Sarkozy met en danger la démocratie Petit à petit, Sarko fait son nid petit a petit sarko fait son nid pouvoir politique 5878

Nicolas Sarkozy s'installe. Qu'on se le dise. Il a redécoré l'Elysée, certes. Mais il a aussi repeint la France. Jour après jour, les pouvoirs politiques, judiciaires, médiatiques et économiques sont affaiblis, muselés, réduits au strict minimum, au profit de l'exécutif. Et les contre-pouvoirs se font discrets. Sale temps pour la démocratie...

 

Sarkozy : la République en danger ?

1. Le pouvoir politique confisqué

"C'est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites". Ce principe a été énoncé par Montesquieu (1689-1755), dans le sillage de John Locke (1632-1704). En clair, seul le pouvoir peut arrêter le pouvoir, ce qui fait de leur séparation une condition sine qua non de l'exercice de la liberté. Tel est en substance le principe fondateur de toute république démocratique. Mais aujourd'hui, les contre-pouvoirs sont clairement considérés comme des "obstacles". Qu'il faut contourner, coûte que coûte.

De la séparation des pouvoirs politiques

Le pouvoir politique se répartit entre le législatif, confié au parlement, et l'exécutif, domaine réservé au gouvernement, chapeauté par le Président. Entre les deux, une frontière infranchissable... Sauf pour les parlementaires de la majorité qui viennent trinquer tous les mois à l'Elysée, aux frais de la princesse. Symbolique, certes. Mais tellement symptomatique de la disparition progressive des frontières fondamentales : De nos jours, nombre de projets de lois ou d'amendements parlementaires sont initiés, voire rédigés, par le gouvernement. Personne ne s'en cache plus. Montesquieu s'en retourne dans sa tombe, mais à l'air libre, personne ne bronche.

L'exécutif se la joue perso...

"Où est le problème ?" Rétorqueront les adeptes de l'Eglise de politologie, selon lesquels tout parti élu, donc majoritaire, a le droit de faire ce que bon lui semble. Le problème, c'est qu'il ne faut pas confondre démocratie et autoritarisme tournant. Alors... que penser de cette volonté permanente de réduire au strict minimum les droits des élus (locaux ou nationaux) pour favoriser l'exécutif ? Par la limitation du droit d'amendement à l'Assemblée Nationale, par exemple, qui aurait permis de faire passer le CPE comme une lettre à la Poste. Par le charcutage de la carte électorale, qui (selon le PS) contraint désormais les partis de gauche à obtenir plus de 51% des voix pour atteindre la majorité aux prochaines législatives. Par ce projet du "Grand Paris" qui donnera au gouvernement le droit de réquisitionner l'écrasante majorité des terrains franciliens, au grand dam des élus locaux de tous bords. Par ces nominations politico-administratives absurdes, telles que celle du Prince Jean de Sarkoville.

Election présidentielle ou course d'obstacles ?

Un autoritarisme tournant... encore faut-il qu'il tourne. Une loi électorale va bientôt débarquer, qui modifiera profondément le mode d'élections des conseillers territoriaux, appelés à remplacer les conseillers généraux et régionaux. Le scrutin sera mixte : majoritaire à 80%, proportionnel à 20%... sur un seul tour, et avec une grosse prime au parti arrivant en tête ! Du sur mesure pour une UMP qui se retrouve de plus en plus isolée sur l'échiquier politique, après sa fusion avec les petits partis satellites et l'absorption d'une partie du FN. Aux dernières Européennes, 72% des Français ont désavoué Sarkozy, mais avec ce nouveau mode de scrutin, le parti du chef de l'Etat emporterait la majorité des sièges, avec une confortable avance. Et si le résultat du vote ne convient pas, on reconvoquera les électeurs, comme pour le référendum du traité de Lisbonne ? A moins qu'on puisse faire sans... remarquez. On n'arrête plus le progrès.

