OGM scientifiques américains critiquent politique firmes OGM Monsanto OGM : des scientifiques américains s'insurgent contre l'obstruction des firmes semencières ogm scientifiques americains critique firmes ogm monsanto syngenta pioneer 3478

Vingt-six scientifiques américains viennent de rendre publique une déclaration dans laquelle ils affirment qu'« aucune recherche réellement indépendante ne peut être légalement menée sur de nombreuses questions de première importance ». Loin d'être anti-OGM, certains de ces chercheurs affirment même y être favorables.

OGM déclaration scientifiques US

A l'origine de cette déclaration, un appel de l'administration américaine à la communauté scientifique en vue de la mise en place de réunions consultatives sur les cultures OGM. Spécialistes des insectes du maïs, les 26 chercheurs qui ont participé à la rédaction du document ne sont pas des activistes anti-OGM, certains déclarent même être favorables à ces technologies mais critiquent la politique des firmes semencières qui empêchent toute étude indépendante sur le sujet. Les informations fournies par les compagnies  étant «  excessivement restreintes », ils s'avouent dans l'incapacité de fournir à l'Etat quelque information que ce soit, et aux agriculteurs les conseils qu'ils attendent. La plupart de ces chercheurs ont décidé de rester anonymes afin d'éviter d'être mis à l'écart des recherches menées par l'industrie. Quelques-uns acceptent cependant de répondre nominativement à des interviews sur ces questions.

La recherche scientifique sur les OGM formellement interdite

Principale critique : les vendeurs de semences génétiquement modifiées interdisent par contrat aux acheteurs de mener des recherches sur leurs produits. Les firmes acceptent quelquefois des études scientifiques extérieures mais à condition d'en valider les conclusions avant publication. Contrairement aux pesticides ou semences conventionnelles, aucune étude non autorisée ne peut donc être légalement menée sur les semences GM. Certains contrats vont même jusqu'à interdire explicitement à l'acheteur de comparer le produit avec aucune autre semence rivale. Ça ne s’invente pas…

« Blanchissage des données et des informations »

«  Si une compagnie peut contrôler les recherches (...) elle peut réduire les aspects négatifs potentiels qui peuvent survenir dans toute étude » affirme Ken Ostlie, entomologiste à l'Université du Minnesota. Pour Elson J. Shields, professeur d'entomologie à l'Université de Cornell, les firmes «  peuvent potentiellement pratiquer le blanchissage des données et des informations soumises au Ministère de la Protection de l'Environnement (EPA) ». Mark A. Boetel, de l'université d'état du Dakota, raconte pour sa part qu'il a maintes fois essayé d'obtenir les autorisations nécessaires pour étudier la réponse biologique des semences transgéniques à un traitement insecticide. En vain.

Monsanto et Syngenta se défendent de toute mauvaise intention, soutenant que leurs contrats ont pour unique but de protéger leur droit de propriété intellectuelle, ils affirment se contenter de répondre à leurs obligations réglementaires. Ce qui a été contredit dans la journée par Dale Emery, porte parole du ministère de la Protection de l'Environnement.

« Les gens ont peur d'être mis sur des listes noires »

Pour le Dr Shields, le problème est bien plus profond : le financement de la recherche ayant été transféré du secteur public vers le secteur privé, de nombreux scientifiques universitaires sont devenus dépendants des compagnies semencières. « Les gens ont peur d'être mis sur des listes noires » affirme-t-il. Il fallait oser... c'est fait !

Ces américains ne connaissent donc pas notre Afssa nationale ... ?

 

Cette déclaration a été présentée au Ministère de la Protection de l'Environnement (EPA), publiée jeudi dernier par le New-York Times et relayée par Les Amis de la Terre.

Texte de la déclaration : « Les accords de technologie et d'intendance requis pour l'achat de semences génétiquement semences interdisent explicitement la recherche. Ces accords empêchent les scientifiques publics de jouer le rôle qui leur est imparti au nom de l'intérêt général, à mois que l'industrie d'approuve leurs recherches. Il résulte de cet accès restreint à l'information qu'aucune recherche indépendante ne peut être légalement conduite sur beaucoup de questions de première importance concernant la technologie, ses performances, ses implications dans la gestion des cultures, et ses interactions avec la biologie des insectes. Dans cet état de fait, les données fournies par le secteur public à l'attention du panel scientifique consultatif de l’EPA ne peuvent être qu'excessivement restreintes. »

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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OGM : JAMAIS (!) testés comme il faut à ce jour.

Autre chose importante.

Il est FAUX de penser que les OGM sont soumis à des tests plus sévères que les aliments naturels ! Au nom d'un tour de passe-passe américain appelé "équivalence en substance".

Les tests pour les OGM n'ont pas été réalisés de manière sérieuse (ce qui fait dire à certains scientifiques que c'est tout comme ils n'avaient pas été testés du tout).
Par ex, les tests communiqués par Monsanto (au ministère de l'agriculture francais) ont été réalisés sur des rats agés et ce, pendant 3 mois. Alors que, pour qualifier un additif lambda, on doit mener, par ex, des tests sur des rats pendant... 2 ans !

Les OGM bénéficient d'un biais favorable indu.

Je vous conseille de regarder le film "Le monde selon Monsanto". Cela aide à développer un autre regard sur cette affaire. Par chance, ce film (par ailleurs, disponible en DVD) est aussi dispo sur Google Video.

http://video.google.fr/videoplay?docid=-8723985684378254371&ei=u79hSYyBPIuGjQK-6Zy5CQ&q=Le+monde+selon+Monsanto

A l'heure actuelle, on ne connait pas vraiment les effets des OGM faute de tests comme il faut !

bravo et merci à ces scientifiques

honnêteté et humanisme n'ont pas totalement disparu de la planète.

Point de vue juridique

"Les accords de technologie et d'intendance requis pour l'achat de semences génétiquement semences interdisent explicitement la recherche. "
Alors, LA question est : ces clauses sont-elles juridiquement valables?

Quelles sont les voies de recours d'un producteur d'OGM si cette clause n'est pas respectée?