«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
Depuis 40 ans, Areva puise abondamment dans les ressources d’un des pays les plus pauvres de la planète. Le Niger pourrait demain devenir le deuxième producteur mondial d’uranium... il reste pourtant à la dernière place de l’indicateur de développement humain. C’est dans cette absence de partage des richesses et sur fond de crise institutionnelle, que se profile une catastrophe sociale, environnementale et économique. Produire ici de l’électricité d’origine nucléaire a pour corollaire, là-bas, contaminations radioactives et désertification. [Article complet : bastamag.net](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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L’industrie nucléaire française procède à un véritable pillage au Niger









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"Le Niger vit une très grave crise : un coup d’Etat constitutionnel du président Mamadou Tandja qui, passant outre les règles de la démocratie parlementaire, a organisé le 4 août dernier, un référendum pour se maintenir au pouvoir. Les élections législatives du 20 octobre 2009 avaient pour seul but d’asseoir le nouveau régime et de parachever son coup d’Etat. Le scrutin a été majoritairement boycotté par les partis d’opposition et la population. En effet, en tenant ces législatives le chef de l’Etat a finalisé son plan de confiscation du pouvoir passant outre l’élection présidentielle prévue fin 2009 et usant de moyens disproportionnés et insidieux lui permettant de réduire à néant toute opposition.
Après s’être trop faiblement émue de cette situation, la communauté internationale a réagi fermement : La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a « suspendu » le Niger « jusqu’à ce que la légalité constitutionnelle soit rétablie », et a alerté l’Union Africaine ; l’Union Européenne menace de suspendre son aide au développement conformément aux prescriptions de l’article 96 des accords de Cotonou, en laissant toutefois place aux négociations.
Quant à la France, elle a maintenu une position particulièrement ambiguë jusqu’à la veille des élections législatives, contribuant à l’attentisme général. Cette attitude revient à cautionner le coup d'Etat constitutionnel et à contribuer à la normalisation d'une situation illégale. A nouveau, la France privilégie ses intérêts économiques sur la promotion de la démocratie et le respect de l'Etat de droit. En effet l’exploitation de l’uranium par Areva se poursuit et la mise en exploitation de la mine d’Imouraren lui offre d’énormes perspectives."