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S'il est connu que les entreprises privées poussent au licenciement des syndicalistes, on ne savait pas que cela pouvait aussi être le cas dans les lycées... pour les élèves ! Au lycée Maurice Ravel de Paris, le proviseur refuse la réinscription d'un élève au motif que celui-ci renâcle à s'engager par écrit à renoncer à toute forme de blocage de son établissement...

Refus de réinscription pour cause de blocage de lycée

"Le problème du lycée, c'est qu'il y a les lycéens" déclarait Philippe Guittet en décembre 2008. Depuis lors, le proviseur du lycée Maurice Ravel (Paris 20e) a trouvé la parade. Imparable... Il vient de signifier à l'un de ses élèves qu'il n'accepterait sa réinscription qu'en contrepartie d'un engagement écrit à renoncer à bloquer son lycée lors de mouvements de grève.

Tristan Sadeghi, un élève sans histoire, mais engagé

Cette année, avec ses camarades, il a sollicité les équipes municipales pour tenir des réunions de coordination lycéenne dans les locaux de la mairie. Il est aussi intervenu dans le cadre d'une grande réunion publique sur les enjeux de l'école et a été l'un des premiers soutiens du Front de Gauche aux élections européennes. Ce qui ne l'empêche pas d'être particulièrement apprécié de ses professeurs qui n'ont absolument rien à redire, ni sur ses résultats, ni sur son comportement. Il vient d'être admis en terminale ES sans difficulté. Aucun conseil de discipline à son actif. Tristan a tout de même une tare : il a participé à des mouvements de grève et au blocage de son lycée... comme des milliers d'autres étudiants du pays.

Esprits rebelles... entre les murs au cinoche, par la fenêtre au lycée !

Le 16 juin 2009, Tristan se pointe au secrétariat de son établissement pour y déposer son dossier de réinscription. Mais le personnel refuse de le réceptionner, invoquant un ordre du proviseur. Le 24 juin, suite à un courrier du père de l'étudiant, Hossein Sadeghi, mettant en cause cette décision qui lui semble "totalement discriminatoire", Philippe Guittet confirme la sentence : Tristan doit absolument s'engager par écrit à "ne plus organiser" de blocage de son lycée pour pouvoir être réinscrit. Il invoque un "trouble inacceptable" mettant en péril la "sécurité des élèves" et affirme que "les personnels eux-mêmes craignent pour leur intégrité physique face à l'utilisation de barrières de chantiers par les manifestants". Ces mêmes personnels qui, aujourd'hui, soutiennent Tristan, malgré les armes de destruction massive déployées. Curieux. Le rectorat a également été contacté, mais n'a pas encore donné suite.

Manifestation devant le rectorat

Danielle Simonnet, adjointe au Maire de l'arrondissement, a publié un communiqué dans lequel elle fait part de sa "stupéfaction" et appelle les "syndicats d'enseignants, lycéens, étudiants, élus, journalistes, responsables politiques et intellectuels" à "manifester leurs soutien et leur solidarité avec Tristan". Une manifestation est prévue lundi 6 juillet à 11h30 devant le rectorat (94 Avenue Gambetta, Paris 20e) pour exiger sa réinscription sans conditions.

Eloge du dialogue

On éjecte les milliers d'étudiants ayant participé à des actions de blocage, on stoppe le financement d'établissements dont les élèves prennent un malin plaisir à manifester... Une solution à la crise ? Ironie de la situation, le proviseur Philippe Guittet a aussi été secrétaire général du SNPDEN, premier syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale. A ce titre, en 2004, il avait appelé les chefs d'établissement de France et de Navarre à la grève administrative pour contester la loi sur le port de signes religieux à l'école, arguant que "dialoguer, les personnels de direction savent le faire depuis des années"... La preuve !

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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c est que "dialogueur" sur des sujets porteurs et médiatiques

ça pose là son proviseur ; tandis qu'un élève lambda qui ose qui plus est exprimer ses positions politiques autrement qu'en cours si c'est le sujet autorisé du jour, nan mais il va voir qui c'est le patron ce morveux. AAAAhhhhhh la jouissance du pouvoir, d'en user et d'en abuser ! Vous pouvez pas comprendre, vous, les gens ordinaires ...

responsabilité

Vous n'oublierez pas qu'un proviseur est responsable de la sécurité de toutes les personnes qui travaillent dans son établissement dont un bon nombre de mineurs.
Gageons que les personnes qui crient au scandale ne tarderaient pas à tomber sur le dos d'un chef d'établissemenr ou d'un professeur le jour où un enfant ou un adolescent sera victime d'un accident ou un incident grave. Et si c'est leur propre enfant !!!...
Gageons que tous ceux qui contestent aujourd'hui les décisions de ces adultes seront prompts à discourir sur leur manque d'autorité et de sens des responsabilités.
Quand on n'a pas pris les mesures nécessaires à la sécurité des élèves dont on a la charge on se retrouve au tribunal et parfois sans revenus.

Les mots d'une décision de justice aussi sont importants.

Comportement dangereux =

Comportement dangereux = sanction = éventuellement expulsion. Là-dessus, il n'y a rien à redire. S'il y avait eu "mise en danger", comment expliquer qu'il n'y ait pas eu de sanction, même pas de signalement ? Bizarre...

nous n oublions rien du tout

ne nous prenez pas pour des imbéciles. Et en l occurrence il n y a pas eu de mise en danger d autrui ; dans ce cas précis "signifier à l'un de ses élèves qu'il n'accepterait sa réinscription qu'en contrepartie d'un engagement écrit à renoncer à bloquer son lycée lors de mouvements de grève." est purement et simplement un abus de pouvoir.

