La décision de Jean-Claude Marin, procureur de la République de Paris, de réclamer un non-lieu général dans l’affaire des frégates de Taiwan, survenue comme par hasard en période de vacances de nos concitoyens, est scandaleuse à plus d’un titre. Le silence assourdissant des politiques l’est tout autant.
Cette affaire qui a jeté l’opprobre sur la classe politique et industrielle de notre pays pendant tant d’années méritait une autre fin. Qui s’étonnera désormais que le citoyen juge la classe dirigeante complice de tous les coups tordus puisque l’enquête est close sans que des coupables aient été désignés ? Résoudre cette affaire était une chance de réconcilier la justice avec les citoyens. Le non lieu général réclamé par Jean-Claude Marin ruine pour longtemps le sentiment d’équité devant la justice et donne le signe aux corrupteurs et aux corrompus de tous poils qu’ils peuvent continuer, y aller de plus belle, puisque la corruption est impunie dans ce pays. Il eut été pourtant aisé de résoudre cette affaire. Il aurait suffit de répondre à la demande des juges Xavière Siméoni et Renaud Van Ruymbeke de lever le secret défense. Le secret défense levé, les juges auraient pu remonter la piste des rétrocommissionnaires.
... (Article complet... Bakchich.info)(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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