Hadopi song chanson riposte graduée Hadopi song : parce que la riposte graduée vaut bien une messe hadopi song jerome choain riposte graduee 3514

Une chanson contre l'Hadopi. Texte, arrangement musical, interprétation et vidéo de Jérôme Choain 2.0. Sur l'air du déserteur, le bon homme pointe non sans humour les principales failles du projet de loi Création et Internet et de la riposte graduée défendues corps et âme par Christine Albanel.

"Madame la Ministre, je vous écris un mail"...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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à l image de son patron tsar kosy, l UMP pense avoir

tous les droits, y compris d' auteurs. Et y compris celui de traiter l'affaire avec le plus grand mépris et la plus grande arrogance : 1 euro symbolique le dédommagement. (Une erreur de communication, dira ensuite l entourage de x.Bertrand (voir AFP). Ben voyons ...)

Publié sur www.numerama.com
le 25/02/2009

L'UMP qui pirate propose 1 euro symbolique au groupe MGMT

Mise à jour : sur le même sujet, ne manquez pas le billet de Mindoverflow, où l'on voit qu'une élue UMP poste 32 fois le même commentaire sur des blogs différents pour défendre son parti et s'attaquer au groupe.

L'affaire tombait mal pour l'UMP à quelques jours de l'examen du projet de loi Création et Internet à l'Assemblée Nationale, mais elle devient pire encore. Accusée d'avoir contrefait une chanson du groupe MGMT en diffusant sur Internet une vidéo d'un meeting où elle avait été jouée sans autorisation, l'UMP a fait connaître à l'avocate sa proposition d'indemnisation : 1 euro.

"Cette proposition est peu respectueuse du droit des auteurs et des artistes. Elle est méprisante", s'est indignée mercredi auprès de l'AFP l'avocate du groupe américain, Isabelle Wekstein. Blue Advertainment, l'agence de communication de l'UMP responsable de la contrefaçon, a adressé le 16 février un courrier à l'avocate pour reconnaître une erreur involontaire due à un "manque de vigilance", et proposé un petit euro symbolique de dédommagement.

Là où l'affaire devient encore plus embarrassante... c'est que l'agence Blue Advertainment est une société formée par association entre le publicitaire Christophe Lambert et le réalisateur-producteur Luc Besson, chantre de la lutte contre le piratage.

On notera cependant que la lettre envoyée par Blue Advertainment et communiquée aujourd'hui par l'avocate avait été envoyée trois jours avant qu'elle ne rende l'affaire publique. Depuis, après que l'affaire a éclaté au grand jour, le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand a assuré que "l'UMP est très attaché au respect des droits d'auteur", et qu'il "fallait prévoir des indemnisations". "Ceci est totalement normal", avait-il ajouté. "Nous sommes en train de regarder pour qu'il y ait une juste indemnisation du groupe. Nous respectons le droit des auteurs avant tout, voilà pourquoi nous souhaitons parvenir à un accord".

http://www.numerama.com/magazine/12144-L-UMP-qui-pirate-propose-1-euro-symbolique-au-groupe-MGMT.html

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ibmmdq6--lMFoSyuy3KMNXw1N8wQ

Riposte citoyenne

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=52589
par Nicolas Dupont-Aignan

"Alors que les chiffres du chômage explosent, alors que la Société Générale distribue 700 millions d’euros publics à ses actionnaires, alors que les délocalisations s’accélèrent, que l’outre-mer vit une situation insurrectionnelle…. Que les urgences fusent, donc… Le gouvernement fait passer au pas de charge le fameux texte « Création et Internet » sur lequel le Parlement délibérera et se prononcera en urgence - en vertu de la procédure du même nom.

