gouvernement refuser hausse taux livret A prévue loi Le livret A dégradé par le gouvernement le livret a degrade par le gouvernement 12024

Le gouvernement vient de refuser la hausse du taux du livret A, pourtant prévue par la loi. Un joli cadeau de 500 millions d'euros qu'il s'offre à lui-même, ainsi qu'aux banques et aux compagnies d'assurance... aux frais des épargnants !

Taux d'intérêt du livret A

La loi impose une revalorisation bisannuelle du taux de rémunération du livret A. Celui-ci étant calculé en fonction d'une formule savante et bien précise, corrélée à la fellation l'inflation, il aurait dû être mécaniquement augmenté à 2.75% à la fin du mois. Las, il ne bougera pas, scotché à 2.25%. Et hop, 530 millions de perdus pour les épargnants. Et plus de 700 millions si l'on y ajoute les livrets bleus. Pas de "A", pas de chocolat...

La Banque de France dirigée au doigt mouillé

Mais pourquoi donc le gouvernement a-t-il décidé de trancher dans les bourses des épargnants ? Parce que c'était la recommandation du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. Et pourquoi donc ? C'est là que ça devient franchement drôle : "parce que ça ne servirait à rien que le taux augmente légèrement pour rebaisser immédiatement ensuite". Mais c'est bien sûr ! A quoi bon boire un coup si c'est pour avoir soif 10 minutes après ? Et en plus, ça réduit les risques de se... noyer, dans le verre d'eau. Problème : selon la plupart des projections, l'inflation doit repartir à la hausse de façon soutenue, en ce début d'année. Et l'Etat n'y est pas pour rien : Gaz, électricité, SNCF, taxis, hausse de la TVA...

Les aventuriers du "A" perdu

Au final, le gouvernement estime que cette stagnation réduira l'épargne pour favoriser la consommation. Rien n'est moins sûr. Par contre, mécaniquement, cela réduit la charge de l'Etat via les offices HLM, les collectivités... qui remboursent in fine les intérêts du livret A. Il n'y âs de petit profit... D'autre part, les banques et compagnies d'assurance y trouvent aussi leur compte ; puisque les assurances-vie (qui donnent actuellement des signes d'essoufflement) sont en concurrence directe avec le livret A, leur petit avantage actuel est conservé. Ouf ! Et, enfin, pour l'anecdote, comme l'a relevé Mediapart, de fortes variations de l'inflation (ce que prévoit le gouvernement) peuvent aussi entraîner des changements de taux les 1er novembre et 1er mai... soit entre les deux tours de la présidentielle ! D'où l'anticipation...

Flash info : l'association 5A nous signale avoir été confortée par les agences de dégustation. Comme quoi... toutes les andouilles n'ont pas été dégradées...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

partagez cet article : FACEBOOK partagez cet article : TWITTER partagez cet article : DEL.ICIO.US partagez cet article : GOOGLE partagez cet article : VIADEO 

Catégories :

Dommage pour les épargnants

Je trouve que c'est relativement dommage d'autant plus que de nombreux épargnants semblaient compter sur cette augmentation, l'effet va être certainement le retrait d'une bonne partie de l'épargne des Livret A.

Attention à la suite...

Car si l'état commence à taper sur l'épargne, doucement d'abord (présidentielles oblige)... Il faut quand même garder en mémoire cette récente sortie de notre Guéant national, pas soulignée à sa juste valeur dans les médias, sur le fait que la dette de la france n'est pas tant un problème puisque largement couverte... par l'épargne des français!

De là à supposer que la transformation de l'épargne des français en vaste emprunt d'état forcé soit dans les tuyaux post-présidentielle?

De quoi donner confiance... et sans doute les fortunés nationaux qui, parait-il, redoublent en ce moment d'effort pour donner le sourire aux banquiers Suisses... ne fuient peut-être pas (comme le parti du PMU en verlan aime à le laisser entendre) l'hypothèse du François Hollande, rouge et comme il se doit pour un socialiste avec le couteau entre les dents, mais la sarkozie acculée et prête à tout?

Y compris inverser la morale (ce gvt n'ayant jamais montré de sens moral, ce ne sera pas un problème) de la Fontaine en baisant la fourmi au profit de la cigale en plein hiver de Kondratieff...

encore et toujours ... la facilité

Alors que les Livrets A n'ont jamais été des outils de spéculation, leur rémunération est encore abaissée.

Personnellement, je dis "facile". Un peu de courage (pour ne pas dire autre chose) et on aurait pu voir :
- une recherche d'optimisation des dépenses publiques (cf. Magazine "Capital" de décembre 2011) : 80 milliards d'euros d'économie.
- une taxation des transactions financières et de la spéculation.
- Une suppression de l'ensemble des inégalités qui se creusent chaque année par l'ajout de nouvelles lois destinées à une petite élite. Un Exemple : il faudra m'expliquer en quoi le fait que j'achète un bateau au salon Nautique de Paris, et que je le fasse domicilier au Dom-Tom relance l'économie des dites Dom-Tom. Il est fabriqué en métropole, il est au mouillage pendant toute l'année (je ne vais pas refiler MON bateau à d'autres, ça va pas la tête), je ne l'utilise que pendant mes vacances d'été. Mais, la Loi est là, et j'ai le droit à un joli dégrèvement fiscal. Combien ? Pas des masses, mais ça me permet de payer mes cigares cubains pour l'année. ... et les exemples des inégalités devant la Loi, il y en a monstre.
- une taxation des grands établissements bancaires qui après avoir joués aux apprentis sorciers, avoir pleurés les grands eaux dans le giron du gouvernement comme quoi "on savait pas, on recommencera plus promis, mais donnez nous des sous", ont engrangé des profits énormes. Maintenant, la "crise" passant par là, pour ménager les dits profits, des dégraissages se profilent à l'horizon (mais rien sur les rémunérations des top managers et autres traders).

Alors je dis : "oui, abaisser la rémunération des Livrets A est une solution facile. Facile de toucher au petit, ça l'est moins de s'attaquer à ceux qui ont les moyens de faire du lobbying pour ne surtout rien changer pour eux".