi signalés, à cause de Facebook. Kevin Colvin, par exemple, qui avait un beau jour annoncé à son employeur devoir s'absenter de son travail pour cause d'urgence familiale. Las, une photo publiée sur son profil Facebook le montrait déguisé en fée à une soirée Halloween. Licencié. Et les exemples se multiplient...

- Dring, dring...
- Bonjour Monsieur, je voudrais commander une pizza.
- Oui...
- Une pizza aux anchois et aux olives, pour 4 personnes.
- Ah, ça ne va pas être possible, Monsieur.
- ?
- Votre ami Laurent a déclaré une allergie aux moules le mois dernier [Facebook]. Notre assureur nous interdit de vous livrer dans ces conditions.
- Heinh ?
- Et comme je vois que Lucille n'avait pas apprécié sa dernière Margarita [Twitter], je vous propose donc une Regina.
- Mais euh... Comment vous savez avec qui je suis ?
- Vous venez de l'écrire sur Facebook, Monsieur. Je vois aussi que vous n'avez pas encore 21 ans [Linkedin], que vous habitez sur la sixième rue [Google], que vous vous êtes récemment rendu à l'épicerie pour acheter des bières [Internet Eyes] et que vous êtes en train de fumer un joint de Haschich [Flickr + Youtube].
- Heinh ?
- Oui, et je me vois donc dans l'obligation d'en informer la police [IWatchLA].
- Mais non, non, non...
- Monsieur, vous payez par carte bancaire ?
- Non, non...
- D'accord, je viens de vous prélever votre compte Paypal.
- Mais je ne veux plus de pizza !
- D'accord, nous annulons donc la commande.
- Et le paiement ?!
- Ah non, nous ne pouvons pas. En appelant, vous avez bien entendu le message d'accueil, vous avez implicitement validé les trois pages de conditions générales de vente de notre site Internet.
- Mais, mais...
- Souhaitez-vous une assistance juridique, Monsieur ? Nous en avons une qui vous conviendrait parfaitement...
- Police, ouvrez !

 

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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