Léon Mercadet Vidéo Durée réelle travail en France Léon Mercadet : "Quand la France bosse fort" ! Vidéo leon mercadet quand la france bosse fort video

En complément du billet d'Olivier Bonnet sur la durée du travail réelle en France, voici la vidéo de l'émission de Léon Mercadet ou "Comment la France bosse fort !", contrairement à l'idée reçue, largement relayée ces derniers temps, selon laquelle les Français ne bossent pas assez...

Le résumé ici

 

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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deux bémols

- il aurait été encore plus intéressant d'avoir le nombre d'heures des extrêmes car une moyenne de 5 peut signifier "moyenne de 5 et 5" ou moyenne de "0 et 10" et c'est quand même bien différent.
- la relation "nombre d'heures de travail" / "PIB" ne signifie pas forcément "moins d'heures de travail" --> "PIB important". Ça peut être le contraire. Il est possible que les pays qui ont un PIB important pour des raisons extérieures au temps de travail peuvent se permettre de baisser le temps de travail. Qui sait !?

Bref ça mériterait d'être approfondi.

deux bémols

La comparaison entre PIB et temps de travail par pays n'est pas présentée comme une relation causale, ni dans un sens, ni dans l'autre; les bémols ne sont pas recevables.

C'est juste un constat qui donne à réfléchir, et pose trois questions:
- les deux chiffres sont-ils liés?
- pourquoi Sarko s'acharne-t-il sur la loi Aubry?
- pourquoi la gauche ne défend pas la réduction du temps de travail?

Retraites

Nous salariés du public et du privé, demandons que soit en préalable régularisées ces importantes questions, avant toute nouvelle réforme équitable des retraites.

1/ Sur les recettes exonérées, visées par la Cour des Comptes :

- La taxation immédiate des stock-options, qui, selon les termes du dernier rapport constituent "bien un revenu lié au travail, donc normalement taxable", qui ont ainsi entraîné une "perte de recette aux alentours de 3 milliards d'euros" ( année 2005).
Ce rapport de la Cour des Comptes précise que : les 100 premiers bénéficiaires devaient toucher chacun une plus-value de plus de 500.000 euros et les 50 premiers de plus de 10 millions d'euros.

2/ Sur les dettes de l"Etat :

- Apurement de ses dettes, supérieures à 10 milliards d'euros, qu'il a cumulées à l'égard de la "Sécu" en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges (rapport Cour des Comptes).

3/ Sur les recettes de privatisations :

- Transfert des sommes non versées depuis 2002 vers le fond de réserve des retraites, comme la loi le prévoyait.

A savoir que ce fond était abondé à hauteur de 30 milliards d'euros en 2002. Il aurait dù étre à hauteur de 300 milliards en 2007, or 3% seulement des recettes de privatisations effectuées depuis ont alimenté ce fond de réserve.

4/ Sur les gains de la VAB, détournées des bénéfices du travail, vers les profits :

- 8,4 points de valeur ajoutée depuis 25 ans (référence INSEE), représentant pour la seule année 2006, 134 milliards d'euro, au détriment des bénéfices du travail.

5/ Sur les "niches" fiscales :

- 254 "niches" fiscales qui permettent à 3900 gros contribuables d'échapper à tout impot sur le revenu, privant l'Etat de 43 milliards de recettes, une somme supérieure au déficit budgétaire.

Nous demandons avec force et en préalable également, pour des raisons de simple justice et d'égalité des citoyens devant la loi, de morale républicaine, que le régime spécial de retraite des parlementaires soit réformé, pour l'aligner sur les critères que ces derniers décident, votent et font appliquer aux autres régimes de retraites des citoyens.

A savoir :

1/ passage à 40 années de cotisations au lieu de 37,5 années pour les parlementaires.

2/ abandon du scandaleux privilége de la double cotisation qui ne se justifie en aucun cas, permettant aux parlementaires de bénéficier d'une retraite à taux plein au bout de 22,5 années seulement de cotisations.

Nous appellons pour toutes ces raisons, les organisations syndicales du public et du privé, à s'emparer avec force et résolution de ces questions, pour les faire valoir au nom des salariés.

Merci de bien vouloir signer, divulguer et faites connaitre cet appel SVP.
N'oubliez pas de valider votre signature dans le mail de confirmation qui vous sera adressé.

Pour signer l'appel : http://www.ohfr-redir.com/1434

question

pourquoi on n'a pas la même chose ici (organisme peu criticable) http://www.journaldunet.com/management/repere/temps_travail_europe.shtml

Peu criticable mais à critiquer...

Si les chiffres sont bons, c'est la phrase de présentation qui ne l'est pas : il ne s'agit pas des chiffres de la "durée moyenne de travail annuel dans les pays européens". Il s'agit de la "durée LÉGALE de travail annuel dans les pays européens".

- Durée légale en France = 35h
- Durée moyenne = beaucoup plus, comme le dit si bien Léon Mercadet

@micalement

les 35 heures

Remettre en cause les 35 heures c'est également remettre en cause les concessions qu'on a demandé de faire aux salariés au moment de leur application.
Les salaires ont souvent été bloqué au minimum pendant 1 an.
On nous rabache "travailler plus pour gagner plus"...
Evidemment, qui voudrait travailler plus pour moins gagner ?
Accepter de faire des heures supplémentaires pour, par la suite, pouvoir s'accorder des vacances ou d'autres choses rendant la vie plus aisée, pourquoi pas !
Mais travailler plus pour arriver à boucler les fins de mois est intolérable !
Peut-on évaluer le nombre de personnes cumulant deux boulots pour simplement s'en sortir ? Non ! Puisque, souvent, c'est du travail au noir.
Peut-on raisonnablement penser que ceux qui s'y adonnent le font par plaisir ?
Accorder aux entreprises le pouvoir de fixer le temps hebdomadaire de travail, c'est permettre aux employeurs d'exercer une pression supplémentaire sur les employés, voir un chantage...
Quel aurait été le leitmotiv de Sarkozy si la durée légale était encore de 39 heures ?

Jour ferié travaillé non payé...

Voila encore un exemple où l'état en a honteusement profité pour faire passer sa loi suite à la canicule de 2003.
Je n'ai plus en tête le nombre de décès que cette canicule avait causé.
Outre le problème humain que ça a posé, on a mis en avant son coût répercuté sur l'économie.
Mais tous les gens (en général, des personnes agées) percevaient une retraite. Ceux qui résidaient dans des maisons de retraites n'ayant pas de gros moyens, étaient pris en charge par des organismes spècifiques.
Aux décès de ces personnes, ces retraites et ces aides ont logiquement cessé. Il serait interressant de chiffrer ça sur une année.
Le fait de travailler une journée gratuitement pour une telle cause peut sembler humanitaire, mais elle ne concerne que ceux qui la travaillent.
Dans ce cas, on pourrait également demander aux entreprises de reverser les bénéfices générés par cette journée.
D'ailleurs, si on m'avait demandé mon avis sur le choix de cette journée, j'aurais proposé le 14 juillet.