Sarkozy - Assemblée nationale

Des contre-pouvoirs quasiment inexistants

Théoriquement, toute décision politique doit aussi être l'objet d'un contrôle démocratique. Alors... que penser de ces dizaines de lois votées par le parlement mais non mises en oeuvre, faute de volonté gouvernementale d'en publier les décrets d'application (tests ADN pour le regroupement familial) ? Que penser des lois votées, promulguées et... non respectées, voire officiellement contournées par les ministères (réforme du placement sous tutelle des mineurs) ? Que penser de ces décisions de politique internationale (comme la participation à une guerre, excusez du peu) qui ne sont jamais soumises au Parlement ?

Que penser, encore, de l'affaire Serge Dassault, déclaré inéligible par le Conseil d'Etat mais qui continue (après l'élection de son dauphin d'apparat) de sièger dans son confortable fauteuil de l'Hôtel de ville de Corbeil-Essonnes ? Que penser, enfin, du groupe UMP qui, jeudi dernier, a fait reporter l'examen de trois lois (Crédit revolving, référendum sur La Poste, rémunération des patrons) présentées par l'opposition, tout simplement parce qu'il craignait de se retrouver en minorité au moment du vote... Seuls 9  députés de l'UMP étaient présents ! Et dire que certains utilisent encore le mot "représentation nationale" pour qualifier le parlement...

Le Conseil constitutionnel, dernier rempart ?

Le seul contre-pouvoir encore debout, pense-t-on, est le Conseil constitutionnel. Par les temps qui courent, l'organe censé faire respecter la Constitution est au taquet. Forcément, avec un Président qui utilise le texte le plus fondamental de notre République comme marchepied, on ne saurait espérer mieux. On ne saurait espérer plus sérieux, aussi, lorsqu'un des Sages (Jacques Chirac pour ne pas le nommer) préfère se trémousser sur une plage du Sud de la France plutôt que de juger de la constitutionnalité de la loi sur le travail du dimanche. Pas mieux, lorsque le gouvernement consulte officieusement les membres du Conseil constitutionnel pour éviter de se faire à nouveau tourner en ridicule (cf Hadopi)... ce qui est tout bonnement anti-con-sti-tu-tion-nel !

Et puis, finalement, la Constitution... quand elle gêne, il suffit de la modifier. Une procédure d'urgence (pourtant prévue pour n'être utilisée que de façon exceptionnelle), quelques séances de papotages vite menées, un vote rapide sans aucun suspense sous les ors de Versailles, et l'affaire est pliée. La Constitution est modifiée... pour que Nicolas Sarkozy puisse s'exprimer devant le pouvoir législatif, pour sa seule gloire et sans aucun intérêt pour la République ! Bravo... Au passage, et sans aucune difficulté, la majorité s'est attribué la possibilité de confisquer les projets de lois présentés par l'opposition parlementaire, comme cela s'est produit la semaine passée, concernant la rémunération des patrons. Le pire est peut-être que certains pensent encore que cette réforme constitue une avancée démocratique.

L'Elysée hégémonique

Aujourd'hui, la situation est simple. L'Elysée fait voter ce qu'il veut, quand il le veut. Seuls l'Europe et le Conseil constitutionnel peuvent contrer les dérives les plus glauques d'un pouvoir qui tend à s'isoler. Mais peut-être bouillonnez-vous depuis le début de ce texte en vous disant : "Bah quoi, il suffira d'élire un parti d'opposition aux prochaines présidentielles, il est un peu naze le gadjo !" Admettons pour la deuxième supposition, je vous laisse juge. Mais la première ne tient pas une seconde, car seuls les dirigeants changeront, qui hériteront d'un pouvoir exécutif surpuissant, quasi-hégémonique. Et l'histoire se perpétura certainement, comme si de rien n'était. Jusqu'à ce qu'elle s'arrête. Ce qui ne sera pas forcément bon signe...

«La dictature c'est "Ferme ta gueule", la Démocratie c'est "Cause toujours"» - Jean-Louis Barrault.

