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Lundi, l'AFSSET révélait que les microparticules sont nocives pour la santé, quelles que soient les concentrations mesurées. Coup dur pour la RATP, dont les couloirs regorgent de ces polluants invisibles. Et pour le Ministère de la Santé dont les calculs savants permettent à la régie des dépassements 13 fois supérieurs aux normes de l'OMS !

Microparticules pollution RATP Métro

Les "microparticules" sont de très petites molécules (<10 microns) très toxiques. Elles provoquent tous les ans près de 350 000 décès en Europe selon un rapport de la Commission Européenne. En France, selon l'AFSSET, elles seraient responsables de 6 à 11% des cancers du poumon et de 9500 morts chaque année. Particulièrement concernés, les réseaux ferroviaires cloisonnés, qui concentrent les poussières dues aux frottements des roues des trains sur les rails. Malgré les demandes répétées et insistantes du Conseil Supérieur de l'Hygiène Publique Français (CSHPF) depuis une dizaine d'années, il aura fallu attendre un reportage foudroyant de Canal Plus pour que la RATP daigne publier ses résultats d'analyse de qualité de l'air, avec un métro de retard en... janvier 2008.

Les normes de l'OMS enfumées

Depuis lors, la régie affiche toutes les semaines sur son site Internet ses relevés de mesures, y compris ceux concernant les particules fines de taille inférieure ou égale à 10 microns (PM10). Les prélèvements sont réalisés dans trois stations du réseau : Châtelet (métro L4), Auber (RER A) et Franklin D. Roosevelt (métro L1), cette dernière étant suspendue depuis un certain temps pour cause de travaux. Sur les six derniers mois, les concentrations moyennes mesurées sont de 90 µg/m³ à Châtelet et 190 µg/m³ à Auber. En heures ouvrées, elles grimpent à 102 et 226. Et en heures de pointe, elles culminent à 112 et 280... alors que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise de ne pas dépasser 50 µg/m³, et que la directive européenne sur l'air fixe une concentration moyenne maximum à 40 µg/m³. Un scandale ? Pensez-vous... Le CSHPF a émis un avis spécifique aux enceintes ferroviaires souterraines autorisant des concentrations allant jusqu'à 671 µg/m³. Tout baigne.

Deux narines, une solution

En réalité, cette "valeur guide" du ministère est calculée pour une heure d'exposition quotidienne. Faites chauffer les calculettes (et les détecteurs de fumée) : si vous passez deux heures en sous-sol dans la journée, comme la plupart des franciliens, sachez qu'il vous faudra alors éviter les zones dans lesquelles les taux de particules dépassent les 335,5 µg/m³. D'une simplicité à toute épreuve... surtout pour les personnes travaillant dans les enceintes concernées (agents RATP, commerçants, techniciens...) qui seront peut-être invitées, à l'avenir, à respirer alternativement des deux narines, histoire de doubler encore les normes admissibles ?

Sur la période étudiée, le seuil toléré par le CSHPF pour deux heures d'exposition quotidienne a été atteint 675 fois, tandis que celui de l'OMS a été dépassé 7202 fois, pour 9072 mesures, soit 80% du temps ! Le maximum de 1296 µg/m³ ayant été atteint à Auber le 6 février à 18h. En même temps, puisque l'AFSSET vient de découvrir qu'"on ne peut trouver de seuil de pollution au-dessous duquel il n'y aurait pas d'impact sanitaire", pourquoi se gêner... Encore heureux qu'il soit "interdit de fumer dans l'enceinte de la RATP".

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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brrrrr

Ca fait froid dans le dos!

Julie de fleur de menthe

un scandale sanitaire de +

"l homme est un loup pour l homme" ; pauvre loup comparé à la pire espèce qui soit.

NANOPARTICULES (cancérigènes?)

Ca fait une bonne douzaine d’années que je parle de nanoparticules telles que celles qui :
- sont fabriquées par les voitures à grande vitesse sur autoroute
- dans les scieries (lames carbures haute vitesse) certains usinages TGV, les meulages etc... il semblerai que TOUS les endroits confinés présentent à divers degrés ce risque sans parler des bactéries...

ca fait plaisir

un jour on se rendra compte que le tabac ne cause qu une infime partie des cancers, et que ce n est qu un bouc emissaire pour camoufler toutes les saloperies qu on nous fait respirer chaque jour, en nous entasssant comme des veaux dans des villes gigantesques, parce que la production et la rentabilite sont meilleures quand les travailleurs sont en camp de concentration . . . .

Et encore il faudrai rajouter ce qu on nous fait manger aussi . . .

Non assistance à personne en danger

Et oui certaines stations sont pires que le périph parisien
Par contre petit bémol, pour le "si vous passez deux heures en sous-sol dans la journée, comme la plupart des franciliens"
Si on fait Paris du Nord au sud en métro en choisissant convenablement ses lignes il ne doit pas y avoir plus d'une heure
Sens est ouest il y a la ligne RER A qui remplace le metro donc idem difficile de passer une heure ou sinon le chemin n'est pas optimisé
Donc pour un usager, pardon un client, c'est peu crédible ou très rare, de passer 2heures par jour dans les couloirs du métro ou RER
En revanche, évidemment les plus exposés ce sont les agents de la RATP et les techniciens de maintenance qui eux passent bien plus que deux heures, et dont certains conducteurs mouchent des suies noires le soir, tels des mineurs.
La RATP est dans la plus grande illégalité puisque tout employeur se doit de protéger ses employés des risques liés à son travail.
Il suffit de prendre le métro pour voir que strictement rien n'est fait.

2h

perso je fais le rer A de nogent à la défense tous les jours.
En aller ça fait presque une heure...et avec les incessants problèmes techniques on fait facilement une heure.
De plus, en général j'ai besoin de rentrer chez moi le soir....
On est donc bien a deux heures par jour (sans compter les arrêts pour faire une course avant de rentrer).

Sinon ce qui me désespère ce sont les gens qui ouvre les fenêtres des wagons pour mieux "respirer".
Et voila que cet air pollué stagnant est projeté pleine vitesse vers nous, augmentant évidemment notre exposition.

En attendant les hôpitaux parisiens ne désemplissent pas. Je sais, j'en viens.... je vais encore vivre mais c'est clair que maintenant mon temps est compté. Et l'on me dit que je ne fais pas mes 35 ans au taf. Voilà qui me fait une belle jambe. S'ils savaient...

En tout cas je me suis barré de paris depuis février, question de survie ni plus ni moins.