Médicaments : des études bidonnées validées par les autorités sanitaires, les pilules toujours en vente libre...

En 2011, on apprenait qu'un laboratoire US avait falsifié des centaines d'essais cliniques. Fin 2012, des pilules qui n'auraient jamais dû être approuvées sont toujours avalées par des milliers de patients...

Scandale médicaments : études bidonnées

Qu'un chercheur publie une étude critique sur les OGM, et c'est tout l'univers scientifico-industriel qui se met en émoi dans une touchante harmonie. Pensez... en quelques jours, les plus grands experts, les plus hautes agences ou académies, françaises ou européennes, ont tiré à vue sur ladite étude. Une vitesse de réaction fulgurante qui n'est pas toujours de mise...

En mai 2010, l'agence des médicaments US, la Food And Drug administration (FDA), a fait une descente dans les labos de la société Cetero Research. Une de ces boîtes privées auxquelles les firmes pharmaceutiques sous-traitent leurs tests cliniques en vue d'obtenir des autorisations de mises sur le marché (AMM). La plus grosse de ces boîtes, en fait. Et le résultat de l'enquête n'est pas piqué des hannetons : la FDA a découvert rien de moins qu'un "système de falsification généralisé". Entre avril 2005 et juin 2009, les biologistes désignés comme responsables d'essais cliniques étaient tout simplement... absents de leur labo, au moment où ils étaient pourtant censés mener les tests. Peut-être se doraient-ils la pilule sur une plage exotique ? Une étrange situation qui s'est reproduite... 1900 fois ! Comme si ça ne suffisait pas, la FDA estime aussi que Cetero a modifié a posteriori les résultats de ses études pour parvenir à la bonne conclusion : que le médicament évalué était sacrément efficace et totalement sans danger.

"Les fautes relevées sont suffisamment graves pour susciter des préoccupations quant à l'intégrité de toutes les données générées par Cetero sur cette période de cinq années" avait alors affirmé la FDA. "Si le laboratoire est corrompu, les données générées le seront aussi" avait conclu l'auditeur indépendant mandaté par la FDA. Bien vu : l'on sait aujourd'hui que 7 médicaments qui tapissent les étagères de nos pharmacies n'auraient jamais dûs être autorisés (Cilazapril Teva, Fenofibrato Pensa, Fenofibrato Ranbaxy, Leflunomide Actavis, Leflunomide Apotex, Ribavirin Teva and Ribavirin Teva Pharma B.V.).

Scandale médicaments : études bidonnées

Les autorités sanitaires travaillent en triple aveugle...

1/ Des médicaments peuvent être autorisés (en Europe comme aux États-Unis) sur la foi d'études falsifiées... par un seul labo. Il y a de quoi en faire une maladie...

2/ Nos autorités sanitaires ne connaissent finalement pas grand chose des études cliniques réalisées par les firmes pharmaceutiques. Pour preuve, la FDA et son homologue européenne, l'agence européenne des médicaments (EMA), ont été contraintes de demander aux firmes pharmaceutiques qui avaient eu recours aux services de Cetero Research... de se dénoncer elles-mêmes ! Reconnaissant par là même qu'elles ne disposaient pas de cette information... de fait, elles ont du se résigner à s'en remettre à l'honnêteté des labos. Hmmm...

3/ Nos autorités sanitaires, si elles savent faire preuve d'une célérité digne d'un Road Runner OGM dans certains cas (l'étude de Seralini par exemple), ont aussi la capacité de se hâter lentement lorsqu'il le faut. Car c'est en septembre 2012, soit plus de 14 mois après la révélation de l'affaire que l'EMA a rendu son avis. Sur 9 médocs impliqués, 7 devraient finalement être suspendus. Quoi que... cet avis n'est que consultatif. Et la Commission Européenne, plus d'un mois plus tard, n'a toujours pas jugé bon de bouger ne serait-ce que la dernière phalange du petit doigt... beaucoup plus douée qu'elle est à se tourner les pouces.

