licenciement automatique inscrit dans la loi Le licenciement automatique bientôt inscrit dans la loi ? le licenciement automatique bientot inscrit dans la loi 13857

Mieux protéger les salariés tout en ouvrant de nouvelles « possibilités d’adaptation indispensables aux entreprises »... ?

C’est ce que promet le gouvernement avec sa « loi sur l’emploi » en préparation, qui reprend les termes de l’accord conclu entre le patronat et trois syndicats le 11 janvier. Cet accord interprofessionnel simplifie à l’extrême plusieurs procédures de licenciement, sans possibilité de recours en justice. Les mesures sur les mobilités risquent même de légaliser le harcèlement organisationnel. Des juristes dénoncent « un véritable chantage à l’emploi » et « un boulevard pour procéder à des licenciements ». Basta ! vous explique pourquoi.


 [Lire l'article complet sur bastamag.net]

(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")

 

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2013 annus horribili

2013 : annus horribili ? … ça dépend pour qui !

Pendant la campagne des présidentielles, Laurence Parisot avait « loué le travail extraordinaire accompli par Sarközy durant son quinquennat », tout en se disant « plus proche de François Hollande sur les questions sociales ».
Elle avait raison : c’est bien ce président, dit « de gôche », qui a organisé l’hiver dernier, le grand raout entre « partenaires » sociaux.
Notons au passage que la notion d’ « adversaires » est définitivement exclue de la novlangue solfélyséenne, la lutte des classes étant désormais un concept – et une pratique – exclusivement réservée aux maîtres du monde.

Laurence peut donc se glorifier d’avoir su obtenir, avec la complicité de ses compères François, la signature de la CFDT et de quelques autres minoritaires au bas du parchemin de la honte : L’A.N.I. ou « Accord National Interprofessionnel » sur la « flexécurité » et la « compétitivité ».

Cette négociation, c’est du « donnant-perdant » pour les salariés :
Plus de flexibilité pour le patronat, plus de sécurité pour … le patronat.
En affublant leur abandon du sigle « ANI », les sociaux-chrétiens « démocrates » et autres syndicalistes marrons de la CFTC-DT ont probablement renoué avec leurs traditions de traduction [tradutore, traditore…] du latin d’église, langue paternelle du Kapellmeister Benoît … Ils rejoignent en cela leur Pape de l’Or et sa fille Martine !

Dans la langue de César, donc, « ani » est le pluriel du substantif « anus ». Pour le dramaturge Plaute , dans ses « Menæchmi », anus désigne l’anneau destiné au pied de l’esclave ou au nez du bétail qu’on mène à l’abattoir. Chez Cicéron, dans ses « Epistulæ », « anus » prend le sens de « fondement » …
Mais « anus » est aussi un substantif féminin qu’Horace utilise dans ses « Satiræ » pour désigner une « vieille sorcière » … Ce sens est également emporté par l’adjectif « anus », rencontré dans la « Naturalis historia » de Pline l’Ancien dans l’expression « anus terra » qui signifie « vieux sol » . On le retrouve dans un poème de Catulle où « anus charta » peut se traduire par « vieil écrit ».

« Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs … »
chantait Pottier en 1871, au lendemain de la semaine sanglante. De nos jours les « indignés » de Madrid ou de Manhattan, surmontent leurs tentes de calicots rappelant « Nous sommes 99% »
A Petit Couronne, à Amiens, Aulnay, Florange, c’est un cri de refus, les grèves et les « manifs », derrière les drapeaux rouges, même s’il sont parfois mâtinés de jaune … C’est bien derrière leur drapeau rouge que les papetiers d’Alizay ont obtenu des élus de « gôche » la départementalisation provisoire de leur site industriel, condition de la conservation de leur gagne-pain.

Ne lâchons pas le Droit du Travail hérité des luttes de 1936 et des réalisations du Conseil National de la Résistance après la Libération !
A force de courbettes et de reculades … notre réveil risquerait d’être douloureux.

Colas BREUGNON