Doublé de l'institution d'un délit d'opinion, ah mais c est vrai que depuis l affaire tf1-panafieu-albanel, et le licenciement d'un cadre de tf1 pour opinion, le délit d'opinion a pignon sur rue désormais dans notre beau pays.

Un établissement scolaire

Un établissement scolaire est à la fois un lieu public et un lieu privé.
Etre inscrit dans un établissement scolaire nécessite l'obligation de respecter le règlement intérieur.
Il est courant que des élèves qui ont posé problème soient réinscrits à la condition que l'élève, et leurs parents s'il est mineur, s'engagent sur un contrat. Où est l'abus de pouvoir ?
Ce n'est pas mal d'apprendre à vivre le contrat social dans un établissement scolaire.

Circulaire n° 96-248 du 25 octobre 1996 - En résumé, il y a obligation de surveillance en tout temps et en tous lieux.

Qu'est-ce qui est dangereux dans un établissement scolaire ?
Il y a peu, un élève est passé par la fenêtre. La responsabilité de l'enseignant a été engagée alors qu'il était normalement présent dans la salle. Il est donc dangereux d'aérer les classes, et on sait qu'elles ne sont jamais climatisées pour les élèves et les enseignants.

Situations considérées par les tribunaux comme relevant du défaut de surveillance:
Activités d'enseignement
Fait de ne pas maîtriser un chahut débutant.
Récréation
Fait de ne pas intervenir en temps opportun pour interrompre une bataille de boules de neige qui peut dégénérer.

Et je vous invite à consulter :
http://www.education.gouv.fr/cid3946/guide-juridique-du-chef-d-etablissement.html
comme à vous reporter dans ce même blog sur la page :
http://www.lesmotsontunsens.com/jean-dell-sketch-instituteur-gifle-baffe-professeur-prof-audio

Enfin !

Voilà une décision courageuse ! Bloquer son lycée est une action illégale et anti-démocratique, cela revient à imposer ses idées au autres par la force, je suis étudiant, j'ai perdu mon dernier semestre à cause des blocages de l'université, alors bravo à ce proviseur qui ne fait que défendre le droit et la liberté des lycéens victimes des blocages, qui sont si souvent oubliés ou méprisés...

et mon cul c'est du poulet ?

le résultat des présidentielles 2007 vous est manifestement monté à la tête (ainsi qu'à votre prédécesseur de 8.02) : si on peut concevoir, du point de vue dominant, que les délits soient sanctionnés -encore faut-il qu'il s'agisse de délits, et non d'actions politiques abusivement transformées en délit- on ne saurait demander à qui que ce soit, de signer de... ne pas commettre de délit.

Luc Nemeth, ex-exclu définitivement du lycée Louis-le-Grand

Refuser un élève dans un

Refuser un élève dans un lycée et en bloquer l'entrée : Deux actes illégaux. Alors on fait quoi ? On condamne l'un et on tolère (encourage) l'autre ?
Belle leçon de démocratie de l'opposition en tout cas, coup de maître je dirais même !
Quand tous ces [gens] auront compris qu'il n'y a pas deux poids, deux mesures, on pourra enfin sortir le pays de son immobilisme social et commencer à réparer les ravages le l'hypocrisie et de la désinvolture de bas-étage.

Tristan menacé d'être viré 070709

Je suis scandalisée et je pense que Tristan devrait refuser le chantage du proviseur, même s'il va dans un autre lycée...
J'espère qu'il est soutenu !
Je suis prête à l'aider - même si je le suppose il n'a pas besoin de quelqu'un...

Je n'ai jamais été au lycée et j'ai
FAIT LES DEUX BACHOTS A 27ANS...
J'ai eu 4 ou 5 métiers, dans la continuité, dont entre AUTRES
PROF DE FAC
J'AI 78 ANS BIENTÖT
Près de 95 % de mes étudiants ont réussi, même dans l'adversité d'une prof qui... (je raconterai une autre fois),
et autant de résultats pour les enfants en difficulté (malheureux ?) à l'école par ma méthode d'AET (accompagnement interface éduc/thér).
Je viens de crééer une petite édition...

Merci de regarder mes textes de page d'accueil du site... VINGT ANS QUE J ESSAIE DE FAIRE ENTRER UN TRAVAIL CORRECT A LECOLE.
J'ai adoré l'école dans ma banlieue et je vois les lycéens ou collégiens si malheureux !!!
Nadine Zuili 070709

24 quai de la loire 75019 paris

Blocage = prise d'otages

1) Comme évoqué dans le titre de mon article, si le jeune homme manifeste et se prive tout seul (éventuellement en réunion !)de suivre les cours dispensés dans son lycée, alors que grand bien lui fasse !
Mais comment cet adolescent peut-il oser prétendre à un quelconque esprit de respect de la Loi ou de la Démocratie quand il EMPECHE les autres lycéens d'accèder au lycée et d'y suivre LIBREMENT l'enseignement.

2) Qu'il soit insoumis, militant, c'est son DROIT ! Qu'il bloque le DROIT à suivre l'enseignement des autres, c'est anormal. S'il doit y avoir une raison de le sanctionner en voilà une. Et elle est suffisante.

3) Qu'il ne prétende donc pas au respect de son propre DROIT quand il baffoue sans vergogne celui des autres... C'est ce que ses parents auraient dû lui apprendre.