 

Napakatbra

2. Le pouvoir judiciaire muselé

Nicolas Sarkozy s'attaque à la justice. Suppression du juge d'instruction, changement des règles de nomination des membres du CSM... tout est fait pour affaiblir le pouvoir judiciaire. Jusqu'à le transformer en gigantesque "tribunal arbitral" ? Pas loin...

Suppression du juge d'instruction

L'indépendance de la justice est un autre grand principe de notre système démocratique. Sacrément mis à mal par la réforme du juge d'instruction, vivement critiquée par le Conseil de l'Europe qui y voit une tentative "d'utilisation abusive du système de justice pénale motivée par des considérations politiques"... Rien que ça !

D'autres mesures viennent s'ajouter à celle-ci, comme la modification récente du mode d'élection des membres du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), organe tampon entre le pouvoir politique et le système judiciaire. Désormais, les magistrats seront en minorité au sein de cette institution, et la voix de l'Elysée sera largement prépondérante dans la nomination de ses membres. Ni plus ni moins qu'une "reprise en main", selon l'Union syndicale de la magistrature (majoritaire).

Les juges attaquables par les justiciables

Et la liste est encore longue. La semaine dernière, le Sénat a autorisé la saisine directe du CSM par les justiciables, contre les juges. Une pluie de recours est attendue, qui sera "filtrée" par une commission spéciale... majoritairement nommée par le pouvoir politique. Une façon subtile d'autoriser, voire d'encourager les justiciables à taper sur les juges récalcitrants. Est aussi prévue la suppression du droit d'interrogatoire des juges du siège, qui leur interdira dès lors d'approfondir les enquêtes policières, même lorsque celles-ci auraient été malencontreusement bâclées.

Sarkozy - la justice à sa botte

Le pôle financier vit ses dernières heures

A de rares exceptions, en matière financière, il n'y a plus que des enquêtes préliminaires rapidement bouclées. Et les dossiers sont ensuite remisés bien au fond des tiroirs. Entre 2007 et 2008, le nombre de dossiers confiés par le procureur à des juges d'instruction a brutalement chuté, passant de 467 à 251 pour l'ensemble des affaires. Il y en avait 734 en 2002. La dégringolade est encore plus vertigineuse pour les délits financiers les plus complexes, pour lesquels 21 informations judiciaires seulement ont été ouvertes en 2008, contre 88 en 2007 (et 101 en 2006).

La liste des enquêtes "oubliées" est impressionnante, selon Eva Joly : les soupçons de corruption à l'encontre de Christian Poncelet (ex-président du Sénat), les flux financiers allégués de Jacques Chirac au Japon, les fortunes apparemment mal acquises des présidents africains placées en France, le rôle supposé de la BNP Paribas dans les montages corrupteurs au Congo-Brazzaville et Congo-Kinshasa...

Tribunal arbitral

Les tribunaux français ressembleront-ils bientôt à cette Commission d'arbitrage qui a fait tant d'honneur à Bernard Tapie ? Telle est la question... quand on constate que Patrick Ouart, conseiller de Nicolas Sarkozy pour la justice et surnommé le "vrai ministre", avoue lui-même superviser le procès Clearstream à partir de l'Elysée pour servir les intérêts personnels de son Big-Boss, au même titre que Thierry Herzog, son avocat. L'Etat au service d'un seul homme...

"La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique" - Blaise Pascal

 

Liberté dfe la presse - secret des sources

3. Le pouvoir médiatique acheté

Politique, justice... Et le peuple dans tout ça ? Il vote, en son âme et conscience, se fondant sur les informations dont il dispose. Et que la presse daigne lui fournir. La belle affaire...

