«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
Tous aux abris : le principe de précaution a encore frappé ! On n’en finit pas de dénombrer ses ravages. Cette fois encore, le tabac. Du moins le croit-on, parole de non-fumeur. Les tenants de la nouvelle tyrannie viennent de couper la chique à Jacques Tati. Ils lui ont retiré sa pipe, laquelle était vissée entre ses dents depuis sa naissance ou presque. Imagine-t-on Georges Simenon sans sa pipe ou Humphrey Bogart sans sa clope ? Impensable tant l’appendice à volutes fait partie de leur personnage. C’est ce crime contre l’esprit dont vient d’être victime l’immortel auteur de Playtime. Un méchant gag dont il serait le premier à rire même si, dans sa satire de notre vie moderne dans ce qu’elle a de plus absurde, il n’aurait jamais imaginé qu’on en arriverait là. [Article complet : passouline.blog.lemonde.fr](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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Tati, privé de pipe








