Dans le nord du pays, cette ville millénaire, riche en pétrole, est revendiquée par la région autonome du Kurdistan. Multiethnique, elle résume à la fois les tensions et les - fragiles - espoirs d'un Etat qui reste à reconstruire.
Sarkot a 22 ans, le teint mat, le cheveu ras, la barbe drue et les nerfs à vif. Lui, sa femme, Samia, et leurs deux fils vivotent dans une bicoque de parpaings, de torchis et de rondins, bricolée aux abords du stade de Shorja, refuge de 600 familles kurdes chassées de Kirkouk sous Saddam Hussein. « A mon retour, fin 2003, notre maison avait disparu, soupire cet ancien peshmerga (combattant). Depuis, rien, sinon des promesses et deux couvertures, don d'une ONG étrangère. J'attends. » Pour nourrir les siens, Sarkot empile sur une charrette à bras des tapis d'occasion qu'il vend au porte-à-porte.
... (Article complet... L'Express)(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
Irak : si Kirkouk explose... 












