Accidents hôpital décès Observatoire risques médicaux Morts à l'hôpital : l'Observatoire des risques médicaux... n'observe plus ! morts hopital observatoire risques medicaux supprime 3196

10 000 morts par an à l'hôpital. L'annonce fortement médiatisée a fait sensation et une base de données nationale était annoncée. Vite fait, bien fait... Pourtant, depuis 2005, l'Observatoire des Risques Médicaux a justement pour mission d'élaborer de tels fichiers. Mais le gouvernement a préféré le laisser dépérir... encore une erreur médicale ?

Observatoire des risques médicaux

10 000 morts par an à l'Hôpital. La déclaration est de Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'hôpital Beaujon à Paris et secrétaire national de l'UMP. Confirmé par Roselyne Bachelot, ce chiffre a fait sensation. Ni une, ni deux, une base de données nationale de ces accidents était promise, qui devrait permettre d'améliorer les performances des hôpitaux français.

« Mieux identifier le risque, c'est mieux l'anticiper »

Pourtant... en 2004, le secrétaire d'État à l'Assurance maladie Xavier Bertrand annonçait fièrement la mise en place de "l'Observatoire des Risques Médicaux" (ORM), prévu par la loi du 13 août 2004. « Mieux identifier le risque, c'est mieux l'anticiper » déclarait-il alors. L'objectif de cette nouvelle organisation était simple : mieux connaître les risques médicaux, afin d'étudier la pertinence du montant des primes d'assurance payées par les spécialistes et d'améliorer la qualité des soins.

L'Observatoire des risques médicaux placé en coma artificiel

Si un premier rapport a été publié le lundi 26 novembre 2007, celui-ci restait partiel et sélectif, les moyens se faisant toujours cruellement attendre. Un arrêté devait contraindre les différents acteurs du secteur à fournir leurs données, indispensables au bon fonctionnement de l'Observatoire. Las, début 2008, les décisions n'avaient toujours pas été prises...

Pire, la composition de cet Observatoire est fixée tous les trois ans par arrêté gouvernemental. Mais depuis mars 2008, rien ne vient... et l'organisme n'est actuellement plus en état de fonctionner. L'ORM est une structure inerte, qui continue de travailler sans données (ou presque) et sans aucun moyen de publication.

A croire que les assureurs n'apprécient pas qu'on mette le nez dans leur business ? Et la Santé publique attendra...

(Complément 03/02/2009 10h : les fournisseurs de données sont les assureurs privés, mais aussi l'AP-HP et l'ONIAM, dont dépend l'ORM. La mise en cause des assureurs dans la dernière phrase n'est pas une conclusion, mais une suggestion, dans la mesure où aucune autre raison logique ne peut expliquer la non reconduction des membres de l'ORM. Mais il est vrai que la logique, en politique...)

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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C est que les morts accidentelles

c est toujours ça de gagné comme retraites à ne pas payer. Comme logements libérés. Comme bénéfices pour les entreprises mortuaires.

Un peu de sérieux, enfin, Monsieur Napak.

Un autre regard sur les risques à l'hôpital...

L'assureur spécialisé, celui qui dispose des informations sur les risques médicaux diffuse depuis 4 ans des données quantitatives.
http://www.sham.fr/IMG/pdf/4-SHA161_Panorama2007-page.pdf