Libération coulisses fabricant Mediator Les méthodes de l’ombre du labo Servier les methodes de l ombre du labo servier 8767

«Libération» raconte les coulisses du fabricant du Mediator. Dirigé de main de fer, le groupe s’illustre par son culte du secret, son marketing sans scrupules et son lobbying politique.

«Désolé, je n’ai pas envie d’avoir un accident de voiture, vous ne savez pas à qui vous avez affaire.»


 [Lire l'article complet sur liberation.fr]

(Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Les laboratoire Servier

Quand les laboratoires Servier utilisent les bonnes vieilles méthodes de barbouzes.

22 Mars 1996, un fax est envoyé par la présidente de Servier Amérique et épouse de Jacques Servier, à la société Wyeth pour "préparer des plans pour neutraliser ces messieurs" en parlant de certains épidémiologistes qui mettaient en lumière les dangers de l'Isomeride, médicament mortel produit par Servier.

Des cercueils anonymes arrivent par voie postale chez ceux qui s'opposent à Servier. D'autres opposants reçoivent même des photos de leurs enfants sur le chemin de l'école... Tout un programme!

Les détectives privées et les menaces de mort sont monnaie courante chez Servier.

Dès 1999, la dangerosité du médicament controversé est établi par plusieurs rapports accablant, mais pourtant l'AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) ne réagira pas et ne bougera pas le petit doigt... Normal, Servier représente le deuxième plus gros producteur de médicament français, et quand on sait que l'AFSSAPS tire ses revenus des laboratoires pharmaceutiques... Qui irait trancher la gorge de son meilleurs client?

C'est en 1997 qu'un deuxième produit "made in Servier" est déclaré comme hyper dangereux: L'Isomeride, qui sera d'ailleurs retiré du marché mondial. Le médiator, lui, ne sera retiré qu'en 2009, présentant pourtant les mêmes composantes.

Les scandales concernant les techniques mafieuses des compagnies pharmaceutiques sont assez rares car très bien dissimulées, mais lorsqu'il y a plusieurs milliers de morts, ça devient difficile à cacher.

Nous nous rappelons dans les années 80, Claude Evin, alors Ministre de la Santé, qui avait fait pression sur la famille d'une victime du VIH pour qu'elle retire leur plainte, lançant la polémique sur les liens financiers entre certaines personnes bien placées dans le gouvernement et les compagnies pharmaceutiques.

Dans les années 1980, l'actuel député Nicolas About, grand défenseur de la cause pharmaceutique, avaient travaillé chez SANOFI ainsi que chez Servier. Il a été à l'origine d'un plan pour "dégager tous les groupes qui pourraient mettre un frein à l'industrie du médicament". C'est ainsi que le mot "secte" prit toute son ampleur pour désigner les groupes de personnes voulant se soigner autrement et qu'aujourd'hui encore les médecines douces sont prises à parti par les pouvoirs publics (voir les rapports de la Mission Interministeriel de lutte et de vigilance contre les dérives sectaires (www.miviludes.gouv.fr)

D'ailleurs, en 2006, le president de SANOFI AVENTIS, Jean François DEHECQ, narguait clairement les politiciens en leur reprochant d'être bien content de venir aux cocktails d'ouverture des nouvelles usines SANOFI, mais qu'en échange il faudrait qu'ils rendent un peu la pareil... signifiant bien une pression d'un géant des laboratoires sur la classe politique.

Roselyne Bachelot qui, en 2009, était au cœur de la polémique sur le vaccin H1N1, virus qui d'ailleurs n'a jamais vu le jour en France, symbole d'une campagne marketing raté des labos, avait bien entendu des actions et responsabilités dans le milieu des compagnies pharmaceutiques.

La France est aujourd'hui le plus gros consommateur européen de médicament.