Pour se faire une idée de l'impartialité du monde médiatique à l'égard de Nicolas Sarkozy, il suffit de consulter le bottin : Martin Bouygues (TF1, LCI, Metro, TMC, RTL 9, NT1...), Arnaud Lagardère (Europe 1, BFM, MCM, Paris Match, Le Journal du Dimanche, Elle, Le Monde, Le Parisien), Vincent Bolloré (Direct Soir, Matin Plus, Direct 8), Bernard Arnault (Les Echos, Investir, Radio Classique...), Serge Dassault (Le Figaro, Valeurs Actuelles), Alain Weill (RMC, BFM, BFM TV, La Tribune), François Pinault (Le Point, Companynews...). Tous ceux-là sont proches, voire très proches, de Nicolas Sarkozy. Concernant l'audiovisuel public ? Pas mieux, depuis que le président s'est accordé le pouvoir de vie et de mort sur les présidents de France Télévisions et de Radio France, allant jusqu'à nommer lui-même le président des chaînes (cf Philippe Val à France Inter), ce qui lui est légalement impossible.

600 millions d'euros pour la presse

Comme si cela n'y suffisait pas, le gouvernement a sorti le carnet de chèques. 600 millions d'euros sur trois ans pour "aider" la presse papier, et ses patrons, un peu. Clap-clap-clap, tout le monde applaudit. Car qui pourrait penser une seconde que Nicolas Sarkozy a une idée derrière la tête, hein qui ? Pas son genre... Pas son genre non plus de vouloir bâillonner l'AFP, en entrant à son capital, alors que l'agence était jusqu'à présent protégée (sur le papier tout du moins) par un statut unique en son genre. Et ceux qui l'accusent d'avoir fait virer Genestar de Paris-Match, Espérandieu du JDD, d'avoir censuré un bouquin brisant le mythe "Cécilia", de vouloir éjecter la direction de France 3, de Radio France, de France Inter, de souhaiter reprendre la main sur l'AFP ... sont certainement des jaloux. Sans aucun doute. Et tant pis si d'année en année, la France dégringole au classement RSF de la liberté de la presse. De toutes façons, les journaux n'en parlent pas. Ou si peu...

"Dans un pays où il n'y a plus d'opposition, la presse s'attribue la fonction d'opposition" a lancé Nicolas Sarkozy mercredi 7 mai 2008, à l'Elysée devant les députés UMP. Phrase répétée presque mot pour mot hier matin par son porte-flingue Frédéric Lefebvre. Tout est dit. Et les perquisitions et autres mises en garde-à-vues de journalistes peuvent continuer, pour le bien de la démocratie, évidemment...

Le pouvoir économique dévoué

Ne resterait plus que le pouvoir économique, pour compléter le tableau. Mais est-il vraiment utile d'en parler ? Oui, non, juste un peu. Juste pour rappeler que les grands patrons invités au Fouquet's le soir de l'élection présidentielle de 2007 ont, depuis, été remerciés en long en large et en travers. Promotions en rafales dans l'ordre de la légion d'honneur, privatisations amicales (GDF-Suez...), défiscalisations, subventions, aides en tous genres... ne manque plus que la dépénalisation du droit des affaires, et la boucle serait bouclée. Noël avant leurre...

Conclusion

Sarkozy gère la France comme un pédégé qui ne s'encombre pas de valeurs. Les murs de la République se fissurent, de la cave au sommet de la cheminée. Qu'on ne s'y trompe pas, nous vivons encore libres dans un système encore démocratique. Et cette lente dérive a débuté bien avant le sacre de Nicolas Sarkozy. Sauf qu'elle s'accélère dangereusement, et à systématiquement chercher à saborder l'opposition politique, à encadrer les pouvoirs médiatique, économique et judiciaire, à surveiller le peuple à outrance, c'est la démocratie qui risque de couler... un beau jour. Les contrepouvoirs affaiblis, un président autoritaire démocratiquement élu n'aura bientôt plus aucun mal à finir le travail.

Mais finalement, la France... tu l'aimes ou tu la quittes !(?)

«Le moins mauvais système politique est celui qui permet aux citoyens de choisir l'oligarchie qui les gouvernera. On appelle cela généralement démocratie» - Jacques de Bourbon Busset

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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tres bel article

avec effectivement vos futurs 2 et 3.

