Lundi 2 mars 2009 lundi noir crise Hier... une journée de catastrophes ordinaires - Les doigts dans la crise... hier crise econnomique cac40 bourse banque aig hsbc 3559

La crise fait rage, on ne compte plus les lundi noir. Récession, chômage, dette... les banques n'assurent plus, ce sont les assurances qui banquent. Hier, les annonces ont été particulièrement violentes, en Europe comme aux Etats-Unis, personne n'est épargné.

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Les doigts dans la crise

Hier, au chant du coq, Bercy a publié une nouvelle estimation de l'évolution du PIB pour 2009, désormais attendu en repli de 1,5%. Cette prévision tend (enfin) à se rapprocher de celles de la Commission européenne (-1,8%) et du FMI (-1,9%). Hier encore, l'Etat a revu à la hausse le nombre de destructions d'emplois prévues pour l'année en cours : 300 000. Et cela bien que la population active commence à diminuer, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, sous l'effet du départ à la retraite de la génération du baby-boom. Du coup, le déficit public est projeté à 5% du PIB, bien plus que les 4,4% prévus initialement, et que les 3% visés par le Pacte de stabilité européen. En conséquence de quoi, son montant dépassera allègrement les 100 milliards d'euros, contre 50 milliards en... 2007 !

AIG fait disparaître 460.000 dollars par minute

Hier, les Etats-Unis se sont réveillés en plein cauchemar. Trois jours après la nationalisation de Citigroup, le monstre américain de la réassurance AIG (74 millions de clients dans 130 pays), a annoncé avoir perdu 100 milliards de dollars en 2008, dont 60 milliards pour le seul quatrième trimestre ! Soit 460.000 dollars par minute, tout de même. L'administration l'a déjà renfloué à hauteur de 150 milliards en novembre 2008 mais rien n'y fait. Une nouvelle aide directe de 30 milliards a été décidée. Ce qui porte à 180 milliards de dollars l'aide allouée au groupe en 4 mois. Peu r(é)assurant...

HSBC : la grande qui rapetisse

Hier, la banque britannique HSBC, premier groupe bancaire européen, a annoncé une chute de 70% de son bénéfice net ainsi qu’une augmentation de capital de 14,2 milliards d'euros, à prix bradé. Les résultats dans le vert seraient plutôt encourageants si cette banque n'était pas réputée pour être une des plus sûres d'Europe. Difficile de comprendre, dès lors, la raison qui a poussé HSBC à repousser une offre d'aide gouvernementale à moindre frais, il y a quelques semaines. De plus, cette annonce intervenant quelques jours après celle de la perte historique de plus de 28 milliards de livres de Royal Bank of Scotland (RBS), les marchés ne se montrent guère confiants.

L'Europe de l'Est se rapproche

Hier, l'Europe de l'Est est entrée en dépression. Car l'Union Européenne a repoussé, dimanche, l'idée d'un plan global de soutien au secteur bancaire de 160 milliards d'euros. Pourtant, si le PIB global de l'Europe de l'Est atteint tout juste 10% de celui de la zone euro, son secteur bancaire est totalement disproportionné. En clair, les Etats n'ont plus les moyens de le soutenir, alors qu'il montre des signes d'affaissement. Le hic, c'est que les banques européennes sont engagées à hauteur de 1600 milliards d'euros dans le circuit financier de la zone... Et l'Autriche en subit déjà les conséquences.

Retour vers le futur ou... aller-simple vers le passé

Du coup, hier, au son de la cloche, les bourses mondiales ont sombré. Wall-Street a flanché de 4,2%, enfonçant la barre hautement symbolique des 7000 points pour retrouver ses niveaux de 1997. Les bourses européennes, petites joueuses, se sont limitées à 2003. Sauf que le CAC 40 est à seulement sept petits pourcents d'une faille spatio-temporelle qui la renverrait à ses plus bas de janvier 1997.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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petite erreur: c'est le déficit hexagonal qui sera de 100 milliards et non la dette

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