En attendant, les médicaments ayant bénéficié d'AMM sur la base de ces études falsifiées sont toujours sur les étals de nos meilleures pharmacies... Dis, Tonton, pourquoi tu tousses ?

[Remarque : en 2008, la FDA (comme son équivalent européen, l'EMA) n'a inspecté que 1,9% des centres d'essais cliniques américains. D'autant qu'aujourd'hui, la plupart des études sont réalisées en Europe de l'Est, en Asie ou en Amérique latine. Sans "aucun moyen d'évaluer la qualité des recherches", déclarait il y a quelques moins un éminent chercheur zunien. Ça laisse rêveur...]

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Impuissance?

Comme je le dis souvent, les "Autorites" n'en ont aucune. (d'autorite)
Les mots ont un sens... ou pas.

Je suis tout de meme curieux:
- Ces "Autorites" ont-elles le detail des etudes menees? Assez pour les reproduire?
- Si oui, pourquoi ne pas allouer quelques fonds a une cellule chargee de refaire les tests de certaines etudes choisies aleatoirement... et, en cas de non correspondance signiicative des resultats, suspendre toutes les AMM d'un laboratoire suspect le temps d'une enquete approfondie.
- Si non, il serait temps de changer la reglementation pour que ces etudes aient une importance reelle, qu'elles ne soient plus une simple formalite administrative. "Vous avez fait les etudes requises? - Oui, bien sur. Je vous les montre? - Pas la peine, on vous croit sur parole: vous avez toujours ete si honnetes avec nous."

a voir le nouvel ordre mondial

www.thrivemovement.com
bonne journee

l'idéologie n'a pas d'oreille (ni de cerveau)

Le dogme actuel dit que les acteurs économiques privés agissent de manière responsable, que le marché est autorégulé, etc. Donc tout est organisé selon ces principes.
Le problème est bien sûr que ceux-ci ne fonctionnent pas.
Mais il est impossible aux "autorités" (élues ou autoproclamées) de remettre en cause cette idéologie : ce serait une remise en cause d'eux mêmes (et ce serait de plus contraire à leurs propres intérêts).
Donc on continue à faire confiance aux acteurs économiques et ne peut entendre (ni admettre), ni les faits ni vos propositions.

Par ailleurs, refaire une étude en biologie, coûte extrêmement cher et reste très aléatoire. C'est d’ailleurs sur quoi jouent certaines pharmas : faire plusieurs étude pour sélectionner ensuite celles qui présentent les bons résultats (et si en plus on trouve des gens pour les trafiquer , cela réduit même les coûts).

El JEm
******

à méditer

là... il ne peut y avoir confusion, la guillotine devrait être le seul remède

"Le dogme actuel dit que les

"Le dogme actuel dit que les acteurs économiques privés agissent de manière responsable, que le marché est autorégulé"

Bon, à ce niveau je ne sais pas si c'est de la bêtise crasse ou de la malhonnêteté pure.

Le "dogme" libéral dit que chaque acteur agit dans son PROPRE intérêt (avec les informations auquel il a accès, etc.).

"Agir de manière responsable" : responsable pour qui? par rapport à quoi?

On est en plein dans la novlangue gauchiste.

Vive le cannabis OGM

Prudemment passé inaperçu dans les commentaires sur les enjeux économiques de l'élection américaine par nos merdia enfumeurs :

"Grande première, le Colorado (ouest) et l’Etat de Washington (nord-ouest) sont devenus les premiers Etats américains à légaliser, à une large majorité, la consommation de cannabis à des fins récréatives.
Les autorités locales vont donc réguler - au nez et à la barbe de l’Etat fédéral, qui interdit la possession, la consommation et la commercialisation du cannabis à quelque fin que ce soit - la distribution de l’herbe, qui offrira au passage une nouvelle source de revenus fiscaux......."

L'étiquetage des produits OGM est par contre repoussé par les consommateurs électeurs..... Vive le cannabis OGM donc !

http://www.liberation.fr/monde/2012/11/07/la-californie-s-oppose-a-l-abolition-de-la-peine-de-mort_858741