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Le métro new-yorkais grouille de milliards de passagers clandestins. Des bactéries fécales, des germes pathogènes pouvant donner la peste bubonique ou la méningite. Et bien d'autres encore, qui n'appartiennent à aucune famille connue.

C'est la première fois qu'une étude de ce genre est réalisée. Durant 18 mois, le doc' Christopher Mason, généticien au Weill Cornell Medical College, et son équipe, ont prélevé 1500 échantillons dans les 466 stations de métro de New York, à la recherche des formes de vie microscopiques qui couvrent les tourniquets, les sièges, les guichets... Les chercheurs ont ensuite identifié les petites bestioles grâce à leur ADN.

Résultats, publiés dans la revue Cell de jeudi dernier : sur les 15 152 organismes détectés, près de la moitié correspondaient à des bactéries. Tandis qu'une autre petite moitié n'ont tout simplement pas pu être identifiés. Des bidules extra-terrestres ? Pas forcément... les bases de données génétiques ne sont pas encore tout à fait complètes, notamment au niveau des virus et des champignons.

Bric-à-bractéries

Au sein de la population microbienne mise au jour, certains éléments sont de serieux serial killers potentiels : fièvre charbonneuse, peste bubonique, méningite, maladies uro-génitales, anthrax, streptocoques multirésistantes, entre autres joyeusetés... mais la plupart des microbes trouvés sont inoffensifs, voire même bénéfiques pour l'être humain. Et c'est bien là tout le charme de la chose : plus il y a de microbes, plus l'équilibre entre les populations est assuré. Et les plus méchants sont souvent réduits au strict minimum. Nombre de germes nous aident en outre à éliminer les émanations toxiques des couloirs du métro, ou, en pénétrant notre organisme, nous permettent d'améliorer notre système immunitaire.

Pour Mason, ces résultats "ne sont pas trop surprenants", "c'est juste que personne n'avait encore étudié la question". Quant aux grands méchants microbes potentiellement dévastateurs, il semblerait bien qu'ils soient finalement des "co-habitants normaux" et "peut même être essentiels" à notre environnement. Alors... faut-il prendre de nouvelles mesures pour éviter les maladies du métro ? Mason affirme simplement : "vous devez vous laver les mains [...], bien dormir, manger des légumes et faire de la gym". Bref, "je vous dis aujourd'hui la même chose que je vous aurais dit hier". Après avoir lu cette étude, "vous éviterez certainement de lécher les barres du métro, même si cela ne vous rendrait sûrement pas malade". Plusieurs autres études du même ordre ont commencé à Shanghai, Sao Paolo et Paris.

Pour relativiser : les résultats publiés dans cette étude ne sont pas franchement nouveaux. Et éviter le métro n'y changera rien : notre corps est composé de dix fois plus de microbes... que de cellules humaines ! Dont de nombreuses souches pathogènes... jusque dans notre nombril.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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