Goldman Sachs revendait clients produits pourris Goldman Sachs spécule sur le dos de ses clients goldman sachs specule sur le dos de ses clients 6755

Goldman Sachs a recommandé des produits financiers pourris à ses clients, pendant qu'elle les jouait à la baisse. La rumeur qui courrait depuis quelques mois dans les milieux financiers vient d'être confirmée (par erreur) par un cadre de la banque.

Napakatbra

Dans un courriel destiné à certains habitués de Goldman Sachs, Thomas C. Mazarakis, le chef des stratégies d'investissement, a reconnu que son unité a souvent conseillé à ses clients des produits que l'entreprise avait déjà laissé tomber. Parfois, il arrivait même à la firme de revendre massivement certains placements qu'elle recommandait pourtant à l'achat... Les clients acquéraient des actifs pourris que la banque était en train de revendre, ramassant un petit pactole sur le dos de ses ouailles. En plus d'être moralement pitoyable, aux Etats-Unis, cette pratique est doublement interdite (conflit d'intérêt + tromperie sur la marchandise).

Agences de notation

La révélation du New-York Times fait fureur, Outre Atlantique. D'autant que la SEC, le gendarme de la bourse US, vient tout juste d'ouvrir une enquête sur ce genre d'agissements. Mais ce n'est pas tout. Goldman Sachs a également forcé la main d'agences de notation pour les convaincre d'attribuer des notes élevées à certains investissements brinquebalants (CDO) concoctés par la maison, au moment même où elle revendait ses positions.

Des Kerviel à foison...

Au passage, la lettre de Mazarakis met également en lumière l'influence considérable exercée par l'armée des traders de la banque, dont beaucoup multiplient les paris insensés au regard des capitaux propres de l'entreprise. Ces inconscients fournissent tout de même la majeure partie des immenses profits de la firme, dixit le New-York Times. Ces pratiques n'ont jamais cessé de croitre depuis que le capital de l'entreprise a été ouvert au public en 1999.

A l'origine, l'email de Mazarakis était destiné à dégager la firme de toute responsabilité. Pas sûr que la SEC le voit du même oeil...

Zavez pas tout compris ? Fabrice Pelosi, alias WarrantMarrant Man, vous explique le topo, à sa façon...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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