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Je viens de me rendre compte que, par mégarde, je m'étais bluetouffé en beauté ! Et l'ANSES qui ne répond pas à mes emails d'excuses... Ch'uis dead !

Bluetoof, Anses

Si j'ai bien capté, le @Bluetouff a été condamné pour avoir téléchargé des documents accessibles via Gogole, alors qu'au cours de sa navigation, en remontant les répertoires les uns après les autres, il « avait constaté la présence de contrôles d’accès et la nécessité d’une authentification par identifiant et mot de passe ; [il] est ainsi démontré qu’il avait conscience de son maintien irrégulier » dans la matrice. Et tout cela « à l’insu et contre le gré de son propriétaire », Richard Virenque l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Le gros méchant !

Conséquence : si un jour, tandis que vous papillonnez sur un site Internet, un message vous informe que vous n'avez pas le droit de vous y trouver, ou que vous devez préalablement vous loguer pour y accéder... Fermez immédiatement cette page !! Et n'y revenez plus jamais ! Sous peine de vous voir balancer dans les dents l'article 323-1 du Code pénal, qui assène : « Le fait d'accéder ou de se maintenir, frauduleusement, dans tout ou partie d'un système de traitement automatisé de données est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende ». Ça ferait mauvais genre...

Prenons un exemple. Hier, en pleine recherche documentaire dans le cadre de la rédaction d'un article sur les perturbateurs endocriniens (et les magouilles des lobbies agrochimiques pour empêcher leur interdiction au niveau européen), par le truchement de Google, je tombai sur une page du site ANSES.FR. C'est alors qu'un frisson me traversa l'échine au ralenti. Comme si je venais de pénétrer dans une lugubre gare de banlieue dont l'éclairage avait été saccagé, parsemée de recoins où n'importe quel égorgeur aurait pu se tapir en guettant la première occasion pour se jeter sur sa proie. Moi.

Adonc... j'avance, à petits pas, furetant du regard pour m'assurer que personne ne me veut de mal. Et, pas franchement rassuré, je remonte les répertoires, pour voir si un piège n'y aurait pas été sournoisement glissé. De https://www.anses.fr/sites/default/files/documents/CHIM2009sa0331Ra-2.pdf, je me hisse à la marche suivante https://www.anses.fr/sites/default/files/documents/.

Et bam !

Les boulasses ! Me voilà Bluetouffé ! J'étais donc – sans le savoir – en train de consulter une page qui pourrait m'attirer des ennuis. Tout comme Olivier Laurelli. Alors j'appelle mon avocat, qui me conseille de tapoter un email à l'ANSES, parce que, bon, quand même, j'aimerais bien le lire cet article, hein. Et pis ce doc', c'est un peu moi qui l'ai payé, avec mes impôts...

Madame, Monsieur,

Je me permets de vous contacter pour une raison très simple : ayant réalisé une recherche Google sur les perturbateurs endocriniens, je suis tombé sur une page de votre site. Et comme je n'aimerais pas (mais vraiment pas) me retrouver en prison, ni même être condamné à 3000€ d'amende (cf. affaire Bluetouff VS ANSES) pour avoir surfé illégalement – sans le savoir – sur votre site, je souhaiterais que vous me confirmiez le caractère public de cette page. Ai-je le droit de la consulter, de cliquer sur les liens qui y apparaissent, de télécharger son contenu sur mon ordinateur... sans risquer une plainte de votre part.

La page en question : https://www.anses.fr/sites/default/files/documents/CHIM2009sa0331Ra-2.pdf

Si par extraordinaire, cette page m'était bel et bien interdite, je vous prie de bien vouloir accepter mes plus sincères excuses.

@micalement,

Napakatbra

24 heures plus tard, j'attends toujours la réponse. C'est pas gagné. Je me suis tout de même permis de consulter la page, téméraire que je suis, non sans avoir au préalable rédigé une lettre d'adieu préventive à ma femme et mon fils, et donné des instructions à mon notaire. Et j'ai bouclé mon article, mais en valait-ce vraiment la peine ?

