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Nicolas Sarkozy avait lancé la campagne lors de sa conférence de presse devant la presse. "Oui, je m'engagerai" avait-il dit. Mais devant le rejet de sa base, il avait du faire machine arrière, et même (ô exploit!) se faire discret pendant quelques jours avant le premier tour. A droite, on respirait. Mais il vient de flinguer tout son monde en une phrase bien pesée.

sarkozy municipales Politiser les élections, ou pas...

Suite à ses voeux à la Presse, à l'occasion d'une question, le 8 janvier, Nicolas Sarkozy avait déclaré "Est-ce que je m’investirai dans la campagne ? Oui, je m’engagerai parce que le concept même d’élections dépolitisées est absurde". Le refrain avait alors été repris en coeur et à foison par les groupies du big boss : "Politiser les élections" était le mot d'ordre. Dans la foulée, en marge de son voyage dans le Golfe, le chef de l'Etat insistait et assurait qu'il entendait politiser le scrutin, malgré les réticences exprimées à l'UMP.

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Mais les candidats aux Municipales ne l'entendaient pas de cette oreille, eux qui étaient confrontés tous les jours à leurs électeurs de plus en plus furax contre le chef de l'Etat. Et devant la menace du vote sanction, il avait dû faire machine arrière. Claude Guéant assurait alors que le président n'irait "pas faire campagne pour tel ou tel maire". A Pau, le 22 janvier, Nicolas Sarkozy soi-même avait finalement assuré ne pas vouloir se mêler de la bataille des municipales "dans le détail", appuyé par Juppé qui conseillait aux candidats de "revenir aux enjeux locaux". François Fillon adoptait aussi un ton circonspect en évoquant une "confusion dans les esprits". "Ça ne peut pas être une élection pour ou contre Nicolas Sarkozy" et quel que soit le résultat, elle n'aura "pas d'effet sur la mise en oeuvre de réformes", affirmait-il alors. "Le débat sera 100 % local", affirmait Jean-Louis Borloo. Et l'inénarrable Yves Jégo, porte-parole de l’UMP, résumait acrobatiquement : "Ce sont des élections localement dépolitisées et nationalement politisées".

sarkozy municipales Dire tout et son contraire

Depuis, c'est du n'importe quoi. Nicolas Sarkozy ne pouvant s'empêcher de parler, il tente le périlleux exercice de s'impliquer tout en faisant croire qu'il ne s'implique pas. A quelques jours du premier tour, il déclarait au Figaro : «  Les Français vont choisir ceux qui gèrent leur ville et il est bien qu'ils le fassent en pensant d'abord à cette mission (...) Je souhaite que ceux qui veulent que le changement continue, se mobilisent et fassent le choix du candidat qui porte cette stratégie du changement". Donc... il faut voter de façon "locale", sauf si vous soutenez les réformes nationales, auquel cas il faut voter UMP... Et il continue : "Je sais que ce scrutin aura aussi une signification politique que j'entendrai et dont je tiendrai compte (...) Je n'ai pas l'intention de rythmer mon quinquennat en fonction des scrutins locaux, régionaux ou européens qui nous attendent". Donc il prendra en compte le vote des français, un peu, mais en fait pas du tout.

sarkozy municipales Tirer les leçons des élections Municipales

Puis ce mardi, à Toulon, il a déclaré qu'il "n'a pas à s'impliquer dans les élections municipales". Mais à peine avait-il prononcé cette phrase, qu'il enchaînait avec un exercice d'équilibriste, estimant qu'il "appartiendra à chaque responsable politique, et d'abord à (lui)-même, de tirer les leçons de ces élections". Et il continuait en précisant que le résultat des élections ne changerait en aucun cas sa politique, pas plus que les réformes qu'il a engagé ou qu'il compte engager. Oui, mais non...

Il n'empêche qu'à regarder les dépêches tomber, il semble bien que le "tirer les leçons des élections" domine très nettement, au petit jeu du nombre de citations. Et s'il compte tirer les leçons en cas de défaite, alors il s'agit ni plus ni moins que d'un appel au vote sanction, non ? Les candidats UMP n'en attendaient pas tant ! Remarquons juste que, comme il l'avait annoncé, que Nicolas Sarkozy accélère encore le rythme. Avant, il mettait plusieurs semaines pour changer d'avis, mais maintenant, c'est en l'espace de quelques phrases...

Les mots ont un sens... quoi que.

Citation : Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent (Edgar Faure)

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Sarko girouette!!!

Bin oui!!! et il y en a pour le trouver crédible. Faites simplement la liste des bourdes pour ne pas dire les conneries qui veulent nous couter dans les années à venir, surtout en politique étrangére et vous constaterez qu'il a un petit pois dans la tête ce nain. Il est dangereux parce que toujours dans l'urgence, il ratrappe sans cesse une merde de la veille avec une salade indigeste à laquelle personne ne croit, même plus ses plus fervents supporters. Le résultat ??? Il y a la droite pro Sarko et la droite anti Sarko, les opportunistes et les futurs opportunistes. De la soupe dont on se fout Royalement et qui fera encore moins d'électeurs pour les prochaines consultations. Maintenant il y a urgence, des dégats irréversibles sont prévisibles, les apprentis sorciers en place nous couvrent de honte, et pour récupérer le mal qui est fait, il y aura du boulot... Serge K