TF1 revendre actions Etat France 90 millions euros France 24 : TF1 vise une plus-value de 90 millions d'euros sur le dos du contribuable france 24 tf1 vise une plus value de 90 millions d euros sur le dos du contribuable

Etrange situation que celle de TF1, au sein du capital de France 24. N'ayant misé que 18 500 euros en 2006, lors de sa création, la première chaîne réclame maintenant 90 millions d'euros à l'Etat pour revendre ses actions, conséquence directe de la volonté de Nicolas Sarkozy de réorganiser l'audiovisuel public extérieur.

18 500 euros qui se transforment en 90 millions d'euros

France 24 - TF1 revend ses actions 90 millions d'euros - Sarkozy

France 24 est née en décembre 2006. En contradiction avec les conclusions unanimes d'une mission parlementaire qui préconisait la création d’un groupement d'intérêt public (GIP) rassemblant l’ensemble des acteurs publics du secteur (France Télévisions, RFO, RFI, TV5 et AFP), Jean-Pierre Raffarin sous la houlette de Jacques Chirac, décidait en 2003 de confier la gestion de la chaîne internationale à TF1 et France Télévisions, à égalité de parts. La société ainsi créée est détenue à 50-50 par les deux groupes, qui auront déboursé en tout et pour tout, 18 500 euros chacun. La diffusion en France est limitée au câble et au satellite pour ne pas faire d'ombre... à LCI, filiale du groupe de Martin Bouygues.

Mais Sarkozy a changé la donne en demandant récemment la réorganisation de l'audiovisuel public extérieur. La chaîne devrait donc rapidement être intégrée dans une holding regroupant la chaîne info tricolore et RFI, sous la houlette d'Alain de Pouzilhac et de Christine Ockrent. C'est donc dans cette optique que TF1 a fait évaluer ses parts par la banque Rothschild. Résultat sans appel, selon Le Point, le capital de 18 500 euros investi vaudrait maintenant 90 millions d'euros. Quelle efficacité ! Mais l'agence des participations de l'Etat bloque des quatre fers. Car étant donné que la totalité du budget de la chaîne, environ 80 millions d'euros, est financé par le contribuable, l'organisme n'arrive pas à trouver de valeur ajoutée significative à la participation de TF1. Les négociations risquent d'être mouvementées...

Bruxelles veille au grain

TF1 n'est pas au mieux... sa filiale LCI, payante, n'a pas été retenue pour l'attribution de canaux de diffusion TNT, au profit de I-Télé et à BFM TV, les concurrents gratuits. Et l'attribution, mardi, des fréquences de la télévision mobile personnelle ne lui a pas été davantage favorable. Et plus généralement, les voyants sont au rouge. Son cours de bourse a été divisé par deux en un an. Les résultats sont en baisse et le chiffre d'affaire est dors et déjà prévu au rabais pour l'avenir.

Rien de plus normal que TF1 essaie de récupérer le maximum, mais la situation est étonnante... Une participation qui valait 18 500 euros en 2006 vaudrait maintenant 90 millions d'euros, à sortir de la poche du contribuable ! Reste que dans toute négociation, elle a un atout, le blocage... qui ferait certainement rugir Nicolas Sarkozy, le papa du filleul du big boss de la chaîne. Mais Bruxelles surveille, ayant déjà prévenu lors de la création de la chaîne, qu'un rachat des parts de TF1 par l'Etat reviendrait à une aide indirecte. Aïe !

Il va y avoir sport... et pas seulement à la télé.

 

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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