Je suis effarée de voir, entre autres, ce qu est devenue la télé publique, desormais vitrine et instrument de la sarkosye, qui lui a coupé les vivres pour mieux la faire ramper tout en repondant à la demande du grand ami de tf1. Et ramper, servir, ils y mettent les bouchées double. Par exemple, il suffit de voir 1/4 d heure de l emission "l objet du scandale" de durand et plus consternant parcequ'inattendu, la transformation de Taddei.

sans oublier le travail de fond

pour bien ancrer dans les esprits qu internet c est dangereux, regulierement distillé par la sarkosye relayée par ses serviteurs.

exemple, parmi les multiples, Taddei sur hadopi 2, avait invité plusieurs pro-hadopi avec pour seul "contre", Francis Lalanne ; je n ai rien contre Francis Lalanne mais bon ; il aurait pu inviter, mais il s en est bien gardé, un vrai specialiste parmi les opposants, un membre de la Quadrature du net, par exemple. Et il y a eu en prime un extrait d'emission ou on a pu voir les deputés ump en long et en large expliquer comment hadopi c est bien et un seul opposant, socialiste, s exprimer moins d'une minute, meme pas une phrase complete.

derniers en date, séguela chez ruquier : le Net est "la plus grande saloperie qu'aient jamais inventée les hommes".

et tf1 : "Diffusée tous les midis sur TF1, le jeu "Attention à la marche" s'est intéressée lundi au piratage, en demandant combien de films sont téléchargés illégalement chaque jour en France. La réponse était tirée d'une étude d'un lobby anti-piratage."

http://www.numerama.com/magazine/14267-attention-a-la-marche-tf1-relaye-la-propagande-pro-hadopi.html

et le PS n'en finit pas d'y contribuer

génial non, un membre du PS qui cherche à "liberer les sarkosy des critiques" !

"L'électeur "décisif" de l'Epad apprécie Jean Sarkozy

Lundi 19 octobre, 11h33 Reuters

Le président de la chambre de commerce des Hauts-de-Seine, dont le vote pourrait être décisif dans l'élection du président de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad), a fait lundi l'éloge du fils du chef de l'Etat, Jean Sarkozy.

Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a dit dimanche qu'il pouvait imaginer que seuls les neuf administrateurs représentant les collectivités locales désignent le président du premier quartier d'affaires d'Europe.

Il a ainsi saisi la perche tendue par le député PS Gaëtan Gorce, qui estime que cela "libérerait Jean Sarkozy et le président de la République des critiques" qui se sont abattues sur cette candidature, l'opposition parlant de népotisme.

Si les neuf représentants de l'Etat ne participent pas au vote, l'élection du président de l'Epad dépendrait des neuf autres membres de son conseil d'administration.

Parmi ces neuf personnes, quatre sont des élus UMP, quatre autres des élus ou des personnalités de gauche (deux membres du Parti socialiste et deux membres du Parti communiste français), et le dernier est Claude Leroi, représentant de la chambre de commerce de Paris et président de celle des Hauts-de-Seine.

Interrogé par Europe 1 sur Jean Sarkozy, celui-ci n'a pas fait mystère de sa préférence pour le fils du président.

"C'est un garçon de qualité, sympathique, que je connais depuis très longtemps", a-t-il dit.

Claude Leroi a été durant plus de 20 ans conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, servant entre autres lorsque Nicolas Sarkozy était maire de la ville.

"GARÇON BRILLANT"

"Le parti de la chambre de commerce n'est pas de droite ou de gauche, c'est le parti des entreprises", a-t-il dit.

"Si le nouveau président du conseil d'administration est un garçon brillant qui a des idées et des relations, ça n'en sera que mieux", a-t-il ajouté." ...

une mutation du virus sarko ou un clone ?

