agriculture intensive solutions pour nourrir 9 milliards êtres humains L'agroécologie permettrait de doubler la production agricole en 10 ans, selon l'ONU l agroecologie permettrait de doubler la production agricole en 10 ans selon l onu 10111

Comment "nourrir 9 milliards d'êtres humains en 2050" ? La réponse coule de source, pour le rapporteur spécial de l'ONU, Olivier De Schutter : en laissant tomber l'agriculture intensive au profit de l'agroécologie. Une technique qui "cherche à améliorer la durabilité des écosystèmes en imitant la nature plutôt que l'industrie"...

Agroécologie ONU

L'agroécologie est une pratique agronomique raisonnée associant un travail du sol respectueux, une fertilisation et des traitements phytosanitaires naturels, une sélection variétale réfléchie et des rotations de cultures régulières, une optimisation des ressources en eau par stockage naturel, la lutte contre l'érosion par l'instauration de haies et l'association des cultures et des forêts... Objectif affiché : la réduction voire la suppression du recours aux intrants chimiques (engrais et pesticides).

Jusqu'à présent, cette pratique était décriée par les tenants de l'industrie, qui la décrivaient comme une "agriculture pour riches" faisant baisser les rendements et augmentant de fait la pénurie alimentaire à l'échelle mondiale. Tout faux ! Selon l'ONU, qui s'est fondé sur l'analyse exhaustive des dernières études scientifiques, l'agroécologie pourrait doubler la production alimentaire des régions les plus vulnérables en à peine 10 ans, tout en réduisant la pauvreté rurale et en apportant des solutions aux problèmes écologiques actuels.

L'agroécologie, technique la plus efficace

"Si nous voulons nourrir 9 milliards de personnes en 2050, il est urgent d'adopter les techniques agricoles les plus efficaces", a expliqué, le 8 mars dernier, le Rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter. "Et les preuves scientifiques actuelles démontrent que les méthodes agroécologiques sont plus efficaces que le recours aux engrais chimiques pour stimuler la production alimentaire dans les régions difficiles où se concentre la faim".

Quelques exemples. "À ce jour, les projets agroécologiques menés dans 57 pays en développement ont entraîné une augmentation de rendement moyenne de 80% pour les récoltes, avec un gain moyen de 116% pour tous les projets menés en Afrique". "De récents projets menés dans 20 pays africains ont même démontré un doublement des rendements des cultures sur une période de 3 à 10 ans" a déclaré Olivier De Schutter. Le rapport souligne en outre que les projets agroécologiques menés en Indonésie, au Vietnam et au Bangladesh ont réduit de 92% l'utilisation d'insecticides pour le riz, permettant aux agriculteurs pauvres de faire d'importantes économies financières.

Les Etats doivent s'y mettre

"Les États et les donateurs ont ici un rôle clé à jouer. Les entreprises privées n'investiront ni leur temps ni leur argent dans des pratiques qui ne peuvent être récompensées par des brevets et qui n'ouvrent pas de marchés pour des produits chimiques ou des semences améliorées". Olivier De Schutter exhorte donc les États à soutenir les organisations paysannes, qui sont un maillon essentiel dans l'identification et la diffusion des meilleures pratiques agroécologiques. "On sait aujourd'hui que soutenir l'organisation sociale a autant d'impact que la distribution d'engrais. Lorsqu'ils travaillent ensemble, les paysans et les scientifiques sont une source importante de pratiques innovantes"...

(sources: srfood.org, srfood.org, srfood.org)

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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L'agroécologie... pas seulement pour les PVD !

Bonjour,

J'aimerais compléter votre article. L'agroécologie est une technique ancestrale qui a été oubliée depuis un siècle. Elle redevient apprise dans les écoles d'ingénieur en agriculture (et peut-être en BTS mais je n'en suis pas certaine!)et cela dans le but de changer les pratiques agricoles destructrices et productivistes.

Le plus dur est de mettre en œuvre cette pratique. Parce qu'en pratique c'est beau mais il faut ensuite que les agriculteurs soient persuadés que cela peut fonctionner... sur une terre devenue peu fertile à cause des intrants mis pendant des dizaines d'années sur les terres... [l'écosystème est souvent détruit à cause des produits phytosanitaires en tout genre et à cause des pratiques agricoles comme le labour etc].
Bref, en gros, il faut que les agriculteurs acceptent de perdre du profit pendant 10 ans afin que les terres se réhabituent à une fertilisation moindre. Et il y a du boulot.... ><

Cordialement.