Sur la forme : il est quand même assez singulier que ce genre de texte fasse systématiquement l’objet d’une procédure d’urgence. C’était, en effet, déjà le cas pour son ancêtre la loi DADVSI, en 2005 (La loi "Création et Internet" étant une sorte de DADVSI 2). Au point que certains réclament une commission d’enquête parlementaire afin de vérifier, à tout hasard, s’il n’existerait pas une pression de la part de divers lobbys pour faire adopter ce texte en suscitant le moins de débat possible…

A vrai dire, en douze ans de mandat parlementaire, ce n’est malheureusement pas le premier texte que je vois passer où on peut discerner plus ou moins distinctement l’empreinte des copains du Fouquet’s.

Si enquête parlementaire il doit y avoir c’est à propos du "lobbying" intensif, auprès des gouvernements (gauche et droite), qu’ont suscité de nombreux textes passés ces dernières années devant notre assemblée.

Sur le fond : ce projet de loi impose techniquement en l’état la surveillance généralisée de la connexion des 17 millions de foyers Français abonnées à l’ADSL, car pour détecter et identifier les téléchargements, illicites ou légaux, il n’y a pas d’autre méthode possible.

Un peu à l’image de radars routiers surveillant en permanence le trafic qui flasheraient tous les automobilistes, non pas pour relever les infractions mais juste pour savoir où ils sont passés.

C’est-à-dire que, sur le principe, chaque titulaire d’un abonnement Internet est considéré comme un délinquant potentiel. Sous les qualificatifs de « riposte graduée » et « proportionnalité de la sanction », inquiétants tant ils semblent tout droit sortis du service communication du Pentagone, se cache ainsi l’importation en France de l’internet à la chinoise, c’est-à-dire l’instauration pure et simple du Big Brother de Georges Orwell – avec la police politique et ses exactions en moins, il est vrai. Est-ce là une pratique digne de la France du XXIème siècle, de la France tout court ?

Ajoutons que le titulaire d’une connexion doit, dans le cadre de ce texte, se munir d’un dispositif technique permettant de filtrer sa connexion et, en cas de réclamation, doit être en mesure de prouver que ce dispositif est parfaitement fonctionnel. Si vous faites partie de la majorité de la population qui n’a pas « Bac+ 3 en informatique option réseau » malheur à vous !

Enfin, comment accepter que le contrôle et la décision de coupure des abonnements à internet soient effectués par une autorité administrative indépendante, juridiction d’exception, composée d’individus mus par la défense d’intérêts strictement privés, et non pas - a minima - par l’autorité judiciaire, seule fondée dans toute démocratie à s’immiscer dans la vie privée des citoyens et justiciables ?

Répétons-le, seule l’instauration d’une licence globale rémunérant à sa juste valeur le travail de création, pourra concilier la défense des intérêts des artistes et la liberté de l’internet. Car l’internet est constitué par nature d’échanges de données numériques qui, dans le cas de la musique et de la production cinématographique, induisent une véritable révolution des comportements comme l’imprimerie en son temps face à la copie manuelle. Il n’est ni possible ni souhaitable de la contrecarrer. Mais cela nécessite en retour l’invention d’un nouveau système de rémunération des créateurs (une taxe forfaitaire comme le prévoit la licence globale par exemple) à la fois juste, efficace et modérée - les contraintes matérielles et financières de la « riposte graduée » pouvant à cet égard se révéler bien plus lourdes et donc nuisibles au développement général de l’internet, qui demeure une nécessité.

Et puis, que feront nos petits Big Brothers lorsqu’ils se rendront compte que leur dispositif de surveillance est contourné, notamment par courriels ? Obtiendront-ils alors le privilège exorbitant d’ouvrir tous les courriers électroniques des particuliers qui contiennent des pièces jointes ? !

Seule la mobilisation des Français pourra, comme pour le travail dominical, faire en sorte que le gouvernement recule sur cette gravissime atteinte aux libertés individuelles.

De mon coté je vais prochainement adresser un courrier à l’ensemble de mes collègues pour les alerter sur ce texte, et leur signifier en termes clairs qu’en se prononçant pour son adoption ils se prononceraient pour la surveillance systématique et généralisée de leurs concitoyens, à commencer par leurs proches, familles et amis, par des vigiles aux ordres de l’industrie du divertissement."