Lamentable, c'est la honte intégrale, Sarko ne craint même plus de se dédire en prônant la culture du mérite par le travail, la réussite dans les études et en imposant son fils, le cancre notoire ( 23 ans et seulement une année de fac validée !!! à 23 ans mes enfants avaient ou étaient tous en passe de valider un dess) Qu'il fasse, comme Sarko le conseille si bien, qu'il fasse donc en silence ses armes et ses preuves dans la supérette du coin de la rue, payé au minimum vital sans compter ni ses heures ni son énergie ! C'est en tout cas ce que notre président a prévu pour nos enfants ! La violence d'une telle injustice se traduira assurément par des actes violents, point n'est besoin d'être Nostradamus pour le prédire ! C'est à la fois d'une telle bêtise et d'une telle présomption que cela ne peut que rendre méchant et violent. En ce qui concerne mes enfants mais aussi les enfants que je connais autour de moi, beaucoup sont aussi "de qualité" et réellement "sympathiques", et même "brillants" mais assez intelligents pour avoir le minimum d'humilité et ne pas penser avoir la science infuse. Si tous les décideurs importants de notre pays ont le même profil, bravo, de là sans doute la crise économique ! Mais il faudrait faire des propositions à Mme Pecresse, si l'avenir de nos enfants repose sur "les idées et les relations", il faudrait au moins les mettre au programme de nos universités !!!
En suivant l'actualité, je savais la politique de M. Sarkozy dangereuse mais je découvre en plus, que derrière tout cela il n'y a qu'une bêtise crasse et beaucoup de cupidité ! Enfin, si M. Sarkozy est fier d'être comparé dans le monde entier à Oumar Bongo, chacun ses modèles !

le bourrage de crane est reparti de + belle

reuters : ... L'UMP estime qu'il s'agit d'une revanche sur l'opposition et les médias, qui ont selon elle injustement attaqué Nicolas Sarkozy, notamment sur la promotion annoncée de son fils.

"Cette victoire de David Douillet est la meilleure réponse à ce monde politico-médiatique qui cherche par tous les moyens à détruire le président de la République", a déclaré lundi sur RTL son porte-parole, Frédéric Lefebvre.

L'opposition "ne fait plus son travail" et est remplacée par les médias qui "considèrent chaque matin qu'il faut trouver le sujet pour déstabiliser le président", a-t-il dit avant de remettre en question le professionnalisme des journalistes.

Plus modéré, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, n'en a pas moins abondé dans le même sens.

"On a entendu un déversement politico-médiatique où on a voulu faire croire aux Français que ce qui était important, c'était les polémiques de ces dernières semaines", a-t-il dit sur RFI. "Ça prouve que nos électeurs ont du sang-froid."

Selon le nouvel élu, Nicolas Sarkozy lui-même lui a dit dès dimanche soir au téléphone que sa victoire démontrait que les électeurs ne se préoccupaient pas de ce que disent les médias.

"Il était très très content de cette victoire, très content d'expliquer que les aléas journalistiques n'entachaient pas ce que les gens ont envie de faire et envie d'élire", a-t-il dit.

la droite continue de se reveiller

l' autre, pas la mafia :

Jacques-Alain Benisti, prenant la vague de la contestation des parlementaires UMP contre le gouvernement, a qualifié le choix de créer ces fichiers par décret dimanche au Journal officiel de « profonde atteinte au travail parlementaire ».

La semaine dernière, des députés UMP de la commission des lois et la commission des finances sont déjà allés à l'encontre du gouvernement en votant en faveur d'une taxe additionnelle pour les établissements de crédit ou en suggérant une exception au bouclier fiscal. (reuters)

89.643 signatures hier, 90.894 ce matin

continuons à faire circuler la petition !

Jean Sarkozy, renoncez à postuler au poste de président de l'EPAD

http://www.mesopinions.com/Jean-Sarkozy--renoncez-a-postuler-au-poste-de-president-de-l-EPAD-petition-petitions-fdc75d89c604d782a5b2198681c67f26.html

Bravo!

Excellent article, du même acabit que celui qu'a écrit Edwy Plenel sur le site Médiapart, dont au passage je vous recommande vivement la lecture.

Tout ça c'est de la faute des journalistes...

A écouter:
http://www.lemonde.fr/radios/son/2009/10/19/lefebvre-s-en-prend-aux-journalistes_1255666_970038.html#ens_id=1239637

La meilleure: "je ne dis jamais n'importe quoi" de Frédéric Lefbvre!

bel article

bel article et j'attends la suite avec impatience. Dans la lignée pour moi, de ce qu'a écrit Plennel dans Mediapart.