******** Attention, le lien qui suit n'est destiné qu'à moi et moi seul, Napakatbra, auteur de cet article. Toute personne cliquant dessus se trouvera dans l'illégalité et devra répondre de ses actes devant les tribunaux au titre de l'article 323-1 du Code pénal ! De même que les personnes tentant d'éditer le code HTML de cette page ! Ce lien-là, pas touche !

 

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Bluetouff

T'as bien capté en bluetooth
MDR

" Attention, le lien qui suit n'est destiné qu'à moi et moi seul, Napakatbra, auteur de cet article. Toute personne cliquant dessus se trouvera dans l'illégalité et devra répondre de ses actes devant les tribunaux au titre de l'article 323-1 du Code pénal ! De même que les personnes tentant d'éditer le code HTML de cette page ! Ce lien-là, pas touche ! "

C exactment ce qui ressort de ce proces.

C'est pas moi, c'est google

https://www.google.com/search?q=site%3Aanses.fr+filetype%3Apdf+priv&btnG=Rechercher&gbv=1&filter=0
https://sites.anses.fr/

Franchement les mecs doivent le faire exprès, 1610 résultats de documents censés être protégés par login/mot de passe.

L'erreur est humaine

Tes troll, garde les pour l'état. L'Anse a depuis longtemps enlevée sa plainte.
C'est l'état qui l'as attaqué en justice, même sans plainte de l'Anse.

Les claques se perdent

Dans le mail à l'ANSES, il faut leur dire que leur PDF est en ligne :

http://www.fichier-pdf.fr/2013/07/26/chim2009sa0331ra-0/

Il me semble surtout que

Il me semble surtout que c'est le comportement par défaut d'apache pour le listing de dossier avec l'option -Indexes. Du coup c'est normal.

BonjourComportement par

Bonjour

Comportement par défaut ou pas, il est bien écrit ce qui est écrit : "accès interdit" pour le répertoire hébergeant le fichier. Exactement le cas de Bluetooth, dans lequel la justice a estimé que, comme il avait vu ce genre de message, il ne pouvait ignorer qu'il était dans un répertoire protégé.

Je préfère donc prendre mes précautions. Pas envie de finir au trou... :-)

De plus, il y a une page de login/pwd sur le site, et comme pour Bluetouff, qu'est-ce qui me dit que le fait que ce fichier soit accessible directement ne soit pas une faille du système de l'ANSES ?

Je ne suis pas un spécialiste informatique... (enfin, si, mais vous n'êtes pas censé le savoir...)

Bon WE

@micalement,

Napakatbra

Le fait que, en supprimant le

Le fait que, en supprimant le nom du fichier de l'URL on accède (peut être c'est même pas garanti) au répertoire contenant le fichier en question est déjà un raisonnement de spécialiste en informatique.

Sur le même site, il y a une boite de recherche et si un non-spécialiste en informatique y tape "perturbateurs endocriniens", le premier résultat renvoyé est le document incriminé...

Bref, concrètement, le combo Google+323-1 me semble réservé au spécialiste informatique. Je ne vois pas comment quelqu'un d'autre pourrait se rendre compte qu'il effectue un accès "frauduleux".

Simplement +1 pour la

Simplement +1 pour la démonstration de l'absurdité du jugement.

Il suffit de voir que des

Il suffit de voir que des documents en accès public depuis le site de l'ANSE de façon "normale" (en naviguant sur les liens de leur site) se trouvent dans ce répertoire "forbidden"

Impossible alors de savoir ce qui consultable par erreur ou de façon volontaire.
S'il faut payer pour la négligence des uns ...

L'ANSES a retiré sa plainte.

L'ANSES a retiré sa plainte. C'est le ministère public, le parquet, qui s'est acharné. La justice avait même relaxé en première instance. En cassation, aucune faille de droit n'ayant été relevée, la sentence est restée telle quelle. C'est donc l'exécutif qui est à blâmer, ainsi que la peur du juge.