«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
L’assemblée générale de la banque a été mouvementée pour le président du groupe, Daniel Bouton, attaqué pour l'énorme perte due à l'affaire Kerviel. Les actionnaires de la Société Générale ont violemment interpellé et même hué les dirigeants de la banque française aujourd'hui au cours de l’assemblée générale annuelle de la banque, les critiquant pour l’énorme perte subie dans l’affaire Kerviel. La banque a perdu 4,9 milliards d’euros en janvier en raison des opérations non autorisés de son trader Jérôme Kerviel. «Nous sommes des grognards, et bien je vais grogner», a entamé un actionnaire, dès la première intervention. Critiquant le mode de rémunération des traders dans les salles de marché, l’homme a estimé que «quand on crée les conditions d’un gros bonus, on abaisse le seuil d’honnêteté des gens». «Il ne faut pas aller contre l’humain. S’il n’y avait pas eu ces gros bonus, il ne se serait pas passé ce qui s’est produit», a-t-il ajouté. «On a fait emprisonner l’employé alors que ce sont ses patrons qui auraient dû quitter les lieux», a-t-il ensuite lancé sous les applaudissements de la salle, avant d’accuser les dirigeants d’avoir transformé la banque en «casino». [Article complet : Libération](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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Les dirigeants de la Société générale hués par leurs actionnaires pendant l'Assemblée Générale