Parlons tout simplement d'agriculture SVP

Encore un nouveau terme inutile, un rond de jambe rhétorique, du verbiage journalistique.

Pas de scoop dans cet article, les paysans savent tout cela depuis longtemps, eux qui se sont arc-boutés contre le remembrement dans les années soixante.
Une petite lecture pour tout le monde : "La révolution d'un seul brin de paille" de Masanobu Fukuoka
Et puis il y a Bourguignon qui parle de tout cela très bien aussi.

...hé...bé... "...Elle

...hé...bé...
"...Elle redevient apprise dans les écoles d'ingénieur en agriculture (et peut-être en BTS mais je n'en suis pas certaine!)..."

je me pose toujours la question...comment les paysans, arrivaient ils à cultiver les terres durant des siècles sans avoir un diplôme d'ingénieur ou un BTS...

"...les agriculteurs soient persuadés que cela peut fonctionner..."
Je dirais...que l'agriculteur sans aucun diplôme et non formaté par les lobbys pollueurs et empoisonneurs ...n'a pas besoin d'être persuadé...

D'ailleurs je me demande comment les Indous complètement incultes et analphabètes ont réussies à cultiver correctement leurs terres avant l'arrivée destructive des monsanto et autres du même calibre

je ne savais pas que labourer détruisait l'écosystème...?...ou parliez vous des labours fait au bulldozer avec le gros soc à l'arrière qui trace son sillon destructeur...

Faut dire que dès que les grosses têtes vides…pardon pleines de foin, des technocrates imbus y plantent leurs savoirs…le désert et la désolation s'établissent, suffit d'ouvrir les livres d'histoire ou d'étudier le sort de certaines civilisations.

Notre civilisation est la pire de toutes…
-non seulement elle a le pouvoir de détruire la Terre en appuyant sur un bouton ou en contribuant à faire éclater de plus en plus de centrales nucléaires.
-Elle a inventé les pires produits toxiques.
-Elle bouffe et fait bouffer ces mêmes produits toxiques.
-Elle répand sur et dans la terre ces mêmes produits toxiques.
-Elle couvre d'honneurs et d'argent les empoisonneurs, alors que dans le temps et dans toutes les civilisations ils étaient mis à mort.
-Elle couvre d'honneurs et d'argent les pollueurs.
-Elle couvre d'honneurs et d'argent les financiers véreux.
-Elle couvre d'honneurs et d'argent les ripoux et les véreux.
-Elle a une élite qui a la plus courte vue, la plus crapuleuse, la plus bête …de tous les temps …et de tout l'univers

Le pire de tout, pour se protéger cette élite a des gardes prétoriennes en plus des gens d'armes, le tout peu scrupuleux, bête et méchant au Qi 000 (triple zéros)

Jean-Luc LUMEN

Les labours détruisent les

Les labours détruisent les micro-organismes du sol, ainsi que sa bio-diversité, à la place on devrait implanter des cultures d'engrais verts et jaunes pour travailler le sol, le recouvrir et empêcher les érosions! Voilà tout...

l agroécologie pour le développement de l'agriculture

je suis parfaitement d'accord qu'avec l' agro-écologie on peut nourrir 9 milliard de personne ,l' agro-écologie c'est produire quantitativement et qualitativement tout en tenant en compte la nature c'est à dire protéger l'écosystème.Je suis étudiante en agroécologie à l' université GASTON BERGER de Saint-louis du sénégal , je crois à la réussite de l'agroécologie. MES RESPECTS,NDEYE COUMBA NDIAYE.

L'agriculture: conséquence de nos modes de vie.

L'agriculture n'est que la conséquence de nos choix de société: Tant que les pays industrialisés concentreront en moyenne 80% de leur population sur 20% des territoires (Sources: Wikipédia), l'agriculture intensive perdurera. C'est une réponse aux modes de consommation qui se sont développés, et il sera difficile de séparer une remise en question de l'agriculture sans faire évoluer l'implantation des groupes humains, les transports, la production d'énergie, et notre rapport à la nature en général.
www.vicilisation.com