«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» (Jean Jaurès)
Pascal Lamy, directeur de l'OMC, ne se contente pas de nous asséner des stupidités. Il fait également de dangereux amalgames. Retournez à l'école, Monsieur Lamy ! Lorsqu'on s'interroge sur l'actuelle crise du système politique et institutionnel, on se dit souvent qu'il nous manque de grands satiristes, qui sachent faire rire, pour remettre à leur place les dirigeants. Il nous manque un Molière ou un Flaubert pour dénoncer le galimatias des Diafoirus qui peuplent les hautes fonctions et la bêtise de tant de déclarations d'experts. J'ai d'abord été pris d'un irrésistible fou rire à la lecture de l'interview donnée par Pascal Lamy au journal Libération le vendredi 23 mai 2008. Monsieur Homais, le sentencieux pharmacien du roman de Flaubert, incorrigible optimiste, était là, devant nous, avec toute la modestie qui le caractérise : « Je suis, selon les moments, sage-femme, chien de berger, monsieur météo ou chef d'orchestre ». Le XIXè siècle avait inventé le personnage de Joseph Prudhomme, dont l'une des caractéristiques était de combiner les images les plus incompatibles (« le char de l'Etat nage sur un volcan »). Qu'on en juge, dans la version 2008 : « Je suis passé par l'univers solide (l'administration française), l'univers liquide (la communauté européenne) pour rejoindre un univers gazeux (l'institution internationale). ». Que Monsieur Lamy soit encore en forme après de telles expériences relève du prodige et il tient à nous le faire savoir : « Produit de Paris et de son système napoléonien centralisé ; passé par Bruxelles, vaisseau spatial institutionnel bourré d'énergie, j'ai atterri dans un monde où il est plus difficile d'agréger des molécules. » [Article complet : Marianne Hebdo](Article référencé sur le site "Les mots ont un sens")
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Pascal Lamy, Monsieur Prudhomme en plus dangereux