à l'attaque

excellent!!!!

mêmes causes, même effet, même déprime, mais qu'est ce qui n

Tous les jours je me dis qu'avec ce nouvel abus, il y aura une réaction.... mais non. Moi même je ne sais que faire, alors je m'informe davantage et j'informe autour de moi, mais rien n'arrête cette déferlante ! Je ne trouve plus beaucoup de sens dans le monde dans lequel je vis et cela me terrifie !

Sarko et son fils

Mais que faire en majorité les gens acceptent l'innacceptable
Autour de moi on en parle pas tellement finalement
Pourtant c'est la première fois sous la République que l'injustice arrive du plus haut sommet de l'Etat
J'avoue être désabusée j'y crois moi à la Démocratie mais là elle est drolement entaillée

... Le pouvoir politique confisqué...

Le pouvoir politique est confisqué par l’argent ( ce pauvre nerf du diable!)… Avec toutes ses carences la France ressemblera t’elle un jour à cette Colombie où il y a la petite Colombie et la grande Colombie divisée en 4 et les putsch (les coups de pouvoirs ) se fond en douce et en catimini où à l’instar des “neus-neus” vous avez des “nars-nars-ques-vende-patria” prêt à vendre leur âmes au prix de l’argent le plus corrompu? Ah comme Montesquieu avait raison quand il disait : “Il faut que le pouvoir arrête le pouvoir!” Il savait comme le savait de Tocqueville que la Constitution n’est pas éternelle… Mais à quoi faut-il s’attendre d’un électorat Français incapable, d’un pouvoir exécutif qui sera d’un parti, d’un corps législatif qui sera au main d’un parti et le judiciaire d’un parti au main du même parti , elle sera partie la France!

réponse a cette article

au début tous le monde et comptent,j ai même entendu des ouvriers parler du future président en disant avec nicola ont et sauver.
maintenant toutes ses personnes pleure,moi je dit que le français avale trop vite les couleuvres et le paye maintenant,que cela leurs serve de leçon le problème et que ce ne sera pas le ka,les erreurs ce perpétue constamment , dommage!!!!!

maitre sarko

bravo voila un article qu'il est bon

Bon résumé

Cet article résume assez bien les lents, mais assurés, changements de notre "démocratie" ces dernières années. Il reprend l'essentiel sans trop nous noyer dans les détails, mais j'aurais ajouté quelques chapitres quand même:

- le système d'éducation, aussi important que les réseaux d'information, qui glisse pour le plus grand nombre vers un nivellement par le bas. Il ne faudrait surtout pas que les citoyens conservent les moyens culturels et intellectuels de comprendre leur système politique. (Tiens, pourquoi ne pas supprimer les cours d'histoire, par exemple?)

- les glissements sémantiques, dont celui qui me marque le plus : "vidéosurveillance" qui devient "vidéoprotection". ("On vous surveille, mais c'est pour votre bien." Tiens, le "Greater Good" a été nominé au Big Brother Awards.) En plus, ce thème collerait pas mal avec le nom de ce blog.

- et de manière très liée aux média, la tyrannie du sondage, des nombres (rarement) plus ou (très souvent) moins significatifs. Baisse du chômage, baisse des crimes et délits, sondages de l'Elysée, etc. Les dérives "sécuritaires", par la politique du chiffre en particulier au sein des forces de l'ordre, en découle directement.

Bref, toute la réforme de la politique moderne s'articule autour de la recentralisation du pouvoir, et de la désinformation citoyenne.

Le pôle financier vit ses dernières heures

Pour sûr , quand on voit ce qu'il est capable de produire!

Non lieu - 8 lignes - 3 erreurs grossières - Encadrez le dans votre salon

http://www.lepost.fr/article/2010/05/10/2067690_non-lieu-8-lignes-3-erreurs-grossieres-encadrez-le-dans-votre-salon.html

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