Occupy Together : Top 12 des lois les plus absurdes utilisées pour étouffer le mouvement

Aux Etats-Unis, on se creuse la tête. Pas pour résoudre la crise, mais pour étouffer les mouvements de protestation.

Occupy together - occupy wall street - arrestations

Voici douze mesures désespérées que les autorités US utilisent pour décourager, dissuader et réprimer les manifestations pacifiques. Un petit jeu du chat et de la souris qui se termine toujours par une bonne grosse ratonnade...

1) Bas les masques

À New York, plusieurs manifestants ont été arrêtés pour avoir violé une loi vieille de 150 ans qui interdit les rassemblements masqués de plus de deux personnes (à l'exception des bals masqués). Halloween, c'est dans 15 jours, la police va avoir du boulot...

2) Pas de biens privés dans l'espace public

A Chicago, une loi interdit aux citoyens de poser des biens privés dans les lieux publics. Ce qui contraint les manifestants à emballer leur matériel dans des sacs à dos ou à les placer sur des chariots mobiles. "Tous les corps doivent être constamment en mouvement, et absolument pas statiques" affiche la page de recommandations du mouvement Occupy Chicago. A l'image de notre univers, dont les parties sont en perpétuel mouvement, le plus souvent en rotation, qu'on appelle aussi une... révolution.

3) Pas de roupillon en public

La plupart des villes possèdent des arrêtés qui interdisent de camper - ou simplement de piquer un roupillon - dans les espaces publics et/ou les parcs. A Chicago, les indignés se partagent des voitures ou des logements à proximité, se relayant régulièrement pour continuer à occuper l'espace, de jour comme de nuit. A Los Angeles, ils déménagent leurs tentes tous les soirs du parc public vers les trottoirs alentours (ils ont le droit), pour se réapproprier leur petit coin de verdure au petit matin.

4) Pas de parapluies

Les polices municipales utilisent des décrets locaux qui interdisent l'"érection de structures permanentes ou semi-permanentes", termes se référant à des tentes, des bâches, des sacs de couchage, et en ville, des parapluies. Par exemple, les policiers de Seattle (ville connue pour ses fortes pluies) ont averti les manifestants qu'ils ne doivent "pas porter un parapluie, sauf [s'ils] les tiennent ouverts, à la main et en station debout", sinon les objets sont considérés comme des "structures" et sont confisqués.

5) Les couvre-feux

Les autorités décrètent un peu partout des couvre-feux. Vendredi 14 octobre, à 3 heures du matin, la police de Denver a arrêté plus de 20 personnes. 32 arrestations ont aussi eu lieu en Iowa pour cette même raison, le 9 octobre. Idem à Sacramento.

6) Halte aux feux

L'interdiction de faire du feu en public s'applique généralement aux barbecues à ciel ouvert. Un règlement invoqué à plusieurs reprises pour taper sur les révoltés... et mettre le feu aux poudres.

7) Position horizontale interdite

A San Francisco, la police veille scrupuleusement au bon respect de la loi. Entre 7h et 23h, il est strictement interdit de s'asseoir ou se coucher sur les trottoirs de la ville. Infraction pénale qui peut conduire à la case prison (sans passer par la banque).

8) Entrave à la circulation des piétons

A Chicago, les autorités se creusent la calebasse. Au début, faute de mieux, la police interdisait simplement aux manifestants de s'appuyer physiquement sur les bâtiments de la banque centrale, cible du mouvement. Puis, ils ont trouvé un autre point de règlement les empêchant de squatter à moins de 6 pieds de l'immeuble, ce qui couvrait presque la totalité du trottoir. Enfin, une ordonnance est tombée du ciel : interdiction de bloquer la circulation des piétons ! Circulez...

9) Frais prohibitifs

La ville de Dallas n'est pas en reste : elle a exigé que les impétrants s'acquittent d'une assurance responsabilité civile s'ils souhaitaient continuer leur sitting. Montant de la douloureuse : 1 million de dollars. Le collectif a porté plainte et les parties ont trouvé un terrain d'entente... derrière la mairie, dans un endroit un peu moins voyant. 

10) Pas de toilettes

A Dallas, toujours, les manifestants devaient marcher près d'un kilomètre pour accéder aux toilettes collectives les plus proches, les autorités ayant fermé les administrations ouvertes au public. Il aurait pourtant suffit qu'ils s'acquittent d'une petite obole d'un million de dollars pour installer des toilettes d'appoint. S'ils n'y mettent pas du leur...

11) Pas de micro

A New-York, les manifestants ont été prévenus ; les utilisateurs d'amplis doivent posséder un permis. C'est la loi. Du coup, les protestataires ont inventé un nouveau concept : le "microphone humain". Les auditeurs répètent bruyamment, à l'unisson, par vagues, les mots du locuteur. Et ça marche...

12) Arrestations de masse

Et puis, quand rien n'y fait, reste la parade suprême : On invoque un trouble à l'ordre public, un outrage, une rébellion... et on arrête tout le monde. Emballez, c'est pesé. C'est ce qu'il s'est passé le 1er octobre à New-York, sur le pont de Brooklyn, où plus de 700 personnes ont été arrêtées. Et tous les jours, des centaines de manifestants se font arrêter, pour des motifs aussi abscons que ridicules.

Le but de ces drôles de tactiques est clairement d'effrayer les manifestants et de démotiver ceux qui envisagent de rejoindre le mouvement. C'est l'inverse qui est en train de se produire...

Source : Alternet

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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Catégories :

On invoque un trouble à l'ordre public, un outrage, une rébellio

Question:
En Amérique ont il l'équivalent français de l'article L-3213-2 qui stipule que pour interner il suffit de s'appuyer sur la notoriété publique (1) de la personne.

(1) naturellement élaborée pour l'occasion

Jean-Luc LUMEN
Victime de ripoux

modification article L-3213-2

Bonjour,

Dans sa décision n° 2011-174 QPC du 6 octobre 2011 (NOR CSCX1127419S), le Conseil constitutionnel a déclaré contraire à la Constitution les mots " ou, à défaut, par la notoriété publique " à l'article L. 3213-2 du code de la santé publique.