Subprimes Libor blanchiments scandales bancaires manipulation marché des devises Manipulation des devises : les banques jouent à "qui veut gruger des milliards"... manipulation des devises les banques jouent a qui veut gruger des milliards 14601

Subprimes, Libor, blanchiments en tous genres... autant de scandales bancaires monumentaux qui auront défrayé la chronique ces dernières années. Et qui pourraient finalement être ravalés au rang de petites magouilles anecdotiques.

Manipulation marché des devises

En début d'année, un grand investisseur institutionnel européen s'est ému de constater des variations suspectes sur le marché des changes. Régulièrement, le dernier jour de chaque mois, quelques instants avant le gong, les cours montaient brusquement, pour rechuter quelques instants plus tard. Et ce, sur 14 des plus grandes devises mondiales. Alertées, les autorités british ont lancé une enquête qui est aujourd'hui devenue internationale. Car c'est le coeur de la finance planétaire qui est attaquée : d'une part, il s'agit du plus grand et du plus sensible des marchés mondiaux (plus de 5000 milliards de dollars échangés chaque jour, qui déterminent l'évolution des économies réelles) ; et d'autre part, le principe même de l'autorégulation des marchés est en passe de sombrer corps et âme.

A l'impossible (scandale), nul (banquier) n'est tenu

Les autorités financières européennes et américaines travaillent de concert. Aux Etats-Unis, le FBI a même ouvert une enquête criminelle. Les premières informations, diffusées au compte-gouttes, montrent qu'il ne s'agit pas d'actes isolés. Plusieurs traders de banques concurrentes coordonnaient leurs actions. Plein d'humour, ils s'appelaient eux-mêmes le « Club des bandits », ou le « Cartel ». JP Morgan, UBS, Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland (RBS), Citigroup, Credit Suisse et Barclays (toujours les mêmes) ont annoncé être directement mise en cause par l'enquête. RBS, Citigroup et Barclays ont d'ores et déjà admis l'existence de preuves les impliquant.

« Soyez réalistes : demandez l’impossible » scandait le Che à ses partisans. Reçu cinq sur cinq, par les banquiers, qui en ont fait leur devise...

[Sources : bloomberg.com, washingtonpost.com, usatoday.com, lessentiel.lu, lesechos.fr, lefigaro.fr]

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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